Du droit de dire NON

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Du droit de dire NON

C’est parce que nous l’acceptons, qu’on ose nous dire ce qu’il faut faire ou ce qu’il ne faut pas faire. Mais au nom de quel droit devons-nous suivre les autres dans ce qu’ils font et ce qu’ils veulent ? Au nom des droits de l’homme on nous impose des lois qui sont diamétralement opposées à nos réalités, coutumes et croyances. En effet, pour penser la législation il faut d’abord penser le pays auquel est destinée la loi. Autrement dit, la législation doit être adaptée à la réalité socio-culturelle de chaque pays. Rousseau nous l’avait déjà enseigné dans le Du contrat social. Mais pourquoi est-il si difficile de comprendre enfin que nous sommes différents. Les droits de l’homme ne doivent pas être un prétexte pour véhiculer les idéologies des lobbies au point de pervertir les peuples ou devenir la cause des discordes sociales. Mais au nom de ces mêmes droits de l’homme n’avons-nous pas le droit de choisir et de penser nous-mêmes l’orientation de nos politiques éducatives ?

C’est parce qu’on l’accepte, qu’ils ont l’audace d’imposer ces foutus programmes scolaires maquillés d’humanisme. Ils utilisent partout des mots magiques comme la démocratie, la laïcité, l’éducation inclusive, droits de l’enfant, liberté…, nous les balancent, et nous, nous nous contentons de les ruminer. Pire, nous nous entre-tuons à cause de ces mots.

Nous l’acceptons, parce que nous n’avons pas le droit de refuser, tellement nous pensons leur être redevables. Nous l’acceptons, parce que nous ne croyons pas en nous-mêmes. Nous disons oui à tout ce qui vient d’eux, car nous ne savons que dire oui. Ce sont eux qui financent et qui dictent alors, car nous ne savons que tendre la main.

Nous l’acceptons, car c’est la seule condition pour recevoir des financements qui, pourtant, ne seront même pas destinés à l’éducation, s’ils ne servent qu’à remplir les comptes de particuliers indignes. Ils en profitent pour véhiculer leur idéaux. Nous envahir ne leur a pas suffi. Nous piller ne leur non plus suffit. Nous dominer ne leur suffit pas. Maintenant, ils veulent tuer en nous les seules valeurs qui nous restent : nous pervertir est leur volonté.

C’est parce que nous l’acceptons, qu’on n’ose nous parler de programme LGBT dans nos pays. Mais quelle est la pertinence d’un tel programme d’inclusion pour nous ? Quel respect, quelle égalité de genres dans nos pays. Ils disent : « Nous savons qu’un grand nombre d’élèves LGBT subissent des violences homophobes et transphobes à l’école, beaucoup plus que leurs camarades non-LGBT ». Et voilà que l’UNESCO s’associe avec les LGBT, c’est-à-dire les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres. Mais ces violences dont on parle, ne nous concernent pas. Dans l’école sénégalaise, nous n’avons pas ces genres de problème. Ces phénomènes sont d’ailleurs, peu connus, et même s’ils existent, ces individus ne sont pas persécutés. Ce n’est pas à eux de nous enseigner à être tolérants, car nous le sommes déjà.

Introduire de telles antivaleurs dans notre système scolaire reviendrait même à stimuler la curiosité de nos jeunes apprenants à vouloir les découvrir. Ce serait justement comme semer dans nos sociétés les graines de la perversion et des violences. Remarquons que l’implantation de ces phénomènes passe toujours par des luttes identitaires entre une société réfractaire et une minorité avide de liberté. Mais nous Sénégalais, n’avons-nous pas d’autres problèmes beaucoup plus urgents ? A quoi exactement nous servirait un programme de ce genre ? Déjà nous avons un programme scolaire en déphasage avec nos réalités et qu’il faut véritablement réformer en tenant compte de nos valeurs. Eux, ils veulent encore nous enfoncer dans cet égarement. Mais oui, ils savent bien ce qu’ils font. Devant l’incapacité à utiliser la bombe atomique sur nous, ils utilisent la bombe intellectuelle. Il s’agit d’une colonisation intellectuelle consistant à penser pour nous. Du coup nous ne pensons plus par nous-mêmes. Et par conséquent nous cessons d’exister. Ils ne peuvent pas nous tuer, mais  ils feront de sorte que nous ne menions qu’une vie de végétation au monde. Par contre, nous devons oser penser par nous-mêmes.

Ce serait nous trahir que de l’accepter. Alors pour une fois, chères autorités soyez impolies, dignes. Insultez ceux qui veulent vous insulter en vous forçant le mal. Nous ne sommes pas des esclaves alors nous avons le droit de dire non. Nous sommes certes pauvres, mais nous ne sommes pas obligés d’être indignes. Nous avons certes faim, mais nous ne sommes pas obligés de manger n’importe quelle pourriture.

Issa Ndiaye Professeur de philosophie


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Minhajob - #1

Toutes Mes Félicitations ! Une Belle Invitation. Pourvu Que Les Aient, Cette Fois Ci, Le Sens De L'écoute Et De La Dignité.

le Lundi 28 Décembre, 2020 à 21:12:10RépondreAlerter

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