La stigmatisation de lépreux avec leur isolement dans des villages de recasement que sont Mballing, Koutal, Fadiga, Kolda, Djibélor, Teubi, Sowane, Peycouck et Diambo a été à coup sûr la plus grave erreur commise au Sénégal par les autorités dans le cadre de la lutte contre la lèpre. « Heureusement que le Gouvernement actuel est en bonne voie pour abroger la loi 76-03 du 25 mars 1976 qui les avait créés ces villages » se félicite Cheikh Ndiaye, directeur général de l’Action Sociale venu présider à Touba la journée dédiée à la lutte contre la lèpre.Selon lui, la volonté des autorités de pallier ce scandale est manifeste avec le projet de loi déjà en examen à l’Assemblée Nationale. Le directeur Général de l’Action Sociale de déplorer aussi le fait que les malades de la lèpre sont, à cause de ce refoulement social dont ils sont victimes, réduits au chômage. « Vous les voyez prendre d’assaut Touba. C’est parce qu’ici, la mendicité est juteuse. Touba est leur Eldorado en quelque sorte » expliquera-t-il non sans se féliciter de leur intégration dans la communauté. Le Directeur reviendra sur le choix porté sur Touba pour abriter cette journée et qui « relève spécifiquement de son caractère cosmopolite ». C’est d’ailleurs le centre d’accueil par excellence que constitue la ville sainte qui explique les nombres de cas importants recensés depuis deux ans. Selon le docteur Alphonse Zouby , en 2013 la région de Diourbel avait connu 55 cas de lèpre dont 54 dits multi bacillaires. En 2014, 52 cas ont été répertoriés avec un taux de guérison de 89%.Correspondance Seneweb.com à Touba
Auteur: SenewebNews
Publié le: Dimanche 26 Janvier 2014
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