"Président légitime" : Un responsable de PASTEF rappelle à l'ordre Guy Marius Sagna
In an open letter addressed to MP Guy Marius Sagna, Professor Lababa Faye, a senior member of Moncap, strongly criticized the Pastef party representative's recent statements, which referred to the existence of a "legal President and a legitimate President" in Senegal. Describing these remarks as "unfounded" and "dangerous," Professor Faye called on the MP to respect his oath to defend the Constitution and to stop sowing confusion in public opinion.
Professor Faye points out that the Senegalese Constitution recognizes only one President of the Republic, elected by direct universal suffrage and validated by the Constitutional Council, conferring both legality and legitimacy. According to him, artificially distinguishing these notions calls into question the constitutional order and risks undermining the stability of institutions. "Any attempt at duality is a threat to national unity," he insists.
As a member of parliament, Guy Marius Sagna is required, according to Faye, to preserve national cohesion and strengthen the credibility of the state, rather than fueling rhetoric likely to incite division or dissent. These statements, at a time when Senegal is seeking to consolidate its democracy, could erode citizens' trust in their institutions.
Professor Faye concluded by urging Sagna to exercise his freedom of expression in accordance with the law and to unequivocally recognize the legality and legitimacy of President Bassirou Diomaye Faye, stressing that any other discourse lacks constitutional foundation and compromises the political serenity of the country.
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Monsieur le Député Guy Marius Sagna,
Vos récentes déclarations évoquant l’existence d’un « Président légal et d’un Président légitime » ont suscité une vive inquiétude parmi les Sénégalais attachés à la stabilité de leur pays. En tant que citoyen engagé et membre de la coalition Diomaye Président, je me joins à la voix du Pr Lababa Faye pour vous rappeler une évidence : le Sénégal n’a qu’un seul Président, à la fois légal et légitime, en la personne de Bassirou Diomaye Faye, élu par le suffrage universel et investi par le Conseil constitutionnel.
Depuis l’ère de Léopold Sédar Senghor jusqu’à aujourd’hui, notre démocratie s’est construite sur des élections libres et transparentes. Le peuple sénégalais a choisi Diomaye Faye sans ambiguïté, et ce choix doit être respecté. Qu’il ait été soutenu par Ousmane Sonko ne retire rien à sa légitimité : au contraire, cela reflète la dynamique démocratique d’une coalition portée par les urnes.
Votre rôle, en tant qu’élu du peuple, est de servir ses intérêts, de répondre à ses préoccupations quotidiennes, et non d’alimenter des débats stériles qui fragilisent nos institutions. Distinguer artificiellement légalité et légitimité est un jeu dangereux – une brèche ouverte à la division et à l’instabilité. Le Sénégal n’a besoin ni de dualité ni de confusion, mais d’unité et de sérénité pour avancer.
Je vous exhorte donc, Monsieur le Député, à recentrer votre mandat sur le service public, à œuvrer pour la cohésion nationale, et à cesser toute rhétorique susceptible d’éroder la confiance des Sénégalais dans leur démocratie. La Constitution est claire, l’histoire de notre pays aussi : il n’y a jamais eu, et il ne peut y avoir, de Président illégitime au Sénégal.
Aujourd’hui plus que jamais, engageons-nous ensemble à préserver la paix et la crédibilité de nos institutions.
Alhousseynou Ba
President des Forces Africaines pour la renaissance , la liberte et l'unite , membre de la coalition Diomaye Président
Les propos récents de certains responsables politiques, notamment ceux de Guy Marius Sagna, évoquant une dualité entre un président « légal »
et
un président « légitime»,
ne peuvent être pris à la légère.
Le Sénégal n’est pas une République à géométrie variable.
Le peuple a élu un président, et c’est à lui seul que revient la charge de conduire la nation, de garantir l’unité, et de faire respecter les institutions.
Il est donc impératif que le président de la République siffle la fin de la récréation, en réaffirmant son autorité et en rappelant que la légitimité découle du suffrage universel, et non d’une popularité militante.
Face au faible discernement politique d’une grande partie de l’électorat, il serait même légitime d’ouvrir un débat sur un relèvement de l’âge minimum pour voter, pourquoi pas à 40 ans afin de garantir que le choix des urnes repose sur une expérience de vie et une compréhension réelle des enjeux. La diaspora, censée être un rempart de lucidité, se révèle parfois pire encore : voyager ne suffit pas à acquérir la clairvoyance.
Il n'a jamais fuit le débat
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