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La ronde des auto-stoppeuses

Auteur: Le Pays au Quotidien

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Etre une prostituée à Dakar n’est plus tabou. La pratique a pris une proportion sans précédent ces derniers temps. Les tapineuses qui craignent de se faire repérer par leur connaissance s’éloignent de leurs lieux d’habitation pour aller vendre leur corps loin de chez elles. A quelques encablures de l’aéroport, à Yoff, sur la route comme près du littoral, elles sont nombreuses, ces filles de joie, à faire la ronde sur les trottoirs, dans la pénombre, attendant des clients.  Du pont de la Foire en passant par les Almadies jusqu’en ville, au moindre arrêt d’un véhicule, elles s’approchent pour discuter du prix. Une fois le marché conclu, elles sont acheminées vers des hôtels, des chambres de passage, ou encore à la maison du client, c’est selon l’accord du client. Aïda, une péripatéticienne, avoue qu’elle est dans le métier depuis près de 5 ans et qu’elle pourrait raccrocher dès qu’elle aura amassé la somme escomptée. « J’ai un copain mais il ne sait pas que je me prostitue », confie-t-elle. Et d’ajouter : « Je lui ai dit que je suis serveuse dans une boîte de nuit». Selon ses explications, elle nourrit l’ambition de se marier et donc n’envisage, en aucun cas, de dire la vérité à son copain. D’ailleurs, elle ne manque jamais d’exiger de ses clients des préservatifs. Comme Aida, les filles qui quittent leurs maisons, décemment habillées, pour remettre plus tard des tenues excitantes aux fins d’attirer la clientèle, sont légion. « Chacun à sa place. Nul n’a le droit d’empiéter sur le champ de son prochain », précise une péripatéticienne qui dit s’appeler Ramatoulaye. Pour elle, un plaisir sexuel tiré des ébats sexuels importe peu, l’essentiel c’est l’argent à récolter à la suite du coït. A en croire Aida, les femmes de joie préfèrent entrer en possession de la somme due avant « le match », de peur de se faire arnaquer par des clients « pernicieux ». Aussi, préfèrent-elles les hôtels. « Il y a certains hommes qui n’aiment pas payer après ou qui les violentent ; dans un hôtel, au moins quand je crie, on pourra me porter secours, renchérit  Ramatoulaye.

Auteur: Le Pays au Quotidien
Publié le: Samedi 22 Septembre 2012

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