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Contaminated water sachets: What game is the Ministry of Commerce playing?

Auteur: Mbaye Sadikh

Contaminated water sachets: What game is the Ministry of Commerce playing?

Sachets d’eau contaminés : À quoi joue le ministère du Commerce ?

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The Ministry of Commerce issued a statement on July 6th informing the public of the "increasing presence" in certain markets of sachets of water and other beverages "produced clandestinely and potentially dangerous to health." The Ministry warns of a risk of contamination, defective packaging and storage conditions, and a lack of traceability. This means that consumers are at high risk of suffering from digestive problems, infections, waterborne illnesses, and other health issues.

For all these reasons, the ministry is asking the public to be vigilant, in other words, to "only buy sealed products that are properly labeled and come from identifiable brands." The ministry concludes its statement with threats against producers, warehouse operators, and distributors, announces inspection operations, and even encourages the public to report them.

If it were permissible to laugh about it, we'd be snickering heartily. But the subject is serious enough to be taken lightly. One might, however, wonder who the Ministry of Commerce is trying to fool. What are they telling us? If it's about the "increasing presence" of water sachets, the public already knows. Around fifty brands have been identified between Dakar and Mbour. This is perfect proof of the product's omnipresence.

Perhaps the ministry is informing us of the microbial contamination of the sachets. If so, one might wonder what the ministry's true purpose is. It's worth noting that this announcement comes in the wake of a study conducted at UCAD that has received widespread coverage in national and international media (BBC, Brut, ZOA, etc.). The study revealed that, in a sample of 100 sachets from 50 different brands, 82% contained fecal matter. If this is the information, then the ministry has been beaten to the punch by UCAD and the media.

And this raises a question: does the ministry have laboratories to verify food safety? Is this work actually being done by Serigne Guèye Diop's department? In principle, it should be the ministry's responsibility to analyze water sachets, beverages, and other products to determine their compliance before they are placed on the market. If prior testing isn't in place, then at least post-production testing should be implemented to alert the public and demand the withdrawal of any product that presents serious risks. Instead, the minister is waiting for others to do his job, for the results to be widely disseminated, and then to finally alert the public. Despite all this, he wants us to believe that "protecting the health of citizens is an absolute priority."

Capital vs. health

What we expect from the ministry is more information on these water sachets and other products. Instead of asking consumers to buy only "identifiable brands," it would be better to consult with UCAD and, if necessary, delve deeper into the subject to provide a list of compliant and non-compliant brands to help the public make informed choices. Identifying a brand is not enough if its quality cannot then be assessed. Serigne Guèye Diop and his team could go further and investigate the "Kaay naan," these filtered water outlets, to determine their quality.

Unfortunately, there's no hope. For over a decade, these water sachets have been sold everywhere in Senegal, with a high density per square meter: on the street, in shops, in markets. Tracing them back to the producers should be relatively easy. So, brandishing a threat is pointless when the only option has been inaction. If there were a process for controlling and authorizing their sale, all this chaos wouldn't exist.

And the recent Soft Care affair reinforces our belief that the ministry will do nothing. Serigne Guèye Diop and the Minister of Health, Ibrahima Sy, prioritized employment over public health. This water sachet affair also involves many jobs. More jobs than at Soft Care. Long live industry, down with public health.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le ministère du Commerce alerte sur la présence croissante de sachets d’eau et boissons produits clandestinement, potentiellement dangereux pour la santé, avec risques de troubles digestifs et maladies hydriques. - Une étude de l’UCAD sur 100 sachets de 50 marques révèle que 82 % contiennent des matières fécales, devançant l’alerte du ministère. - L’article critique l’absence de contrôle préalable du ministère et demande des listes de marques conformes, plutôt que de simples appels à la vigilance.
Auteur: Mbaye Sadikh
Publié le: Mercredi 08 Juillet 2026

Commentaires (18)

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    Darkpenguin ⭐ Top commentaire il y a 18 heures
    La question dépasse le cadre de la production artisanale de sachets d'eau, de pain et d'huile (souvent conditionnée dans des fûts de carburant de récupération) ou de l'omniprésence d'étrangers dans les moto-taxis (*Jakarta*) et de la vente de nourriture de rue ; le véritable problème réside dans le fait que les opportunités d'accès au marché celles qui permettent aux jeunes sans scolarité ni formation professionnelle de se constituer un capital de départ pour leur vie, ont été envahies et accaparées par des intérêts étrangers organisés. Le ministre doit adopter une approche globale de la situation plutôt que de se focaliser uniquement sur des produits isolés. Il est nécessaire de restructurer l'accès aux secteurs du commerce de détail, du transport et de la restauration en réservant ces activités exclusivement aux nationaux.
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    Anta il y a 17 heures
    Dans le secteur de la restauration, en particulier pour ce qui est de la manipulation et de la préparation de denrées périssables ainsi que des opérations de restauration alimentaires courantes les acteurs locaux sont plus enclins à respecter les normes d'hygiène et de sécurité alimentaire que les aventuriers étrangers, lesquels peuvent suivre des pratiques sociales et des coutumes différentes à cet égard qui sont des reflexes en eux qu'une réglementation ne peut changer " Dire un Sénégalais que la viande du mouton est prohibé comme aliment, c'est comme dire à un burkinabè la viande du chat les aussi". C'est pourquoi ces activités et particulièrement le commerce de détails devraient rester entre les mains des populations locales et être préservées pour elles par une réglementation.
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    Seynabou il y a 17 heures
    Les Sénégalais sont unanimes sur ce problème et à travers leurs propos disent tous la même chose avec des mots différents. La responsabilité du contrôle des produits tels que l'eau, le pain, l'huile de cuisson contaminée par des hydrocarbures par les barriques contenants et autres denrées similaires devrait être retirée à l'organisme d'inspection sanitaire actuel, en particulier au Service d'hygiène, dont l'intégrité est compromise par des liens étroits avec les commerçants boutiquiers (souvent prévenus de contrôles dits « inopinés » avant même qu'ils n'aient lieu) — pour être confiée à la gendarmerie et à la police, étant donné que de telles pratiques constituent des actes criminels d'empoisonnement. Par ailleurs, le public doit pouvoir déposer plainte pour tentative d'empoisonnement lorsqu'un commerçant met en vente des produits destinés à la consommation, fabriqués de manière illicite et frauduleuse, qui présentent des risques pour la santé ; une telle mesure permettrait de sensibiliser la population et d'amener les commerçants à réfléchir à deux fois, en prenant conscience qu'ils s'exposent à des peines de prison et à des amendes se chiffrant en millions. À l'avenir, il convient de créer les conditions nécessaires pour restituer le commerce de détail aux citoyens sénégalais qui, contrairement aux opérateurs étrangers, se soucient davantage de la santé de leurs compatriotes.
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    Labson il y a 17 heures
    Une fois au stade de l'amitié au début des années 2000 j'ai vu des gens remplir leurs bouteilles d'eau dans les toilette sur des robinets qui étaient à moins de 45 cm du carrelage et dans une mare d'eau de ruissellement où les gens pataugeaient avec des chaussures qui ont du faire des kilomètres pour accéder au stade. J'imaginais dans ce milieu les bactéries dans ces WC qui accueillaient des centaines personnes aux ventres repus de victuailles de toutes sortes et qu'elles ont dû déverser dans cet endroit de soulagement fécal
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    Ngor il y a 18 heures
    Quel pays!
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    Atapp il y a 15 heures
    Et la dibie( viande grillée) mise sur les feuilles de ciment, aucune mesures pour au moins sensibiliser la population et sanctionner les responsables
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    Lucide il y a 15 heures
    On cherche à forcer les gens à consommer l'eau qui est installé dans chaque coin de rue mais si l'eau coûtait même 100 frs et qu'on à 100 frs en poche ça devient un produit inaccessible et un investisseur le pouvoir d'achat est le pur cauchemar avec des études de marché et tout ce que vous voulez si les moyens ne suivent pas c'est zéro. Augmenter les salaires si vous voulez faire décoller le marché d'un bout.
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    penser il y a 14 heures
    Je pense qu'il faut chercher la cause du problème à la source aussi. Pour la plupart, l'eau des sachets , c'est l'eau du robinet filtrée et mise en sachet par une machine. Si l'eau des sachets contient des impuretés Il faut regarder aussi l'eau du robinet. D'autant plus que l'eau du robinet vient des lacs et pour ce qui connaissent dans ces lacs ou au voisinage les populations riveraines vont presque tout: bain, vaisselle, lessive....Il faut arrêter de dire que ce sont les etranger ou ...Ces derniers ne font que ce que font ceux qui sont autochtones...Desolé .
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    Boy Plateau il y a 14 heures
    Le même problème existe avec le vinaigre depuis plus de 30 ans. Pour gagner plus, beaucoup de structures utilisent de l'acide acétique pour remplacer le vinaigre car moins cher. Sauf que c'est totalement interdit et très dangereux pour la santé, provocant à long terme des maladies des voies digestives entre autres. Mais bon, encore un secret de polichinelle parmi tant d'autres.

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