Fin de Récré pour Rewmi : QUEL AVENIR POUR LES IDY BOYS ?
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| Auteur: badag51 |
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Posté
le : 2009-07-03 14:49:26 |
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Il est des moments dans la vie d’une nation où les
populations doivent prendre le temps de s’interroger
pour éviter d’hypothéquer leur avenir. C’est quand les
repères se perdent dans les sables de l’apathie, que le
pays semble pris dans un tourbillon et qu’il ressemble
à un bateau sans voiles tanguant vers l’inconnu.
Le Sénégal était, dans un passé récent, considéré comme
le pays phare de la démocratie en Afrique. Nous avions
pris de l’avance sur la plupart des pays africains et
étions autorisés légitimement d’envisager l’avenir avec
sérénité. C’est, d’ailleurs, au nom de cette
démocratie que nous avions, à juste raison, aspirer Ã
mieux en réussissant une alternance qui fit du bruit
dans le monde entier, car c’était une belle première en
Afrique. Nos espoirs sont aujourd’hui déçus et nous
nous sommes rendus compte que nous devons beaucoup au
sens de l’état de Abdou Diouf, car l’autre a fini de
nous convaincre qu’il n’était qu’ un démocrate de
circonstances qui ne visait que le pouvoir pour revenir
sur tous les acquis démocratiques obtenus par les
sénégalais même s’il a, la plupart du temps été à la
pointe des combats. Qui ne se souvient pas des concerts
de casseroles parce qu’on reprochait à l’ancien régime
d’accaparer les médias d’état ? Que n-a-t-on pas
reproché au Ps au sujet du fichier et de l’organisation
des élections au point d’amener l’élégant Président
d’alors à nommer un général à la tête du ministère de
l’intérieur ? Bref, par amour pour son pays et son
attachement aux principes républicains Abdou Diouf a
fait beaucoup de concessions. Je fais partie de ceux
qui ont combattu son régime aux côtés de Wade, mais je
pensais avoir fait un bon choix. Pour le triomphe de
l’idéal pour lequel il luttait, j’ai consenti, comme la
plupart des sénégalais, d’énormes sacrifices pour
récolter un affligeant recul de notre démocratie, une
vassalisation de notre peuple et tous les problèmes
auxquels notre pays est actuellement confronté.
Certains frères avec lesquels nous affrontions les
forces de l’ordre ont été victimes de complots ourdis
par le prince qui rêve d’infliger au peuple la honte de
sa vie en succédant à son père avec le soutien des
anciens tenants du régime socialiste qui, oubliant tous
les mauvais coups qu’ils nous ont donnés sont venus se
faire servir par celui là même qui a posé le mouchoir
sur les sacrifices consentis par ses anciens
compagnons. Tous ceux qui peuvent empêcher la mise en
œuvre de l’ignoble projet de dévolution monarchique du
pouvoir ont été accusés de vol, de blanchiment d’argent
etc. Et, pour notre grand malheur, des citoyens dignes
par le passé, ont devant la crise, oublié dignité et
sens de l’honneur, pour devenir des flagorneurs des
responsables des déboires des sénégalais au risque de
contribuer naïvement à compromettre l’avenir de leurs
propres enfants. Les miettes qu’on leur distribue n’en
valent assurément pas le coup. Mara n’a rien fait pour
moi, je n’attends rien de lui, mais j’ai la certitude
que c’est lui qui incarne aujourd’hui les valeurs pour
lesquelles nous nous sommes battus au sein du PDS. Ce
n’est pas le prince. Il a fait preuve de loyauté et n’a
jamais trahi le parti. Quand tous les ténors ont migré
vers d’autres cieux, il est resté et a bien tenu la
barque. Aujourd’hui ce sont les anciens ennemis du
parti qui sont logés en meilleure enseigne et qui
l’aident à partir à la dérive comme ils l’ont fait
avec le leur. L’avertissement du 22 mars a été vite
oublié. C’est dire que leur sort est déjà scellé et
qu’il ne reste qu’à attendre l’inévitable chute à moins
que l’enfant prodige revienne pour sauver les meubles.
En attendant ouvrons les yeux et ne perdons rien du
spectacle qui se déroule devant nous afin de ne louper
aucun épisode et de manquer l’épilogue. Nous sommes
les seuls à pouvoir redresser la situation et Ã
construire notre pays.
IL NE FAUT JAMAIS L’OUBLIER
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