L’assemblée nationale s’est réunie ce dimanche pour voter la loi de finances rectificative pour l’année 2019. Venu défendre l'initiative, le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo précisé les quatre points que poursuivent le vote de la loi de finances rectificative (LFR) 2O19.
Dans le rapport du ministère, Abdoulaye Daouda Diallo et ses collaborateurs précisent que la loi de finance initiale était avant tout un acte de prévision susceptible d’être bouleversé par un environnement incertain tant au plan externe qu'interne.
Sur le plan externe, Abdoulaye Daouda Diallo dira que les tensions géopolitiques au proche Orient, notamment le conflit entre les Etats Unis et l’Iran pose les jalons d’un futur choc pétrolier potentiellement redoutable pour notre économie encore très dépendante des énergies fossiles.
Sur le plan interne, il a précisé que dans l’optique d’améliorer la gouvernance et les performances de l’Etat, deux mesures phares ont été prises à l’aube du quinquennat, à savoir le resserrement de l’équipe gouvernementale passant de 40 à 32 ministres et la suppression du poste de Premier ministre dans le soucis d’optimiser le processus décisionnel dans l’Exécutif.
Le ministre a indiqué que le LFR 2019 poursuit quatre principaux objectifs. Le premier est de ne pas répercuter sur les consommateurs et les entreprises la totalité de la hausse des prix du baril. Toutefois, eu égard aux deux effets budgétaires immédiats découlant du blocage des prix, le caractère insoutenable de cette situation n’est point équivoque avoue le ministre.
La deuxième raison justificative de cette LFR est la mise en œuvre combinée de l’ensemble des mesures d’amélioration des recettes budgétaires qui vont permettre de générer plus de 100 milliards destinés à résorber la baisse des recettes fiscales et les moins values, jusqu’alors enregistrées.
Selon Diallo, la troisième raison tient à la hausse spectaculaire des appuis budgétaires dont le montant cumulé passe de 65 milliards à 294,9 milliards F Cfa, soit une hausse de 229,9 Milliards en valeur absolue.
Enfin la quatrième raison justificative de ce présent projet de loi tient au renforcement de la préservation de notre écosystème dont la superficie couverte par les forets connait une perte en moyenne de 40 000 hectares par an au Sénégal, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
A cet égard, le Plan Sénégal émergent vert amplifie les politiques de développement et de promotion des changements climatiques a travers un important programme de reforestation et de restauration des écosystèmes. Sa mise en œuvre par la nouvelle Agence sénégalaise de protection des forêts (ASPF) devrait générer la création d’environ 50 000 emplois, a renchéri le ministre.
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