AXE KAFFRINE - KAEL : Un automobiliste braqué par deux jeunes filles
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le : 2009-07-04 11:53:15 |
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[quote] Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
[/quote] mousso dara sa way! personne ne va te lire:-D:-D:-D
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