« Redynamiser une structure qui est sur une pente descendante depuis plusieurs années » : c’est le défi que compte relever la nouvelle directrice des Nouvelles Editions Africaines (Neas), Aminata Sy installée dans ses fonctions, lundi.
« Pour que les maisons d’édition survivent, il faut que nous ayons le marché de l’éducation nationale (…). Avec nos maigres moyens, nous ne pouvons même plus être compétitifs », a ensuite regretté Aminata Sy, successeur de Seydou Sow à la tête des Neas. Plaidant un sauvetage de la maison d’édition, des éditeurs sénégalais en général, elle s'est dit favorable à la préférence nationale notamment dans le marché de confection des manuels scolaires.
« S’il y a un appel d’offres de la Banque mondiale par exemple, les éditeurs étrangers ont les moyens et ils gagnent les marchés. C’est le cas d’éditeurs comme Edicef et Nathan. Ils raflent tous les marchés, les manuels scolaires sont entre leurs mains et chaque année, des milliards échappent aux maisons d’édition sénégalaises ».
« Quand le président Senghor avait créé cette maison d’édition, il nous avait donné une part importante de subventions parce qu’il voulait, qu’après l’indépendance, on fasse des livres adaptés au contexte africain, au contexte du Sénégal », a-t-elle rappelé dans les colonnes de La Tribune.
Toutefois, regrette Aminata Sy, « après le départ de Senghor, les subventions et le marché de l’éducation nationale ont été retirés, et depuis cette époque nous avons commencé à avoir des problèmes ».
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