Coumba Diallo "Queen Biz" élue Présidente de...
Coumba Diallo, aka Queen Biz, was elected President of the Communication and Press Relations Commission and Spokesperson for the Cercle des Administrateurs Publics (CAP) on Saturday during the general meeting held at the Noom Hotel. "It is both a privilege and a challenge that I accept with responsibility," she said, expressing her gratitude to the CAP members for their trust. This appointment marks a key milestone for the CAP, described by the singer as "a space for reflection, action, and transmission, where administrative excellence is combined with civic engagement."
Her mission will be to strengthen the circle's visibility, promote its actions, and support the modernization of public administration. "My goal is to make our circle more dynamic, more competitive, and more visible, in order to better highlight our commitment and expertise," she said, aiming for governance focused on performance, transparency, and dignity.

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Dans ce pays, nous subissons dĂ©sormais le diktat dâune nouvelle race de « politiciens » dont lâunique ambition est nĂ©e de lâĂ©chec.
Incapables, faute de compétence, de se hisser à des postes de responsabilité dans le privé comme dans le public, ils ont trouvé dans la politique un ascenseur vers le sommet des administrations et du service public.
Leur stratĂ©gie ? DĂ©mystifier la valeur du diplĂŽme, de lâexpĂ©rience et du mĂ©rite. Ils orchestrent savamment une inversion des repĂšres, oĂč la loyautĂ© politique prime sur la compĂ©tence, et oĂč les postes de PCA, dâadministrateur ou de directeur gĂ©nĂ©ral deviennent des rĂ©compenses de campagne plutĂŽt que des missions de service.
Nulle part ailleurs, sinon chez nous, on ne dĂ©fend sĂ©rieusement lâidĂ©e quâun ministre ou un DG nâa pas besoin dâexpĂ©rience, mais simplement de « bons conseillers ». Quelle farce ! Si nous persistons sur cette voie, nous reculerons de cinquante ans. Pire, nous allons vers lâimpasse.
Pendant ce temps, on nous distrait avec des prĂ©sentations PowerPoint dopĂ©es Ă lâintelligence artificielle, des forums et des sĂ©minaires mis en scĂšne par des agences de communication qui inondent les rĂ©seaux de belles images, de photos lĂ©chĂ©es et de vidĂ©os rythmĂ©es. Tout cela pendant que la rĂ©alitĂ© du quotidien du SĂ©nĂ©galais lambda sâaggrave, dans le silence et la fatigue.
La vĂ©ritĂ© est simple : nous sommes un pays pauvre, et la seule voie vers la dignitĂ© nâest pas de paraĂźtre, mais de travailler.
Travailler réellement. Sérieusement.
Par Axiruzamaan
Le Diktat des Incompétents
Nous vivons une Ă©poque oĂč lâincompĂ©tence sâest Ă©rigĂ©e en systĂšme.
Une nouvelle race de « politiciens » sâimpose, dont lâunique ambition est nĂ©e de lâĂ©chec : incapables, faute de compĂ©tence, de se hisser Ă des postes de responsabilitĂ© dans le privĂ© comme dans le public, ils ont trouvĂ© dans la politique une rampe de lancement vers le sommet des administrations et du service public.
Leur stratĂ©gie ? DĂ©mystifier la valeur du diplĂŽme, de lâexpĂ©rience et du mĂ©rite.
Ils orchestrent savamment une inversion des repĂšres, oĂč la loyautĂ© politique prime sur la compĂ©tence, et oĂč les postes de PCA, dâadministrateur ou de directeur gĂ©nĂ©ral deviennent des rĂ©compenses de campagne plutĂŽt que des missions de service.
Nulle part ailleurs, sinon chez nous, on ne dĂ©fend sĂ©rieusement lâidĂ©e quâun ministre ou un DG nâa pas besoin dâexpĂ©rience, mais simplement de « bons conseillers ». Quelle farce !
Si nous persistons sur cette voie, nous reculerons de cinquante ans.
Pendant ce temps, on nous distrait avec des prĂ©sentations PowerPoint dopĂ©es Ă lâintelligence artificielle, des forums et des sĂ©minaires mis en scĂšne par des agences de communication qui inondent les rĂ©seaux de belles images, de photos lĂ©chĂ©es et de vidĂ©os rythmĂ©es.
Tout cela pendant que la rĂ©alitĂ© du quotidien du SĂ©nĂ©galais lambda sâaggrave, dans le silence et la fatigue.
La vĂ©ritĂ© est simple : nous sommes un pays pauvre, et la seule voie vers la dignitĂ© nâest pas de paraĂźtre, mais de travailler. Travailler rĂ©ellement. Ensemble. SĂ©rieusement.
Le Silence Coupable des Sachants
Mais le plus inquiĂ©tant nâest pas seulement la montĂ©e de lâincompĂ©tence.
Câest aussi le silence coupable de ceux qui savent.
Les sachants,chefs religieux, intellectuels, cadres, chercheurs, enseignants, journalistes, hauts fonctionnaires se murent dans une prudence devenue lĂąchetĂ©, effrayĂ©s par la loi des 72 heures : celle du dĂ©nigrement, de la calomnie et des attaques personnelles orchestrĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux dĂšs quâune voix ose sortir du rang.
Nous avons laissĂ© sâinstaller une culture du vacarme oĂč la pensĂ©e se tait, et oĂč les plus bruyants dictent le rythme.
La peur dâĂȘtre âmal comprisâ, âmal interprĂ©tĂ©â ou âciblĂ©â par une meute numĂ©rique a tuĂ© le courage intellectuel. RĂ©sultat : les dĂ©bats publics sont dĂ©sormais animĂ©s par des polĂ©mistes improvisĂ©s, pendant que ceux qui pourraient Ă©clairer la nation observent, impuissants, depuis les marges.
Ce silence est coupable.
Car en se taisant, les sachants deviennent complices.
Ils laissent les imposteurs occuper lâespace, travestir les faits, manipuler lâopinion et formater une gĂ©nĂ©ration entiĂšre dans le bruit et la confusion.
Il est temps de parler Ă nouveau, dâexpliquer, de vulgariser, de dĂ©fendre la vĂ©ritĂ©, mĂȘme quand elle dĂ©range.
Car un pays qui fait taire ses penseurs et ses consciences finira tÎt ou tard gouverné par ceux qui ne pensent pas.
Ăpilogue
La grandeur dâune nation ne rĂ©side pas dans la mise en scĂšne et la starisation de son Ă©lite politique, mais dans la luciditĂ©, la rigueur et le courage de ses citoyens Ă©clairĂ©s.
Nous ne pouvons plus nous contenter de dénoncer en privé ce que nous cautionnons par notre silence public.
Le Sénégal mérite mieux.
Il mĂ©rite que lâon dise la vĂ©ritĂ©, que lâon travaille avec exigence, et que lâon ose, enfin, remettre le mĂ©rite, la compĂ©tence et la vĂ©ritĂ© au centre de la RĂ©publique.
Axiruzamaan
RĂ©flexion dâun citoyen qui observe, sâindigne et alerte.
Ne pas publier largement cette chronique pourrait ĂȘtre assimilĂ© Ă un acte de non assistance Ă un pays en danger.
QUEEN = FEMME
BIZ = BUSINESS
Ăa veut tout dire.
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