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IDY-MACKY - L’inévitable corps-à-corps d’ambitions synchroniques

Auteur: Lesenegalais.net

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La gâchette est au flanc de Macky Sall. Laisser Idrissa Seck prendre le rôle de l’opposant dans la Majorité ? C’est le risque d’avoir une nouvelle alternative dans l’alternative plébiscitée par les Sénégalais à hauteur de 65%, au soir du 25 mars 2012. La voix du Président de Rewmi est la seule, à part le PDS, à porter les notes discordantes de l’alerte sur les urgences. Le propos des « enfants de Wade » est couvert par le vacarme des biens mal acquis.

Une affaire judiciaire qui dérive vers l’arène politique dans une rude bataille d’opinion qui renseigne sur la tâche ardue. Il y a encore des places à prendre face à Macky Sall. Seconde hypothèse : faire quitter Idrissa Seck ? C’est lui permettre de  reconquérir un statut de martyr qu’il a connu à son emprisonnement et ce, jusqu’à son audience avec Me Wade, à quelques jours du démarrage de la campagne pour la présidentielle de 2007. Cette rencontre a quelque peu entamé son crédit auprès d’une bonne partie de l’opinion. Le terme « deal » a éclaboussé l’épouvantail de l’hivernage 2005. Idrissa Seck en est conscient. Il convoque le registre confrérique pour se dépêtrer : un « ndigueul » (consigne) de Serigne Saliou Mbacké et de Serigne Mansour Sy.

Au nom de la paix sociale et des retrouvailles avec son père, bénies par tous ceux qui sont imprégnés des préceptes du Coran. Cette explication correspond à l’un des codes sociaux sénégalais : la fidélité à un pacte religieux. Le recours à l’image du paysan - qui le poursuit, juste pour déplorer cette audience et qui reste sans voix en apprenant l’existence de la consigne - est un second niveau de lecture. Ce procédé correspond à la hiérarchie sociale basée sur le critère de sagesse, d’âge. Et cette fois, il ne sortira pas. Lisez : il ne brisera pas le serment d’accompagner le camp victorieux sur Wade. Il laisse le soin à ses alliés, au premier chef desquels Macky Sall, de prendre l’initiative d’en faire un opposant affranchi de la chape de fidélité à Benno Bokk Yakaar. En attendant, il se place de manière fine sur le piédestal du maître qui délivre des notes : « ce n’est pas encore fameux ». Il souligne bien avec « encore ». Il révèle avoir négocié au nom du Sénégal des axes de coopération avec les nouvelles autorités libyennes. En un mot, il tire. Encore. Et sans guillemets ! Deux hommes politiques ayant sensiblement le même âge devront s’affronter pour un seul fauteuil. Seck n’a pas le discours d’un leader qui attendra tranquillement que se termine la décennie Sall. Il entend jouer serré pour accomplir son rêve dans 46 mois. Le chrono va vite ! Surtout qu’il peut avoir la conviction que la popularité de l’actuel Chef de l’Etat ne peut pas résister à l’érosion de la demande sociale. Le jeu d’un destin présidentiel en (re)construction vaut plus que deux postes de ministres et quelques sièges de députés. Le 25 mars a posé les premières fissures dans la façade d’unité sans faille autour d’un « bien élu » quia le tout Sénégal avec lui. Hormis, bien entendu, les pauvres Libéraux.

Auteur: Lesenegalais.net
Publié le: Mercredi 27 Mars 2013

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