GUEST EDITO : La mort programmée du PDS ( par Cheikh Diallo)
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| Auteur: badag51 |
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Posté
le : 2009-07-03 10:13:36 |
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Le PDS ou ce quâil en reste a abdiquĂ© au moment oĂč
lâopposition, forte des rĂ©sultats obtenus lors des
locales du 22 mars, exige la dissolution de lâAssemblĂ©e
Nationale et lâorganisation sans dĂ©lai de nouvelles
Ă©lections lĂ©gislatives tout en sâorganisant au mieux.
LâAPR de Macky sillonne le pays pour consolider ses
acquis et élargir ses bases. Elle veut gagner en 2012
et se prĂ©pare sans attendre. Câest vrai quâil faut se
lever avant les autres et aller plus loin quâeux si on
ambitionne de les battre.
Ce qui est curieux, câest que le PDS qui vient de
recevoir une lourde claque continue Ă dormir sur ses
lauriers et multiplie les errements comme sâil doit
recevoir fatalement le coup de grĂące en 2012.
Lâenfant prodige qui avait sĂ©duit les Ă©lecteurs en 1988
alors quâil Ă©tait le Directeur de campagne du candidat
Wade est encore là , disposé à servir son parti et son
mentor qui fait traĂźner les choses comme si le temps
perdu pouvait se rattraper.
Il suffit de voir les couacs et les scandales que lâon
déplore tous les jours pour savoir que le parti a
besoin dâun bon stratĂšge, de celui lĂ qui a fait ses
preuves et qui, malgrĂ© tout ce quâon a pu dire, nâa
jamais exercé de chantage sur Wade pour obtenir des
faveurs ou lui faire du mal.
Câest lui qui a tenu avec brio le parti quand certains
ont déserté ses rangs, qui a préparé les élections
historiques qui nous ont permis dâaccĂ©der au pouvoir et
de rĂ©ussir lâalternance dans notre pays.
Au lieu de continuer désespérément à entretenir les
sources dâune inĂ©vitable dĂ©route, il est grand temps de
se tourner vers les chances dâune conservation du
pouvoir pour des années encore.
Ces chances, câest, incontestablement Mara qui les
incarne et il faut rendre à César ce qui est à César
plutÎt que de persister dans des calculs biaisés, des
combinaisons sans lendemain et des rĂȘves impossibles,
sources, comme au soir du 22 mars, dâamĂšres
désillusions.
Oui, il est temps de se dĂ©barrasser des ĆillĂšres qui
empĂȘchent de bien saisir la rĂ©alitĂ© et de parer au plus
pressĂ© si lâon veut Ă©viter de connaĂźtre un sort peu
enviable.
Je crois que le devoir des Alioune Badara Niang et
autres compagnons et amis de la premiĂšre heure de Wade
est justement de prendre leurs responsabilités et
comprendre que celui quâils ont dĂ©fendu becs et ongles
est restĂ© une personne comme eux, mĂȘme sâil se trouve Ă
la tĂȘte de lâEtat. Ils doivent pouvoir lui assĂ©ner leur
quatre vérités face aux dérives et errements devenus le
lot quotidien du parti et du rĂ©gime avec lâaction
nĂ©faste de ceux qui croient quâil est possible de faire
avaler nâimporte quoi aux sĂ©nĂ©galais.
Nous nâosons pas penser quâils Ă©prouvent un complexe
dâinfĂ©rioritĂ© face Ă un ami de longue date. Autant que
lui, ils ont sué sang et eau et ont souffert dans leur
chair les pires atrocités pour accepter de se laisser
écarter par des Hélices politiques venues on ne sait
dâoĂč et qui tournent au grĂ© de leurs intĂ©rĂȘts.
Alioune Badara Niang surtout qui a bavé bien plus que
Wade nâa pas le droit de se confiner dans un silence
coupable ni de se complaire dans lâattitude passive
dâun spectateur aprĂšs avoir Ă©tĂ© lâ un des plus acteurs
dans tous les fronts chauds auprĂšs de Wade pendant les
moments les plus difficiles de lâexistence du PDS.
Tous ceux qui étaient fascinés par sa constance dans
lâadversitĂ©, son ardeur au combat, sa fidĂ©litĂ© en
amitié et sa ténacité qui frisait la témérité se posent
lĂ©gitimement des questions parce quâils ne comprennent
pas son silence.
En attendant, ceux qui rĂȘvent dâhĂ©riter du pouvoir sans
coup fĂ©rir continuent dâirriter le peuple et de
creuser, sans sâen rendre compte, la tombe de leurs
ambitions insensées.
La dévolution monarchique du pouvoir ne saurait
prospérer au Sénégal et tous les actes posés dans ce
sens ou simplement esquissĂ©s ne font quâexaspĂ©rer
davantage le peuple.
Malheur au général qui va au front avec un plan forcé,
car si les pĂ©ripĂ©ties des combats jurent dâavec ses
attentes, il sera prisonnier de son propre plan.
IL ne FAUT JAMAIS LâOUBIER !
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