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LES JEUNES SOCIALISTES SUR LA FIN DE MANDAT DE LEUR SECRETAIRE GENERAL « L’heure n’est pas à la succession de Tanor »

Auteur: Sudonline

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«L’heure n’est pas à la succession du secrétaire général du Parti socialiste». Telle est la conviction des jeunes socialistes qui ont réaffirmé avec force leur confiance à Ousmane Tanor Dieng, au cours d’une rencontre organisée avec les médias hier, vendredi 27 juillet 2012. Pour les compagnons d’Abdoulaye Diao, le coordonnateur du forum des jeunes socialistes, le débat sur la succession de Tanor, agité par des esprits tapis dans l’ombre, est « non avenu » tout comme le fait de convoquer un congrès ordinaire pour statuer sur la fin de mandat du secrétaire général des Socialistes. 

La tension qui accompagne la « polémique » sur la succession d’Ousmane Tanor Dieng au secrétariat général du Parti socialiste n’est pas prête de retomber. N’empêche, l’ancien homme fort du parti de Senghor et d’Abdou Diouf, qui a pris les rênes socialistes après l’Alternance de 2000, vient de recevoir un soutien de taille dans cette bataille pour le contrôle du parti. Après les femmes, ce sont cette fois-ci les jeunes socialistes qui ont renouvelé leur confiance à leur actuel secrétaire général. C’était au cours d’un point de presse organisé à Dakar hier, vendredi 27 juillet, et dont l’objectif, selon les initiateurs, était de canaliser et de recadrer le débat sur la succession de leur secrétaire général et sur l’urgence d’organiser un congrès ordinaire en vue de renouveler les instances du parti. 

A l’occasion, les membres du Forum des jeunes socialistes ont affirmé avec forte conviction que «L’heure n’est pas à la succession du secrétaire général du parti socialiste».Invoquant l’histoire du Parti socialiste, ces jeunes partisans de Tanor ont encensé leur secrétaire général, qualifié à la limite de « mage » qui a revigoré le parti. Pour cause, diront-ils, après que le président Diouf a laissé orphelin le navire socialiste en 2000, avec sa défaite à la présidentielle, Tanor a résisté farouchement, et seul, pour sauver le PS de Wade et de son régime.

 Qui plus est, pendant ses douze ans d’opposition, Tanor a relevé autant de défis et de paris que toute « cette minorité de politiciens mal venus qui cherche à distraire les Socialistes en posant le débat de la succession du secrétaire général ». Selon Abdoulaye Diao, le coordonnateur dudit forum, «Toutes ces questions soulevées par des cannibales politiques concernant le départ de Tanor de la tête du parti sont un faux débat ». Se faisant plus direct, Abdoulaye Diao précisera même que l’urgence n’est pas à la convocation d’un quelconque congrès pour la succession du secrétaire général. D’ailleurs, préciseront les jeunes socialistes, « l’opportunité d’organiser un congrès pour renouveler les instances du parti relève non du PS mais de la seule volonté de Tanor ».

Rappelons que la question de la succession de Tanor agite assez fortement les chaumières socialistes, surtout après la déclaration du secrétaire général du Ps affirmant que l’élection de 2012 était sa dernière présidentielle. Seulement, les résultats obtenus au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, avec deux ministères et 20 députés, avaient donné une seconde jeunesse au Ps et à Tanor. Conséquence : les oppositions se sont tassées. Même Me Aissata Tall Sall, porte parole du Ps, qu’on indexait comme un des potentiels frondeurs, avait qualifié la polémique sur la succession de Tanor comme un vrai faux débat. Pour la mairesse de Podor, « Tanor reste et restera à son poste jusqu’au prochain congrès du Ps ». Un congrès que les jeunes socialistes renvoient, eux, à la seule bonne volonté de…Tanor Dieng.Ndèye Marie DIALLO (Stagiaire) & Moctar DIENG

Auteur: Sudonline
Publié le: Samedi 28 Juillet 2012

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