L’interrogatoire de Samuel Sarr à la brigade de Recherches de la gendarmerie de Colobane révèle des secrets très profonds. L’ancien ministre a pu s’expliquer sur sa fortune colossale et a signifié aux limiers qu’il ne s’est pas enrichi de façon illicite. Sa « déclaration de patrimoine » faite en 2003, avant d’occuper la direction de la Société nationale d’électricité (Senelec), lui a été d’un grand secours. Dans ce document survolé par nos confrères de La Tribune, Samuel Sarr y étale sesbiens « acquis bien avant l’alternance ». Déjà à l’époque, il était riche de 10 milliards de F cfa, soit 15 millions d’euros et un jet privé en son nom depuis cette date. Cette faramineuse somme était répartie entre 3 comptes bancaires établis en Europe. Il avait aussi des appartements à Londres et Paris, ainsi que des villas à Banjul et Dakar. Ironie du sort, c’est Macky Sall, alors Premier ministre, qui avait commandité cette enquête de moralité. Un exercice somme toute ordinaire dans la conduite des affaires et pour la transparence. Toutes choses qui font dire à l’ancien ministre de l’Energie qu’il avait des biens acquis à « la sueur de son front » bien avant l’alternance.
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