Si on en croit Ndick Diouf, président du Tribunal départemental de Pikine, de nombreuses femmes sont en situation de bigamie dans ce pays sans le savoir. Il s’exprimait hier lors d’une cession de formation des parajuristes organisée par l’Association des juristes du Sénégal. Selon le magistrat, la bigamie est un problème réel au Sénégal, mais malheureusement, le droit de la femme n’est pas trop vulgarisé. « La loi au Sénégal dit que toute personne majeure peut se marier, selon une coutume en vigueur. Son choix et le mariage sera valable, même si l’officier d’état civil ne l’a pas célébré. Une fois que le mariage est valable, la loi recommande aux époux d’aller le déclarer dans les six mois. S’ils ne le font pas, ce n’est pas une clause qui invalide le mariage. Mais il n’y a pas encore d’acte de mariage ».
En effet, affirme-t-il, « Depuis 1972-73, date d’entrée en vigueur du Code, aucun mariage au Sénégal ne peut être dissous si ce n’est devant le juge. Même si les époux s’accordent pour mettre fin au mariage ». « Au Sénégal, du côté des hommes, cela ne pose pas de problème. Ils prennent l’initiative de répudier leur femme, car ils ont droit, du côté des musulmans, d’en avoir jusqu’à 4. L’homme peut se remarier immédiatement, alors que la femme ne peut pas le faire, car le mariage n’est pas dissous, ni le divorce prononcé. « Dans ce cadre, si elle trouve un autre mari, on l’accusera de bigamie. C’est une infraction au nom de la loi, car étant réprimée par la loi pénale. Une chose que les femmes ne comprennent pas ».
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