Population, jeunesse et avenir : Le Sénégal redessine sa trajectoire démographique à l’horizon 2050
With the release of the third Population Policy Declaration, the Senegalese State is showing its ambition to transform demographic dynamics into an engine of development, by focusing on human capital, social equity and capturing the demographic dividend.
Senegal is embarking on a new strategic phase in the governance of its population. Gathered in January 2026 for the workshop to present the findings of the third edition of the Population Policy Declaration (PPD), public decision-makers, technical and financial partners, experts and civil society actors reaffirmed the central importance of demographic issues in the country's development.
Presiding over the meeting, the Secretary General of the Ministry of Economy, Planning and Cooperation, Mouhamadou Bamba Diop, recalled the historical and prospective importance of this document, which is intended to structure public action in the face of the major demographic changes that Senegal is experiencing.
A population policy rooted in history and oriented towards the future
First adopted in 1988 and updated in 2002, the Population Policy Statement has, for over two decades, placed human capital development at the heart of national priorities. The new PPS continues this tradition, while incorporating updated data from the 2023 General Population and Housing Census (RGPH).
Developed in accordance with Senegal's international commitments, the United Nations' Agenda 2030, and the African Union's Agenda 2063, it is also aligned with the National Agenda for Systemic Transformation Senegal 2050. "The aim is to provide the country with a coherent, forward-looking and multi-sectoral framework, capable of sustainably guiding interventions in demographic dynamics, taking into account socio-economic, cultural and territorial realities," stressed Mouhamadou Bamba Diop.
Significant progress, but persistent demographic pressure
Public policies implemented in recent years have led to significant progress: a decline in mortality, an increase in life expectancy, and a decrease in fertility, thanks in particular to the five-year Priority Action and Investment Programs (PAIP). However, population growth remains high. Senegal's population has increased from 4.9 million inhabitants in 1976 to over 18 million in 2023, reflecting the scale of the challenges ahead.
These challenges mainly concern "strong population growth and high dependency ratio, still insufficient access to education and health services, persistent poverty, particularly in rural areas, territorial inequalities exacerbated by rapid urbanization and the need for jobs and infrastructure".
Human capital and demographic dividend at the heart of the strategy
To address these challenges, the State is relying on a massive increase in investments in human capital in order to take full advantage of the demographic dividend, the window of opportunity for which has been open since 1999.
The adoption of the Senegal Vision 2050, which places people at the heart of public policy, marks a major turning point. One of the pillars of the National Development Strategy (2025-2029) aims to transform the youth, who constitute the vast majority of the population, into a driver of inclusive and sustainable growth. Speaking on behalf of the United Nations Population Fund (UNFPA), Caroline Muller, Deputy Resident Representative, welcomed a declaration intended to serve as a compass for development policies.
The figures from the General Population and Housing Census (RGPH) confirm the urgency of action: between 2013 and 2023, the population increased from 13.5 million to 18.1 million, with an average annual growth rate of 2.9%. More than 60% of Senegalese are under 25 years old, representing considerable potential provided that investments are made in education, health, and employment. The decline in the total fertility rate from 6 children per woman in 1992 to 4 in 2023 opens a favorable window for capturing the demographic dividend, the peak of which is expected around 2035.
Through its new strategic plan 2026-2029, UNFPA intends to support the implementation of the DPP around transformative results: zero avoidable maternal deaths, zero gender-based violence and harmful practices, zero unmet need for family planning, with now a strengthened focus on demographic transition, aging and climate change.
Commentaires (4)
L'Éthiopie, la Somalie, l'Érithrée, ou l'anglais à côté de leurs langues nationales commme: Kenya, Tanzanie et Ouganda.
Ne prendre que l'anglais comme première langue étrangère juste pour communiquer avec le monde à partir de ce jour là nous commençons à avoir l'indépendance sans doute mais avant ça la France nous regarde et continuera à nous regarder toujours comme des sous hommes, des handicapés et nous respectera jamais et continuera à nous manipuler et surtout à nos états, et elle nous divisera et aussi jamais elle respectera nos diasporas sur son sol.
Aucun pays normal, fier, digne et qui se respecte laisse ses propres langues et officialise une langue non nationale surtout une langue coloniale unitile.
Dans le monde seul nous les Africains le font les autres peuples ils préféreront mourir plutôt de l'accepter.
Si vous ne connaissez pas pourquoi demandez aux Asiatiques ou aux Africains de l'est qui sont plus proche du continent Asiatique ils vous l'expliqueront pourquoi.
OR, NOUS AFRICAINS SOMMES LES SEULS, JE DIS BIEN LES SEULS, A QUI ON DEMANDE DE RÉDUIRE LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE PAR DES PROGRAMMES DE RÉDUCTION DES NAISSANCES ET TOUTE UNE FOULE DE MESURES COUVERTES OU CLANDESTINES QU'ON PRÉSENTE COMME FAVORABLES A LA SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L'ENFANT. JE DÉFIE QUI QUE CE SOIT SUR CE FORUM DE ME TROUVER UN SEUL PAYS, JE DIS BIEN UN SEUL PAYS EUROPÉEN OU ASIATIQUE, OÙ LA NATALITÉ N'EST PAS ENCOURAGÉE NOTAMMENT PAR DES MESURES INCITATIVES FORTES DE NATURE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE POUR POUSSER LES COUPLES A FAIRE PLUS D'ENFANTS. SI VOUS CONNAISSEZ UN SEUL PAYS EUROPÉEN OU ASIATIQUE QUI N'ENCOURAGE PAS LA NATALITÉ, QUI N'A PAS UNE FORTE POLITIQUE NATALISTE, NOMMEZ-LE! TOUS LES PAYS EUROPÉENS ET TOUS LES PAYS ASIATIQUES SANS AUCUNE EXCEPTION ENCOURAGENT LEUR POPULATION A FAIRE PLUS D'ENFANTS, TOUJOURS PLUS D'ENFANTS ET LA BAISSE DE LA FÉCONDITÉ COMME C'EST LE CAS DANS TOUS LES PAYS EUROPÉENS ET ASIATIQUES, EST PERÇU PAR TOUS LES POUVOIRS PUBLICS SANS AUCUNE EXCEPTION COMME UNE CATASTROPHE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LAQUELLE ILS LUTTENT DÉSESPÉRÉMENT. AU CONTRAIRE CHEZ NOUS, QUAND LA FÉCONDITÉ BAISSE NOS DÉCIDEURS SONT CONTENTS ET SE FÉLICITENT D'AVOIR REUSSI UN EXPLOIT.
NOUS LES AFRICAINS NOIRS SOMMES LES SEULS, SUR TOUTE LA SURFACE DE LA PLANÈTE TERRE, JE DIS BIEN SUR TOUTE LA SURFACE DE LA PLANÈTE TERRE, QUI SOMMES INCITÉS A FAIRE MOINS D'ENFANTS.
Pourquoi est-ce que nos décideurs ne réfléchissent pas? pourquoi est-ce qu'ils sont incapables d'utiliser leur cerveau pour analyser les réalités de ce monde au lieu de régurgiter, répéter tout simplement ce qu'on leur dit en se donnant des airs savants?
POURQUOI EST-CE QUE NOS DÉCIDEURS GOBENT N'IMPORTE QUOI ET ACCEPTENT DE PRENDRE DES DÉCISIONS STUPIDES ET SUICIDAIRES EN MATIÈRE DE POPULATION QUAND ON LEUR DIT: ''FAITES CE QUE JE DIS, NE FAITES PAS CE QUE JE FAIS''? QU'EST-CE QU'ILS FONT CHEZ EUX ET QU'EST-CE QU'ILS NOUS DEMANDENT DE FAIRE CHEZ NOUS? POURQUOI EST-CE QU'ON NE SE POSE JAMAIS CE GENRE DE QUESTIONS?
Prenons le cas de la France comme exemple typique de cette hypocrisie. En mai 2024, Emmanuel Macron qui on le sait fustigeait les grandes familles africaines, annonçait un plan de ‘’réarmement démographique’’ de la France (‘’parce qu’il y va de l’avenir de nos familles’’ disait-il). En fait, les Français qui découragent la natalité chez nous mènent chez eux la politique nataliste la plus forte d'Europe. En France, de généreuses allocations familiales sont octroyées aux familles pour les encourager à avoir plus d’enfants : on peut citer entre autres, l’Allocation de logement à caractère familial (ALF) ; la PAJE : prime à la naissance et à l'adoption ; Les Allocations familiales ; le Complément familial ; l’Allocation de soutien familial (ASF) ; la Carte Enfant famille ; la Carte Famille nombreuse, etc. La France a en fait une tradition pronataliste ancienne (depuis la IIIᵉ République), marquée par la peur du « déclin démographique » par rapport à l’Allemagne (après la défaite de 1870, puis après celle de 1945). Aujourd’hui, le discours, tout en nuances, est plutôt social-démocrate et universaliste (pour ne pas heurter les sensibilités, notamment féminines): la natalité est présentée comme un enjeu de justice sociale, de soutien à l’égalité hommes-femmes, et de pérennité de la sécurité sociale (système par répartition). Les gouvernements récents (Macron, Borne, Attal) insistent tous sur « permettre aux couples d’avoir les enfants qu’ils désirent », étant donné que le nombre d’enfants désiré est toujours plus important que le nombre d’enfants par femme en âge de procréer. Mieux, dans le débat public, la France se distingue par une acceptabilité élevée des politiques natalistes car elles sont perçues comme partie intégrante de la politique familiale et sociale (allocations, crèches, école maternelle gratuite, etc.), mais aussi de l’influence, de la présence et de la puissance de la France.
La France n’est d'ailleurs pas la seule à mener une politique pronataliste affirmée tout en décourageant les Africains de faire des enfants. C’est le cas dans tous les autres pays européens, sans aucune exception. Si vous connaissez une seule exception, dites-le-moi.
C’est ainsi par exemple qu’en Italie, le Sénat a voté, il y a quelques mois, à la quasi-unanimité, une allocation mensuelle de 250 euros par enfant et par famille et ce, jusqu’à l'âge de 21 ans. En d'autres termes, pour inciter les familles italiennes à avoir plus d'enfants et enrayer le déclin démographique du pays, elles recevront gratuitement de l’État chaque mois pendant 21 ans une somme équivalente à 163.000 francs CFA et ce...dès le septième mois de grossesse ! Le gouvernement et les parlementaires italiens ont pris avec enthousiasme et optimisme cette incitation financière coûteuse mais salutaire pour leur pays et il est annoncé que d'autres initiatives du même genre suivront. En Italie comme ailleurs en Europe, le narratif dominant a trait à « l’hiver démographique » (inverno demografico), c’est-à-dire la baisse constante de la natalité, voire de la population qui est devenue une angoisse permanente pour tous les dirigeants européens. Partout, les gouvernements, de gauche comme de droite, mettent en avant une « urgence nationale » face à l’effondrement de la natalité. Sous Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia), le discours a même pris une tonalité identitaire et nataliste-conservatrice : « remettre la famille au centre », protéger « l’italianité » face à la dépopulation et à l’immigration, etc. Meloni a déclaré à plusieurs reprises que « sans enfants, l’Italie n’a pas d’avenir », mais elle ne dira bien sûr, jamais la même chose de l’Afrique.
Il faut savoir que des initiatives similaires sont d'ailleurs prises dans tous les autres pays européens, je dis bien TOUS LES AUTRES PAYS EUROPÉENS SANS EXCEPTION, et les élites dirigeantes de ces pays considèrent comme une question de survie l'augmentation de leur population alors qu'ils considèrent comme une question de survie la diminution de la population chez nous. Mieux, on observe exactement la même tendance dans tous les pays asiatiques, surtout ceux d’Asie de l’Est.
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