S’il y a des gens qui souffrent en plein ramadan, c’est bien les batteurs de tam-tam. Loin des rendez-vous et manifestations folkloriques, les percussionnistes sont en congés forcés et sans salaire.
Ils sont privés de prestations et du coup de paye. En plus avec le ramadan qui coïncide avec la saison des pluies, ces griots sont obligés de ranger les « sabars » pour que la pluie tombe en abondance. C’est en tout cas la requête des traditions qui souhaiteraient que les percussions soient oubliées un moment pour laisser libre cours à la saison des pluies.
Même s’il arrive que cette interdiction de la tradition soit parfois bravée, les règles du ramadan restent les mêmes. Face à cette situation certains batteurs ont trouvé une activité de remplacement afin de substituer leur percussion à un autre gagne-pain. Une activité purement « Ngéweul » : ils se rendent auprès de leurs bienfaiteurs ou nobles afin de solliciter leur aide. Ces derniers leur donnent de l’argent en guise de Sukaru Koor.
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