L’ancien ministre des Affaires étrangères du président Abdoulaye Wade, Cheikh Tidjane Gadio, s’exprimant à RFI sur la situation délétère qui prévaut en Égypte, avec la destitution par l’armée du président démocratiquement élu, Mohamed Morsi, a bien pris le contre-pied de l’Union africaine et par ricochet, du gouvernement sénégalais.
En se posant la question de savoir si c’est un coup d’état qu’il y a eu en Égypte, Dr Gadio trouve des circonstances atténuantes au coup de force des militaires.
À l’en croire, « L’intervention de l’armée, nous pouvons épiloguer là-dessus, l’Afrique a été l’objet de plus de 180 coups d’état. Est-ce que c’est un coup d’état ? ».
Enquête de souligner que pour "faire passer la pilule de ce coup d’état de trop" en Afrique, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères a martelé, ironique : « J’ai beaucoup aimé quand le Général Sessi dit : « Nous avons entendu l’appel du peuple, il nous a appelés au secours mais ne nous a pas appelés au pouvoir ». Cela signifie-t-il que les militaires égyptiens ne contrôlent pas le pouvoir ?
En tout cas, si la position de l’Etat sénégalais est claire, épousant celle de l’Union africaine et refusant ainsi de cautionner tout pouvoir qui ne soit pas issu des urnes, Gadio cherche des poux sur la tête de Morsi.
Toutefois, « Un gouvernement issu d’élections démocratiques ne doit pas se refermer sur lui-même. Ceux qui gagnent ne doivent pas prendre tout. Il faut s’ouvrir, tendre la main aux autres », a-t-il critiqué.
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