« Bienvenue au Far West ! », avait déclaré le maire de Mermoz-Sacré-Cœur Barthelémy Dias lors de l’attaque le 22 décembre 2011 de la collectivité locale qu’il dirige. La suite des évènements, on la connaît. Car après avoir défié le président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, et son ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, le fils de Jean-Paul Dias avait clairement indiqué qu’il ne comptait pas laisser faire ceux qu’il accuse de « tentative d’assassinat » contre sa personne. Mais jusqu’ici, la justice sénégalaise n’a pas donné de suite au meurtre de Ndiaga Diouf, dont l’auteur court toujours.
Soupçonné d’avoir ôté la vie de leur fils, les proches et parents de Ndiaga Diouf continuent à réclamer justice, en d’autres termes, le procès de Barthelémy Dias, et son emprisonnement éventuel. D’où d’ailleurs, leur incompréhension après la liberté provisoire octroyée à l’élu de Mermoz-Sacré-Cœur arrêté au lendemain du meurtre, mais devenu député le 1er juillet dernier, bénéficiant ainsi d’une immunité parlementaire. Ce samedi dans les colonnes du Populaire, un an après les faits, Barthelémy Dias dit souhaiter que toute la lumière soit faite sur cette affaire. « La vérité doit éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique », a martelé le maire socialiste, qui réfute avoir tué Ndiaga Diouf. « Moi, je n’ai tué personne, je me suis défendu (...) j'ai défendu ma vie. Devant la mairie, on n’a vu personne tomber ». Toutefois, dit-il, « je regrette que les évènements se soient déroulés comme nous l’avons constaté ».
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