Fin de Récré pour Rewmi : QUEL AVENIR POUR LES IDY BOYS ?
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| Auteur: badag51 |
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Posté
le : 2009-07-03 15:00:37 |
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Pour mettre un terme à la cacophonie il faut
impérativement que Mara retourne auprès de Wade. Après
cinq années de poursuites, de conspiration et de
diffamations les plus sordides, Idrissa Seck vient de
bénéficier d’un non lieu total dans l’affaire dite des
chantiers de Thiès. Enfin la vérité a triomphé. Ce qui
du reste n’a surpris personne, car les dés étaient
pipés depuis le départ. En vérité, que s’est t-il passé
?
Idrissa SECK n’a pas quitté la primature parce qu’il
avait été accusé de vol ou de brigandage financier.
Il a dû partir de cette station du fait de la dualité
supposée au sommet de l’Etat, dualité virtuelle créée
par ses ennemis tapis dans les couloirs du palais et
qui n’attendaient que son départ pour se livrer Ã
l’opération de noyautage de l’appareil administratif,
de bradage et de spoliation du patrimoine financier et
foncier de l’Etat.
Donc les faits qui lui sont reprochés sont postérieurs
à son départ de la primature. Ces faits sont évidemment
politiques pour les gens intellectuellement honnêtes
et sincères. Et comme pour un chien qu’on désire noyer,
il fallait l’accuser de tous les péchés d’Israël, salir
sa peau et politiquement, l’assassiner proprement.
Maintenant qu’il a été blanchi, certains continuent Ã
le persécuter. C’est donc tout naturellement qu’il faut
se poser les questions suivantes :
• La question de la charge de la preuve en
matière d’accusation a-t-elle été renversée pour
qu’ils lui demandent d’apporter la preuve de son
innocence ?
• Pourquoi la libération de toutes les personnes
suspectées ou inculpées dans cette affaire Ã
l’exception d’Idrissa n’a pas ému ses détracteurs ?
• ET le témoignage de Bara Tall et tous les
sévices qu’on lui a fait subir pour avoir refusé
d’enfoncer Idrissa doivent-ils passer par pertes et
profits ?
• Le temps fou pris par l’instruction de cette
affaire est-il gratuit ?
• Pourquoi aucun administrateur, ordonnateur et
comptable n’a été impliqué dans cette affaire purement
financière ?
.Et les résultats des commissions rogatoires qui n’ont
pas réussir à asseoir sa culpabilité ?
La parole de ses accusateurs a-t-elle plus e poids et
de crédibilité que celle de Idrissa SECK qui a toujours
nié les accusations portées contre lui ainsi que celle
des cinq ( 05) magistrats ayant rendu l’arrêt portant
non lieu total et de tous les témoins entendus lors de
cette instruction ?
Point n’est besoin de revenir sur les différentes
péripéties de ce déplorable feuilleton politico-
judiciaire, car la presse et les politiciens en ont
déjà suffisamment fait leurs choux gras, chacun y
allant de ses commentaires et de ses analyses.
Ces analyses et commentaires sont parfois objectifs et
neutres parce que faits par des hommes honnêtes,
sérieux et épris de justice, mais souvent aussi, ils
sont tendancieux, car dictés par la haine, la jalousie
et le ressentiment.
Parmi ceux dont les réflexions sont dictées par une
animosité sans nom à l’endroit d’Idrissa Seck on peut
citer Mamadou Oumar Ndiaye et Abdou Aziz Diop qui ne
ratent aucune occasion pour déverser leur bile sur lui
en le traitant de voleur. Suffit-il qu’on soit accusé
de vol pour devenir voleur ? D’autant plus qu’Idrissa
n’a jamais cessé de clamer son innocence avec des
propos des plus éloquents :(jusqu’à l’extinction du
soleil aucun sou de détourné ne pourra m’être
reproché).Et qui plus est il a été blanchi faute de
preuves pour étayer les faits qui lui étaient
reprochés. Que veulent-ils de plus ? Nous n’osons pas
croire qu’ils souhaitent le voir croupir en prison
contre vents et marées pour satisfaire un rêve sordide
et pour leur simple plaisir à cause de la haine féroce
qu’ils éprouvent pour lui. Leur attitude est indigne
d’intellectuels qui se respectent et constitue une
offense à la justice qui l’a lavé de tout soupçon. Sûr
que si Idrissa déposait une plainte contre eux, faute
de preuves parce qu’il n’en existe pas, ils se seraient
répandus en plates excuses sans honte ni vergogne.
C’est la même chose pour Mody Niang dont les envolées
scabreuses respirent une profonde jalousie et une
animosité à nulle autre pareille. Ces sentiments ont
fini par se transformer en un redoutable vaccin contre
la lucidité et la vérité.
Mais l’attitude la plus surprenante dans le cas
d’espèces est celle d’Abdoulaye Bathily, éminent
professeur et piètre politique. Quand cela
l’arrangeait, il avait pris la défense d’Idrissa Seck,
car il voyait en lui un futur allié et maintenant qu’il
s’est rendu compte que ce dernier s’arcboute sur ses
convictions libérales et n’entend pas tourner le dos Ã
sa famille naturelle, il le traite de tous les noms
d’oiseaux et le met dans le même sac que son
accusateur. Un grand professeur comme lui n’a pas
besoin qu’on lui rappelle qu’être accusé sans preuves
ne signifie point être coupable, Qu’accusation n’est
pas synonyme de culpabilité. Si c’était aussi évident
que cela, il serait aujourd’hui entrain de dispenser
des cours aux rats qui pullulent à reubeuss pour avoir
fait moult fois l’objet de toutes sortes d’accusations.
Cependant il est aisé de comprendre sa position dans
cette affaire. Il lui est difficile d’accepter le
retour d’Idrissa Seck au PDS, retour qu’il appréhende
comme l’expression d’une trahison. Ces récriminations
fortuites ont semé le trouble dans les esprits au point
d’amener certains de nos compatriotes à considérer
Idrissa Seck comme un traître donnant dans la
tortuosité qu’il a sempiternellement vouée aux
gémonies. Or ce dernier a été constant dans ses
déclarations à ce sujet. Déjà le 4 Avril 2006, en
annonçant sa candidature à la présidentielle, il avait
déclaré : « La force politique sur laquelle je compte
m'appuyer pour cela est d'abord le PDS, ma famille
naturelle au sens des hommes et des femmes qui y
partagent ma vision et mes valeurs et qui sont
majoritaires, qu'ils soient manifestés ou cachés. ».
Et dernièrement, en rendant visite au journaliste
Kambel Dieng il avait confirmé sa volonté d’œuvrer pour
la réunification de la famille libérale en déclarant :
« On a dévié du chemin ! C’est ma responsabilité de
veiller à l’unité, au renforcement, mais surtout au
retour à ces valeurs fondamentales de ma famille
politique.»Il est même allé jusqu’à se présenter comme
l’actionnaire majoritaire du parti démocratique Il n’a
donc trahi personne et l’accuser de trahison serait
faire preuve de mauvaise foi. C’est vrai que ce qui
désole certains de ses détracteurs et contempteurs,
c’est qu’ils sont frustrés de ne pas pouvoir compter
sur lui pour canarder Wade et le tourner en dérision.
Mais ils savent aussi que Wade n’est plus vulnérable
avec Idrissa Seck à ses côtés et que cela fait pièces Ã
leurs chances d’arracher le pouvoir au PDS.C’est vrai
que ce qui est mauvais est toujours l’œuvre de l’autre.
Sinon Bathily se garderait bien de s’en prendre Ã
Idrissa Seck lui qui, après avoir combattu farouchement
le parti socialiste, est devenu son principal allié.
Sûr qu’il considère cette alliance comme un acte de
haute portée politique, une stratégie qui reflète son
intelligence et sa grande maturité.
Pourtant, de la même manière qu’Idrissa Seck, Ousmane
Tanor Dieng, Moustapha Niass, Dansokho ont été mis en
cause par Me Wade le lendemain de la proclamation
officielle des présidentielles de 2007, mais ils n’ont
jamais songé à leur réclamer leur argent, encore moins
à leur demander d’apporter la preuve de leur innocence.
C’est dire qu’ils ont préféré poser le mouchoir sur
leur cas pour ne retenir que les accusations portées
sur Idrissa faisant ainsi preuve d’une partialité qui
s’accommode mal de la démarche intellectuelle. En
effet, tout acte posé par un intellectuel doit
s’appuyer sur des principes intangibles valables pour
tout le monde. C’est pourquoi il est grand temps de
soulever la roche pour voir l’anguille politique qui
les aiguillonne. Cibler un homme, l’accabler et attiser
le feu pour empêcher une juste réconciliation est une
attitude contraire aux valeurs de notre grande nation
férue d’équité et de concorde entre ses fils. On peut
combattre politiquement qui on veut sans piétiner les
mécanismes de fonctionnement de notre pays. Nos
prédécesseurs ont réussi à bâtir un pays fort, organisé
et respecté partout dans le monde en cultivant la
tolérance, la patience, la dignité, le sens du pardon
et aujourd’hui on s’offusque de voir deux hommes, que
tout liait dans un passé récent, se retrouver après une
brouille que rien ne saurait justifier. Par le passé,
on les aurait conviés sous l’arbre à palabres pour
faciliter leurs retrouvailles. Les ambitions non
avouées ne doivent pousser personne à saper les
fondements de notre nation.
Dans l’intérêt de la nation et du PDS, Wade et Idrissa
doivent mettre un terme à la guerre fratricide qui
oppose les libéraux selon qu’ils sont dans un camp ou
dans un autre si tant est qu’il n’existe qu’un seul
camp qui est celui de la famille libérale.
Il ne faut plus se faire d’illusions, car la politique
est une affaire de terrain, de conviction,
d’engagement, de sacrifices, d’abnégation pour le
triomphe d’un idéal, et non seulement de discours
incendiaires, de ruse et de mystification. Tous les
politiciens du pays, qu’ils soient de la majorité
présidentielle ou de l’opposition, doivent en avoir
conscience.
Tous les militants du PDS doivent faire des efforts,
taire leur rancœur, oublier leurs intérêts égoïstes et
œuvrer pour que les retrouvailles se finalisent dans
les meilleurs délais, pour que leur parti se réconcilie
avec lui-même, qu’il retrouve son âme, car c’est le
moment ou jamais avant que la tempête annoncée le 22
mars ne les emporte tous.
De fait, le peuple a fini de donner la preuve de sa
maturité avec les élections du 22 mars.
Il garde son calme, laisse les politiciens se donner en
spectacle, dire et faire et le jour venu, il juge et
applique sa sanction. C’est cela le message qu’il a
adressé aux uns et aux autres. L’ignorer, c’est
s’exposer à un réveil brutal et à ce que feu Me Thiam
appelait un atterrissage forcé.
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