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From slavery to pedophilia: How long will the state continue to shirk its responsibilities? (By Adama Ndiaye)

Auteur: Adama NDIAYE

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De l’esclavage à la pédocriminalité : Jusqu'à quand l'État fuira-t-il ? (Par Adama Ndiaye)

Senegal readily admires itself in the mirror of its democratic stability and its Teranga, its legendary hospitality. Yet, a sordid shadow looms over our streets, before our indifferent or complicit eyes: that of the talibé children. We must have the courage of the words: the situation of these thousands of children, exploited under the guise of a perverted religious education, constitutes a true national shame.

For decades, the Senegalese state has been retreating. Why? Through electoral calculations and fear of offending certain Koranic teachers and religious leaders. This doomed struggle between children's rights and the obscurantism of a few has transformed the streets into a marketplace for human flesh.

The tragedies are countless. Who can forget the Medina fire in 2013, where nine children perished, burned alive in a squalid room? Who can ignore the cases of systematic torture, like the children chained in Louga in 2019 or in Ndiagne in 2020, under the pretext of "correction"? Once the initial burst of media outrage has passed, silence falls again. The tragedy of the talibés is systematically relegated to the back burner by authorities who prioritize social peace over the bloodshed of the most vulnerable.

Today, a new level of infamy has been reached with the dismantling of the Pierre Robert network. This international pedophilia network, active since 2017 between Senegal and France, transformed children — the majority of whom are believed to come from the ranks of talibés, according to the initial findings of the investigation — into sexual objects.

Fourteen people have been arrested for "organized pedophilia" and "intentional transmission of HIV/AIDS." Under the orders of a French predator, these young boys, already vulnerable due to life on the streets, were subjected to filmed abuse in exchange for a few banknotes. If the state had protected these children from begging, they would never have fallen prey to these monsters.

In April 2010, during a visit to Dakar, Michaëlle Jean, then Governor General of Canada, made a heartfelt plea to President Abdoulaye Wade: "That so many children are handed over, exposed to begging, that the labor of so many of them is exploited... This has a sad name and it is called slavery!"

Sixteen years later, this observation of modern slavery remains urgently relevant. The figures are overwhelming: the latest estimates from the NGO Human Rights Watch and UN agencies suggest that there are still more than 100,000 talibé children begging in the streets of Senegal, including nearly 30,000 in the Dakar region alone.

Successive regimes have failed to make significant progress on this issue. Following Michaëlle Jean's radical intervention, Prime Minister Souleymane Ndéné Ndiaye promised to ban begging; the measure fizzled out. Under Macky Sall, the "Removing Children from the Streets" project launched in 2016 and the Daara modernization program proved to be further short-lived initiatives.

Last April, Prime Minister Ousmane Sonko declared his intention to resolve this issue "once and for all." But words are no longer enough. A country that fails to protect its most vulnerable segment of the population due to a lack of political courage deserves to be ostracized by the international community.

As the Malian writer and intellectual Amadou Hampâté Bâ so aptly put it: "Youth is like a plant: if you don't water it, it withers; if you don't support it, it creeps along the ground."

Today, Senegalese children are no longer crawling; they are being trampled, raped, and sold. If the Pierre Robert case does not provoke a definitive awakening, we will no longer be able to say that we didn't know. We will all be, collectively, complicit in this state crime.

Auteur: Adama NDIAYE
Publié le: Mercredi 11 Février 2026

Commentaires (9)

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    r il y a 2 heures
    Merci beaucoup. Pauvres enfants
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    Poubelle il y a 1 heure
    CE PAYS EST COMME UNE POUBELLE ou toutes ordures peut y rentrer y laisser sa saleté sans s'inquiéter des conséquences ! Le gouvernement est l'unique responsables
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    Adada il y a 1 heure
    OK pour mettre à nu le show biz mais on attend aussi les autres secteurs qui seraient mêlés à cette affaire. Il ne faut épargner personne !!!! Li niou wakh ci talibés yi ça ne m'étonne pas Que chaque Autorité sache que Dieu sait parfaitement ce qu'elle fait et il ne doit y avoir aucun silence pour certains compte tenu de leur statut, nom ou autre. Attention au silence complice et à l'impunité qui devient une culpabilité partagée. Li am dafa grave et des vies sont menacées. Na kou nek soralé Jugement dernier Il faut démanteler tout le réseau du sommet à la base tous secteurs confondus sinon les ténors pourraient neutraliser leurs activités mafieuses ou fuir le pays et reprendre leurs activités après changement du régime ou à distance. Que la justice aille jusqu'au bout. Yallah rek djarra raggal. Dans tous les cas les révélations se poursuivront inchAllah mou nekh domou adama yi ou pas. Et plus gros arrive.
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    Adada il y a 1 heure
    L' État a certes une responsabilité mais les parents qui " jettent" leurs enfants aveuglement dans des daaras par fanatisme ou fuite responsabilité ou beug lou yomb rendront compte sur la progéniture qu' Allah leur a confié. Pour moi ils sont autant responsables que l 'Etat Et puis l' Islam na rien à voir avec la mendicité. Pourquoi cette politique de mendicité religieuse au Sénégal ? C'est quoi cet Islam local ? Des groupes qui intimident dès que le sujet est posé. A quelle fin ? Aujourd'hui les masques tombent. Ces groupes sont dans un silence...lourd de sens L' Islam n'a jamais encouragé la mendicité. Et je rappelle que Le Prophete (SAW) a dit : « Jamais une personne ne peut manger une chose meilleure que ce qu’elle a acquis grâce au labeur de ses mains. Or le Prophète David (AS) ne mangeait que du produit du travail de ses mains.» (Boukhari)
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    Wakhdeug il y a 1 heure
    Pour répondre efficacement à la mendicité infantile, il faudrait l'interdire. Euskeuy !
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    Maitre des anneaux il y a 2 heures
    Banton 2012... " Vous verrez bientôt il ne passera pas 1 semaine sans qu'on vous parle d'homosexualité au Sénégal. Ils feront tout pour faire du Sénegal le.pole ou la capitale ouest Africaine de l'homosexualité. Kenya Capitale Est, Afrique du Sud Capitale Sud, Maroc capitale Nord:" Les choses s'accélèrent CQFD
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    Cheikh Sanou Mône Diouf il y a 1 heure
    Merci beaucoup pour ce texte plein de courage Depuis des années, je fustige cette exploitation honteuse que des adultes pratiquent sur des innocents. Et les parents sont dans une complicité coupable. Lorsque j'ai publié le livre intitulé L’ABSENCE D’UNE MÈRE, certains tortionnaire, sous pretexte de passer une commande, avaient obtenu mon téléphone pourr m'envoyer des menaces. Les pédophiles et les homosexuels puisent leurs cibles dans ce monde d'enfants laissés à eux-mêmes dans les rues
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    itipalaway il y a 1 heure
    QUOI ATTENDRE DE L’ÉTAT ? J’ai tendance à dire que dalle. Le socle dur des daaras s’appelle religion et 95%, au moins, de ceux qui sont à la tête de l’État et de ses institutions sont affiliés à une religion dont ils n’osent toucher les rouages. Dès lors, il devient illusoire de compter sur l’État pour éradiquer ce mal incruster dans l’adn de notre pays. Et puis, avant tout, il y a le peuple sénégalais lui-même qui participe et cautionne ce dont il fait semblant de s’indigner. Qui, pour implorer le salut du Créateur, va faire des offrandes à ces daaras ? Qui va solliciter les maîtres coraniques pour des versets du livre sacré à réciter ? Qui ferme les yeux quand des marmots se font tabasser sous ses yeux, des fois à mort ? Ce n’est pas l’Étant tout ça ! La pédo-criminalité dans les daaras, ce ne sont pas quelques européens qui nous l’ont amenée. Ils ont simplement profité de son existence au sein même de ces daaras pour leurs sales besognes. La problématique des enfants talibés ne sera résolue que lorsque le peuple sénégalais, lui-même, l’aura décidé. Quand chaque quartier aura décidé qu’il n’y aura plus de foyers de maltraitance des enfants 10 km à la ronde, ce sera le début d’une révolution prometteuse. Tout ce que l’on raconte depuis plus d’un siècle sur ce phénomène n’est que blabla. L’existence des daaras, elle-même, pose question et l’État ne fait que la renforcer.
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    Diop il y a 33 minutes
    Donc il doit y avoir pleins d'enfants porteurs du virus qui continuent a circuler dans les rues qui vont mourir dans l'indifference toute la societe est responsable
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    Défenseur il y a 20 minutes
    Assez bien parler P2 ( Poubelle) ! C'est la société qui est d'abord fautive. Il faut ajouter qu'en plus des ordures , il y a négligence dans l'acceptation des psychopathes et dépressifs. Car une personne raisonnable ne peut pas agir d'une certaine manière
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    Moussa il y a 16 minutes
    La il faut remercier la justice française d’avoir bien fait leur travail et arrêter ce criminel avec son gang au lieu de parler de l’esclavage ce dossier n’a rien à voir avec l’esclavage ce Pierre est un monstre qui profite de la misère des jeunes sénégalais vulnérables si c’était la France il serait jamais arrêté . Maintenant c’est à la justice sénégalaise de faire son travail arrêter toutes personnes impliquées dans ce dossier abominable
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    Impunité Totale il y a 14 minutes
    Les pedos criminels ne se cachent même pas. En pleine place de l'independance, tu vois des etrangers d'un certain age marcher et enlassant des boy talibés. j'ai trouvé cela bizarre, intrigant et tres douteux. Mais en lisant cet article, ça saute aux yeux, tout s'explique maintenant.
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    Rama il y a 14 minutes
    Il faut reimposer les visas. N importe quel déchet rentre dans ce pays. Qui va avoir le courage d interdire la mendicité des enfants dans ce pays?

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