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"It's worth the risk": Alioune Tine's uncompromising analysis of the Diomaye-Sonko divorce

Auteur: Awa DIOP

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« Ça vaut le risque » : L'analyse sans concession d’Alioune Tine sur le divorce Diomaye-Sonko

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The dismissal of Prime Minister Ousmane Sonko by President Bassirou Diomaye Faye on Friday, May 22, 2026, has sparked heated debate. This historic break between the two leading figures of the government, occurring after just over two years in office, ushers in a period of significant institutional uncertainty. It is in this context that Alioune Tine, a prominent figure in civil society and founder of Afrikajom Center, took to social media to offer a somber analysis, calling on political actors to act responsibly and set aside their egos.

For the human rights advocate, the action taken by the head of state stems from a painful but necessary compromise dictated by the demands of the presidential office. "Nothing could be more difficult for President Bassirou Diomaye Diakhar Faye than drafting the decree that 'performs' and formalizes the severance of ties with his 'friend,' his 'mentor,' his political leader, Prime Minister Ousmane Sonko," Alioune Tine emphasizes from the outset. However, according to him, faced with internal tensions, the interests of the state prevailed: "Of all the political, friendly, and familial ties with strong symbolic connotations, the one deemed dominant is the institutional link, its paramount importance for the stability and governability of the country. It's worth the risk."

The founder of Afrikajom Center makes no secret of the magnitude of the perils facing the executive branch, given that Soweto Square is firmly in the hands of the former Prime Minister. "This measure is not without risks: PM Sonko remains popular, holds a strong majority in the National Assembly, and is apparently widely supported by the party leadership and unconditional activists," he analyzes, while also expressing concern about the first signs of political turmoil. "Threats of political and parliamentary 'guerrilla warfare' are being brandished, starting with accusations of treason. This is not good in the current context, especially given the economic and social vulnerability, and even worse, the political and institutional vulnerability. It is at this moment that fighting the government and engaging in subversion is easy and inexpensive."

Putting the "Project" to the test of reality

Faced with the crisis, Alioune Tine believes that the current situation demands a national unity similar to that seen during the 2020 health crisis. "These times call for courage, clear-sightedness, and responsibility from all citizens, and particularly from political leaders, regardless of their affiliations or political leanings. Egos and partisanship must be set aside, and we must recognize that Senegal, as during the COVID-19 pandemic, needs unity and solidarity to overcome the numerous and complex challenges that many citizens are experiencing, marked by suffering, anxiety, and fear for the future."

Addressing the ideological framework of the ruling party, often brandished by activists as an immutable compass, the analyst calls for rigorous pragmatism: "The 'project' is often brought up. We must face the fact that the project is not reality. The 'project' must evolve and adapt to reality. Otherwise, it's a dead end."

Despite the extreme tension, Alioune Tine commends the initial reactions of the PASTEF leadership, which is striving to contain the emotions of its base to prevent the collapse of the state apparatus. "We should be pleased with PASTEF's clear-headedness in attempting to calm the emotions of activists who, swayed by the ripple effect, were beginning to resign on social media. It's a good reaction. Crises and failures allow us to learn, to see our weaknesses, and to correct them with humility."

For the founder of Afrikajom Center, this political trauma must paradoxically be transformed into an opportunity for rebuilding. "This climate is conducive to dialogue, rebuilding ties, and finding sound political compromises together, as well as the means to monitor their implementation. Our country needs calm, balance, and political clarity today to move forward," he concludes.

Auteur: Awa DIOP
Publié le: Dimanche 24 Mai 2026

Commentaires (13)

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    Deug il y a 7 heures
    Diomay a trahi c’est tout il faut avoir le courage de le dire il est élu grâce au projet Pastef maintenant c’est à Sonko de prendre ses responsabilités continuer ce projet pour les 54 % qui leur ont fait confiance !
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    Sa deug nga wakh il y a 5 heures
    Il n’a pas trahi. Le gars ne l’a pas respecté, il l’a poussé à bout.
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    Le véridique il y a 7 heures
    Sa way ne nous fatiguez pas ya pas de projet c ça la réalité
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    Nsn il y a 7 heures
    Vous avez tellement sanctifié le président qu'il se croit incritiquable. Il se donne le luxe de renvoyer le premier ministre qui est majoritaire à l'assemblée. Et vous avez tbien qui si sonko répond aux présidents en bloquant tt ce qui passe par l'assemblée le pays se retrouvera dans la merde. Un président n'est plus ni moins qu'un homme, surtout quand on a aucune légitimité on doit connaître sa place et y rester aulieu de te prendre pour ce que tu n'es pas. Le vrai pouvoir dans ce pays demeure dans les mains de sonko. Parceque sans assemblée tu peux rien faire dans ce pays
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    lebois il y a 6 heures
    Mr Tine, Diomaye n’avait pas le choix. Ce n’est pas facile de supporter un premier ministre qui est non seulement incompétent, qui a échoué lamentablement dans tous les domaines, qui a plombé notre économie et notre crédibilité mais qui détruit chaque jour tout le travail du président, tout ce que le gouvernement fait, nos institutions pour ses ambitions et intérêts personnels, pas celui du peuple. Sans compter les promesses non tenues, les mensonges, la manipulation, le personnage et les vars….Mais c’est du jamais vu!!!. Le cas Sonko demande un diagnostic psychologique ou psychiatrique très poussé des spécialistes.…. Et vous voulez maintenant que ce gars nous dirige…Les sénégalais n’en pouvaient plus de Sonko. L’état c’est du sérieux….
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    nbvx il y a 6 heures
    Diomaye n’a trahi personne au contraire. C’est Ousmane Sonko qui est ingerable
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    ali il y a 6 heures
    Dans aucun pays au monde ou un premier ministre peut menacer te insulter son president a l' assemblee nationale. sonko serait deja incarcerer. Elon must a financer la campagne de trump, mais lorsqu'il a voulu faire le gros dos, trump l'a manacer et le debarquer. Depuis lors must s'est calmer. sonko n'est pas la republique.
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    Jen il y a 4 heures
    Donc aucun pays au monde un président est désigné par son premier ministre
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    WLPTRMD il y a 6 heures
    Nous sommes tannés et fatigués des ramassis de petites gens aux faibles concepts et de bas niveaux d'humanisme universel. et démocratique. Le pays entier hommes et femmes de tous bords devrait faire bloc autour de Diomaye pour sortir de cette situation périlleuse. Merci Tine pour votre claire vision d'une réalité et situation concrètes
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    Reponse a wlptrmd il y a 6 heures
    Le pays ne peut avancer dans la triche , l,"opacite , la corruption represente un veritable frein pour le décollage des economies africaines , depuis 1960 on nous chante qu'il faut faire bloc autour du president est ce que pour autant ca a permis au senegal de sortir de la liste des pays les moins avances du monde ? Tant qu'on aura pas des dirigeants serieux , honnetes et integres , ce sera juste les beaux discours sans interet .
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    Bouhinoume il y a 5 heures
    Aucun politicien prétendument populaire ne peut entraver la bonne marche du Sénégal ! Un individu l'avait tenté. On connait le résultat. Il peut toujours le refaire. Les institutions de la République veillent sur notre cher pays.
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    Moctar Ndiaye il y a 4 heures
    Projet face épreuve réalité : En quoi notre Projet n'est pas réaliste! Naturellement aucun argument de votre part. Encadrement des "caisses noires" : Faisable et pratiqué dans des pays normaux. Loi sur homosexualité : Exemple Israël Souveraineté : finance publique, énergie, agriculture, diplomatie, etc. Les réalisations en 2 ans sont multiples Vous faites référence à la Covid: mémoire très courte. Restez chez vous on vole. Plaidoyer sans impact. Nous comprenons maintenant pourquoi la réédition des comptes et justice pour nos martyrs n'ont pas eu de suite. Il voulait collaborer avec les vomis pour avoir des soutiens politiques pour sa candidature en 2029. Tiens, tiens. Qui voulait garder ses privilèges en recommandant PROS à l'assemblée nationale.
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    Hamidine il y a 4 heures
    C'est de la fumisterie. Où nous ont mené les compromis successifs depuis l'indépendance ? Permettre à chaque fois aux looseurs chassés par les urnes de revenir se partager nos derniers en y associant même leurs progénitures. Comment peut on à chaque fois appeler autour de la table les individus que le peuple souverain a chassé ? C'est juste du mépris. Qu'il soit digne de présenter sa démission pour que les cartes soient rebattues.
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    Hercule il y a 4 heures
    Ah oui, c'est à ce point! Ça vaut le risque, il a dit. C'est dommage de voir ce Monsieur jadis respecté descendre aussi bas dans ses analyses où on peut voir en filigrane combien Sonko les gênait. Un conseil que je peux me permettre, votre désillusion sera grande et vous devrez à ce moment là prendre votre retraite.
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    Cet homme là... il y a 3 heures
    ..n'est plus le alioune Tine que nous avions lors des luttes épiques contre Wade qui voulait placer, coûte que coûte, son fils karim a sa place. Ce Tine d'alors était résolument combatif sans calcul ni préoccupations de son apparence. Aujourd'hui nous avons un type gras,soucieux de son apparence de vieux sage africain, d'homme repus de combats, de connaissances, de relations et qui n'ose plus que frôler la vérité, celle du peuple qui a faim,soif et qui croupi dans une ignorance crasse. Reviens nous alioune d'hier, notre compagnon, notre ami.

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