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"Ce n'est pas une petite fille, c'est une esclave. Coucher avec elle plaît à Dieu"

Auteur: 7sur7.be

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Petite filles Esclaves sexuels

Le New York Times a réalisé un reportage bouleversant sur les pratiques du viol au sein de l'Etat Islamique. Les témoignages de 21 victimes de djihadistes font froid dans le dos et révèlent les dessous d'un commerce répandu au sein de l'organisation terroriste.Le New York Times a parlé avec 21 femmes et jeunes filles qui ont réussi à échapper aux mains des djihadistes de l'Etat Islamique. Le grand quotidien américain a également analysé la communication du groupe terroriste sur la pratique du viol. Le journal a découvert un commerce du sexe très bien organisé, dans une "culture" (pour autant qu'on lui passe appeler cela ainsi...) où l'abus sexuel est toléré.Une petite fille yézidie de 12 ans décrit notamment comment elle a été agressée sexuellement par un djihadiste. 
Pour justifier son geste, le combattant s'est d'abord longuement expliqué: ce qu'il allait faire n'était pas considéré comme un péché. Selon lui, le Coran lui donnait non seulement le droit de la violer mais il encouragerait même de telles pratiques."S'il vous plaît, arretez!""Je lui répétais que cela me faisait mal. "S'il vous plaît, arretez!", témoigne la petite fille. L'homme l'a bâillonnée et lui a attaché les mains. Avant de s'occuper d'elle, il s'est mis à prier. "Il disait que selon l'islam, on pouvait violer une mécréante. Il disait qu'en me violant, il se rapprochait de Dieu."Autre témoignage: celui d'une Yézidie de 15 ans, esclave pendant neuf mois et vendue à un combattant irakien de 20 ans. Elle a raconté la même histoire effroyable. "Il disait que me violer, c'était sa prière à Dieu. Je lui ai répondu: "Ce que tu me fais, c'est mal. Cela ne te rapprochera pas de ton Dieu." Sa réponse: "Non, c'est autorisé, c'est halal."
 "Il a détruit son corps"
 L'EI a établi une structure ouvrant la voie à un commerce de femmes yézidies. L'organisation a mis en place un réseau de grands magasins qui accueille les victimes. Il y a des salles d'exposition où les femmes et les filles sont mises aux enchères et présentées comme de la marchandise. Elles peuvent être "inspectées" librement par les djihadistes qui sont intéressés. Ensuite, des véhicules remplis les conduisent vers leur destination.Une esclave de 32 ans, elle, raconte comment elle s'en est beaucoup mieux tirée qu'une fillette de 12 ans, elle aussi détenue dans la même maison. Cette dernière a été violée jour et nuit, malgré des saignements très importants. "Il a détruit son corps. Elle était très infectée. Le djihadiste revenait sans cesse et me demandait: "Pourquoi ça sent si mauvais?" Je lui ai dit qu'elle souffrait d'une infection interne et qu'il fallait la soigner. Mais cela n'a jamais été fait. Je disais tout le temps: "C'est une petite fille!" et lui me répondait: "Non, ce n'est pas une petite fille. C'est une esclave. Elle sait très bien comment faire. Coucher avec elle plaît à Dieu."
 Une "guérison spirituelle?" 
Le commerce du sexe frappe principalement les femmes yézidies. Il s'agit d'une minorité kurde qui habitait initialement dans une région allant de l'Arménie à la Syrie. La communauté vit (vivait) aujourd'hui dans le nord de l'Irak. Tout le monde se souvient des images particulièrement terribles du Mont Sinjar, quand des djihadistes ont attaqué des villages entiers le 3 août 2014, en séparant hommes et femmes.Les jeunes filles célibataires étaient habillées en blanc, emmenées dans des bus bondés pour être placées en isolement pendant des semaines, voire des mois. "C'était prépare à 100%", confie un activiste yézidi. "Il y avait des matelas, des assiettes, des couverts, de la nourriture et de l'eau prête pour des centaines de personnes."
 Finalement, ces femmes ont été séparées en petits groupes pour être envoyées dans des régions contrôlées par l'EI en Syrie et en Irak, afin d'y être vendues comme des esclaves sexuelles.Au sein de l'EI, il y a des directives spécifiques et des mémos internes qui décrivent avec précision les règles à respecter concernant l'esclavage. Et surtout, pour quelles raisons il est toléré. Les chefs de l'EI s'appuient sur une lecture très sélective et orientée du Coran qui tolère la violence et qualifie les viols de "guérison spirituelle" pouvant être considérés comme "vertueux". D'après l'enquête du New York Times, il y a tout de même une interdiction: coucher avec une esclave enceinte. Mais c'est à peu près tout...
Auteur: 7sur7.be
Publié le: Vendredi 14 Août 2015

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