Réhabilitation de Idrissa Seck : Ce n’est pas demain la veille !
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| Auteur: LU POUR VOUS |
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Posté
le : 2009-07-04 13:58:19 |
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13 Juillet 2005 dans la nuit : Idrissa Seck sort un CD et proclame son innocence. Il déclare que « Jusqu’à l’extinction du soleil aucun centime de détourné ne pourra lui être reproché »
14 juillet 2005 : Idrissa Seck convoque une conférence de presse à son domicile et revient largement sur les chantiers de Thiès. Il clame son innocence et déclare ne pas avoir peur de la prison car dit-il « «ce qui est mauvais avec la prison, c'est d'y aller en ayant tort. »
15 juillet 2005: Idrissa Seck quitte son domicile dakarois situé dans le quartier de Point E pour répondre à la convocation de la DIC , il prend l'opinion sénégalaise à témoin : « Je ne suis ni diabétique, ni cardiaque. Dieu merci, je suis dans un parfait état de santé. Musulman convaincu, ou tout au moins aspirant à l'être, j'abhorre le suicide. S'il m'arrive donc quoi que ce soit, ce sera entièrement imputable à ceux qui m'ont convoqué. Je lutterai jusqu'au bout avec mes avocats, mes amis et mes partisans pour battre en brèche les accusations de malversations portées contre ma personne. »
15 Juillet 2005 soir : Ousmane Ngom convoque la presse et déclare « l’audition de M. Idrissa Seck par la division des investigations criminelles de la police obéit à cette exigence de transparence et de bonne gouvernance…Si M. Seck fournit les justificatifs en ce qui concerne le gap immense constaté et qui ne peut que être préjudiciable aux finances publiques toutes les conséquences de droit en seront tirées »
16 juillet 2005 : Mais dès le lendemain, on apprenait qu'il était en réalité gardé à vue pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Le procureur de la République près le Tribunal régional hors classe de Dakar, Lassana Diabé sort un communiqué et déclare que «au cours de cette enquête (...), il a été porté à la connaissance des autorités judiciaires compétentes des informations faisant état d'activités susceptibles de constituer des infractions d'atteinte à la sûreté de l'Etat impliquant monsieur Idrissa Seck». «Dans ce cadre précis, et conformément aux dispositions [en vigueur au Sénégal], les officiers de la Police judiciaire ont le pouvoir de garder à vue toute personne sur qui pèsent des soupçons». Ils peuvent opérer «des perquisitions et des saisies dans les formes prescrites par la loi», conclut-il.
A suivre
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