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Inondations à DAKAR et dans les régions : L’Etat engage des actions urgentes

Auteur: Le soleil

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La pluie de ce week-end a provoqué des dégâts considérables dans la banlieue où des maisons ont été envahies par les eaux de pluie obligeant certains habitants à déménager.

Wakhiane Nimzatt quartier Gorgui Faye. De l'angle d'une rue, on aperçoit aisément des flaques sporadiques formées à la suite des pluies de ce week-end. Par un système de drainage, les habitants de cette rue ont réussi à libérer les côtés des voies sablonneuses. A l'aide de briques, ils ont réalisé des voies de passage et permettre aux passants de traverser. Regroupées devant une maison située juste à l'angle cette même rue, trois femmes discutent des dégâts causés par les fortes précipitations. Des maisons inondées, des routes impraticables, tel est le décor dans ce quartier populeux. Les habitants appellent déjà au secours. C'est le cas de Mame Béty Bop. Sur le visage de cette femme se lit la désolation et surtout la fatigue. « Nous avons passée tout ce week-end à évacuer l'eau de pluie à l'aide de seaux et bassines. Je ne peux même pas lever correctement mes bras à cause de la douleur qui me ronge », indique-t-elle.

Les axes routiers impraticables

Non loin de là, El hadji Diop, debout devant la devanture de sa maison regarde avec impuissance cette eau. « Nous avons fait tout ce que l’on peut pour faire face à cette eau, mais je demeure convaincu que la seule solution reste la délocalisation», affirme-t-il. Juste à côté, une dame portant des lunettes de correction continuent de nettoyer sa chambre que l'eau venait d'envahir. Mais au fur et mesure qu'elle évacue, l'eau revient. « Tu as vu, on ne sait quoi faire. Nous avons vraiment besoin de l'intervention des autorités ».

A Guniaw rail, plusieurs dizaines de maisons sont sous les eaux. Tel est le cas au quartier Daouda Fam. Certaines familles sinistrées sont obligées d'aménager des espaces à l'aide de briques pour disposer d'une cuisine ou d’un lieu pour manger. D’autres ont fini par quitter le quartier. Coincée entre deux maisons abandonnées mais inondées, la famille Sy reçoit de l'eau de part et d’autre.

La maison est presque devenue un fleuve. A en croire Bassirou Sy, le comité de gestion des inondations mis sur pied dans ce quartier pour combattre ce fléau se réunit régulièrement, mais ne dispose pas de la moindre machine pour agir. La situation est moins pénible au quartier Sadio Guissé. « L'année dernière, c'est le directeur de l'Office nationale pour l'emploi des jeunes de la banlieue (ofejban), Boubacar Bâ, ainsi que la promotrice de lutte, Ndèye Ndiaye Tyzon, qui nous avaient offert quelques motopompes. Par contre, cette année, nous n'avions rien obtenu en termes de matériels d'évacuation», dit Amath Diop.

Les dernières précipitations tombées ont rendu impraticables plusieurs axes routiers de la banlieue. Particulièrement la route principale de Médina Gounass où l'eau a élu domicile et a même débordé par endroits. « En cette période d'hivernage, les chauffeurs de clandos font preuve d'imagination pour trouver des raccourcis qui peuvent leur permettre de continuer à rouler. Autrement, ils risquent d'observer un chômage technique », déclare le chauffeur de clando Baba Diop. A trois cents mètres du commissariat de Guédiawaye, tout comme au marché Bou Bess de cette même localité, l'eau occupe toute la route. Les chauffeurs sont obligés de contourner. Idem à Djeddah Thiaroye Kao, même si elle est moins touchée que la route de Médina Gounass.

Abdou DIOP

Auteur: Le soleil
Publié le: Lundi 22 Août 2011

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