Quartier- Liberté I : Des Djinns hantent le sommeil de la famille Camara et mettent le feu à chaque instant
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| Auteur: verité |
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Posté
le : 2007-01-24 14:32:24 |
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Diagnostique d’un discours d’un chef qui abdique
Depuis le début de la crise entre Abdoulaye Wade et son ancien « numéro deux » Idrissa Seck, ce dernier n’a cessé d’insister sur trois points majeurs à reconnaître par Wade comme conditions de toute réconciliation entre les deux hommes. Le discours prononcé par le Président Wade ce lundi dernier après sa rencontre avec le maire de Thiès prend en charge entièrement ses trois points :
1) Lors de son séjour carcéral à Reubeuss, Idrissa Seck derrière les barreaux répondait à une question sur de probables retrouvailles entre lui et Maître Wade en ces termes : S’il (Wade) capitule et me demander pardon en public, je lui garanti sa sécurité. Wade a-t-il capitulé ? Le débat est possible sur cette notion. Mais ce qui est clair est que c’est le Président lui-même qui était parti au Cices pour accuser Idrissa Seck de détournement de deniers publiques à la face du monde. Si aujourd’hui Wade affirme que les accusateurs d’Idrissa Seck ont été incapables d’apporter la moindre preuve de leurs allégations, on est tenté de répondre à Wade que c’était lui l’accusateur en chef. Et s’il avoue que qu’en tant que tell il a été incapable de fournir la moindre preuve de ses accusations, cela n’est pas loin d’être un aveu, pour ne pas dire une demande de pardon en public ;
2) L’ancien Premier ministre a depuis le début de la crise, qu’il est l’actionnaire majoritaire à 60% du Parti démocratique sénégalais (Pds). Abdoulaye Wade a, pour la première à notre connaissance, reconnu que quelqu’un d’autre que lui a joué un rôle important dans l’évolution de son parti. Le Chef de l’Etat accepte qu’il est vrai que c’est lui qui a crée le Pds mais l’apport d Idrissa Seck a été « décisif » dans le développement de cette formation politique. Il certes vrai que Wade n’a pas utilisé le langage « Wall Street » qui fait genre dans le style Seck pour quantifier le poids de l’ancien Premier Ministre en termes de pourcentage. Mais le Président prépare déjà ce qui lui reste de loyaux militants à accepter une Opa sur son parti par son « propriétaire principal » et future CEO (Chief Operating Officer).
3) Dans son discours d’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle du mois de février ( ?) prochain prononcé le 4 avril 2006, Idrissa Seck parlait de propositions de négociations à lui faites par le camp présidentiel en les qualifiant d’abomination au double plan moral et politique. Seck a donc toujours insisté sur le fait qu’il n’a jamais été demandeur de négociations de quelque nature que ce soit avec son ancien leader. Wade a clairement déclaré que c’est lui qui a demandé au patron du Réwmi de revenir au Pds et non le contraire. Le Candidat Seck a poussé son insistance jusqu’à exiger de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Ibn l’intermédiaire, qu’il dise sur les ondes que Idrissa Seck n’en voulait absolument pas de cette rencontre avec Abdoulaye Wade.
Abdoulaye Wade a-t-il lu un texte écrit par Idrissa Seck et à lui imposé? En tous cas sa gestuelle en s’adressant aux médias après sa rencontre avec son ancien second pouvait inspirer une certaine compassion à l’égard d’un homme qui donnait l’impression d’être soumis à un exercice loin d’être agréable pour lui.
Dame Babou Correspondant Permanant en Amérique du Nord
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