Réhabilitation de Idrissa Seck : Ce n’est pas demain la veille !
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| Auteur: LU POUR VOUS |
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le : 2009-07-04 13:59:47 |
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20 septembre 2005 : Dans les colonnes du journal Walfadjri, la chef de mission de l'Inspection générale d'Etat, Nafi Ngom Kéita fait de nouvelles révélations laissant entendre que le vrai rapport n'est pas encore publié. Et pourtant c'est sur la foi de ce dossier qu'un juge d'instruction a pu mettre sous les verrous, un ancien Premier ministre et maire de la ville de Thiès. Et c’est également sur la foi de ce dossier que de hautes autorités de l’Etat ont organisé des sorties médiatiques pour informer l’opinion nationale et internationale.
17 octobre 2005 : Idrissa Seck convoqué pour être entendu sur le fond pour le délit d’atteinte à la sûreté nationale et à la défense nationale voit son dossier corsé. Il est inculpé pour sorti irrégulière de correspondance par la doyenne des juges.
31 Janvier 2006 : La doyenne des juges d'instruction prononce le non-lieu pour les délits d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale
7 février 2006 : Libération d’Idrissa Seck après 199 jours de privation de liberté sur décision de la commission d’instruction ((arrêt N°4 du 7 février 2006 rendu par la Commission d'instruction de la haute cour de justice). Idrissa Seck déclare à sa sortie de prison : « C’est avec une conscience calme que je suis entré dans cette épreuve. C’est avec une conscience calme que j’en sors et je convoite de Dieu la sérénité, l’endurance, la capacité de dépassement qu’exigent la mission que je me suis assignée : servir le Sénégal. Car rien ne me pèse plus lourd que les difficultés auxquelles notre pays est confronté et rien ne fera obstacle à mon ambition et à ma volonté de le servir. »
9 février 2006 : Le président Abdoulaye Wade déclare qu'Idrissa Seck était toujours poursuivi et qu'il y avait une "commission rogatoire en France et aux Etats-Unis pour voir s'il avait caché de l'argent".
13 février 2006 : De retour de Thiès Idrissa Seck répond à Wade "Même si des investigations devaient avoir lieu sur l'étendue de l'univers, (...), il n'y aura aucune autre possibilité que de prononcer le non-lieu" dit-il
20 Octobre 2006 : Idrissa Seck écrit à Monsieur le Président de la république pour entrer en possession de son passeport diplomatique. (Infos données par l’intéressé devant la direction des passeports le 13 novembre 2006) Après une série de correspondance, Idrissa Seck reste privé de passeport diplomatique ce qui l’empêche de sortir du territoire national.
24 octobre 2OO6 : Immobilisation d’un véhicule appartenant à une société d’Idrissa Seck, Net africa suite à des accusations voilées d’Ousmane Ngom en réponse à une lettre de Cheikh yérim Seck adressé au ministre de l’intérieur en date du 16 Octobre 2006. Ousmane Ngom avait dit ce qui suit « On est amené alors à se demander si Cheikh Yérim Seck n'utilise pas les mêmes méthodes de camouflage et de fraude documentaire que ses amis qu'il fréquente régulièrement et nuitamment au Lamantin Beach Hôtel et au quartier Point E et qui consistent à maquiller de fausses plaques d'immatriculation au nom et pour le compte de sociétés ou de personnes fictives pour mieux commettre leur forfait ? Les jours qui viennent nous édifieront sur tout cela. » Devant le commissariat du Point E, Idrissa Seck déclare « le commissaire a dit que c’est pour une vérification de routine et d’usage. Le véhicule n’a commis aucune infraction, le véhicule a tous ses papiers en règle. Il est immatriculé au nom de l’une des sociétés qui m’appartiennent, Net Africa, qui n’est pas fictive du tout, contrairement aux allusions d’un ministre de l’Intérieur en réponse à un de vos collègues. Je n’ai pas compris pourquoi ce véhicule est arrêté. Et comme je n’ai pas confiance en eux, pas aux fonctionnaires, je parle de leur hiérarchie politique qui, après un lamentable échec, en leur tentative de liquidation politique, ont, sans doute, un plan B de liquidation physique, je ne souhaite pas que mes véhicules soient entre leurs mains, sans motifs précis et écrits. »
2 novembre 2006 : Wade reçoit Bara Tall et lui demande d’enfoncer Idrissa Seck. Il lui promet de régler sa caution. Réponse de Bara Tall : "Si vous me donnez 100 milliards, je ne cautionnerai pas un seul centime"
13 Novembre 2006 : A défaut de passeport diplomatique Idrissa Seck se rend à la direction de la police des étrangers et des titres de voyage pour réclamer la délivrance de son passeport ordinaire confisqué par le pouvoir. Une démarche qui n’aura pas abouti. Son passeport reste confisqué.
20 novembre 2006 : A la suite d'une sortie triomphale du président de Rewmi à Saint Louis, lors de sa visite de proximité et d'écoute dans la capitale du nord, des membres de la garde rapprochée d'Idrissa Seck (Vieux Sandjiri Diop, Cheikh Ndiaye, Abdou Salam Zoumarou et Serigne Diop), de même que son informaticien, un jeune de 21 ans, Dame Dieng sont interpellés par des éléments du commissariat central de Saint-Louis. Placés en garde à vue durant 96 heures, ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à la prison de Saint Louis. Ils se sont vus collé les chefs d'accusations de menace de mort, coups et blessures volontaires, détention illégale d'armes, violence et voies de fait au cours d'un rassemblement.
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