Dans un document parvenu à Enquête, et prenant le prétexte de la visite du président des États-Unis d’Amérique au Sénégal, ce démembrement du mouvement indépendantiste affirme que le conflit qui oppose le Mfdc au Sénégal est « politique ».
À ce titre, le Cercle des intellectuels et universitaires dit prendre la mesure de l’intérêt des États-Unis pour la Casamance, en nommant James R. Bullington, conseiller pour la Casamance auprès de l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Sénégal.
« La démarche dudit conseiller doit avoir un caractère neutre, juste et équilibré », précise toutefois le communiqué.
Ainsi, le mouvement indépendantiste y réaffirme son « droit à l’autodétermination ».
Après un laïus sur l’autodétermination et le droit de chaque peuple à « déterminer sa propre forme de gouvernement, indépendamment de toute influence étrangère », les intellectuels du Mfdc notent que leur « seul lien avec le Sénégal, c’est une langue étrangère, le français ».
« Nous n’avons ni la même langue, ni la même culture, ni la même histoire, ni la même végétation. Or, donc, les Arabes qui parlent tous la même langue n’ont pas les mêmes pays, à plus forte raison la Casamance par rapport au Sénégal », indique le texte.
« C’est pourquoi, le Mfdc pose depuis sa création en 1947, la question de l’indépendance de la Casamance. La tactique employée en 1982 fut d’organiser la désobéissance civile », poursuit la note.
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