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AVERTISSEMENT DE LAMINE DIACK PAR LA COMMISSION EXECUTIVE DU CIO : Le président de l’Iaaf démonte les accusations de corruption

Auteur: Le Populaire

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Le président Lamine Diack a fait parvenir des conclusions à la Commission éthique du Cio pour organiser sa défense. Dans ce document dont nous avons une copie, le patron de l’athlétisme mondial a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés
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Cité dans une affaire de corruption suite à l’émission de télévision diffusée par Bbc Panorama, le 29 novembre dernier, le président de l’Iaaf, Lamine Diack, a rejeté en bloc les accusations portées contre lui par la Commission éthique du Cio (Comité international olympique). Dans ses conclusions formulées le 5 décembre dernier, le président Diack qui a reçu un avertissement, a fourni des explications sur l’origine et la destination des montants perçus. «A la date du 13 mars 1993, au sortir des élections présidentielles, le candidat du Parti socialiste dont j’étais alors le chef de file dans la région de Dakar, a remporté le scrutin.
 Mon unique maison a été sauvagement incendiée à mon absence et ma famille n’a été épargnée que par miracle», rappelle-t-il en précisant que «n’ayant jamais songé à souscrire une police d’assurance pour me prémunir de risques de cette nature que je n’avais jamais envisagés, je me suis retrouvé sans domicile, sans mobilier et sevré de tout appui de la part de l’appareil auquel j’appartiens ou de l’Etat du Sénégal». Selon Lamine Diack, «c’est dans ce contexte fait de difficultés, de dénuements et de privations de toutes sortes qu’un ami, Jean-Marie Weber, président du Conseil d’administration d’Isl/Ismm, m’a apporté une aide financière, dont il serait particulièrement injuste et franchement outrageant, de croire un seul instant, qu’elle eût pu représenter une contrepartie à je ne sais quel service occulte ou manœuvre frauduleuse». Réfutant l’idée d’une quelconque corruption, le président Diack cite d’autres bonnes volontés qui sont venues à son chevet. «Dans ces circonstances et sans que je n’aie sollicité la moindre aide, des sportifs allant des plus modestes que compte mon pays, aux plus illustres au plan international comme feu Juan Antonio Samaranch, ont chacun, selon ses moyens, constitué spontanément autour de moi, une chaîne de solidarité humaine dont je garderais toujours un souvenir vivace et reconnaissant», verse-t-il dans les conclusions en guise de preuves de ce drame dont la presse s’est largement fait écho. Déterminé à préserver sa crédibilité, 
 
Lamine Diack a également rappelé que les faits incriminés remontent au moment où il exerçait les fonctions de 1er vice-président de l’Iaaf. «Jusqu’à mon avènement à la tête de l’Iaaf, en novembre 1999, je n’ai jamais participé ni de près ni de loin aux négociations qui ont conduit à la signature du contrat du 22 juin 1993 liant Isl à l’Iaaf, comme à celle des autres membres du Conseil de l’Iaaf, qu’à 21h 30, la veille de la réunion du premier conseil qui a suivi le décès de Primo», se défend toujours l’ancien président de la Caa dont Me Habib Cissé est le conseiller juridique. 

De l’incompétence de la Commission d’éthique

Certes, conformément aux dispositions du texte d’application de la Règle 23 de la Charte olympique Lamine Diack a écrit pour faciliter l’enquête, mais il est convaincu que la Commission est incompétente pour le juger. 
«Les faits justifiant la saisine de la Commission d’éthique sont intervenus au cours de la période allant du 22 avril au 19 novembre 1993. A cette époque, je n’étais pas membre du Cio (je suis membre du Cio depuis 1999 en qualité de président de l’Iaaf). En tant que vice-président de l’Iaaf, je ne représentais pas légalement l’Iaaf. Je ne disposais d’aucun pouvoir de décision sur la gestion contractuelle des intérêts de l’Iaaf», démonte-t-il de toutes pièces. 
Suffisant donc pour arriver à la conclusion suivante : «La Commission d’éthique, dont j’attache le plus grand prix à la mission et à l’indépendance, n’est pas donc compétente pour connaître des faits en question (…) En d’autres termes, je n’ai pas voulu me réfugier derrière l’incompétence de la Commission d’éthique, ni me soustraire à une instruction dont le but légitime était de recueillir tous les éléments (à charge ou à décharge) nécessaires à la manifestation de vérité en ne laissant aucune place au doute». 
A propos des manquements soulevés, Lamine Diack persiste à dire que «les dons d’argent spontanés reçus de Jean-Marie Weber n’avaient pour objet que m’aider à faire face à un drame humain qui aurait pu être le lot de tout un chacun». Et d’ajouter : «La concomitance des dons en cause (22 avril-19 novembre 1993) et la signature du contrat par la société Isl/Ismm (22 juin 1993) est purement fortuite (…) Il est injuste de tenter d’établir un lien de causalité entre ces dons et la signature de contrat avec Isl/Ismm». 
Prenant le contre-pied de ces détracteurs, Lamine Diack fait une révélation de taille. «Mes liens d’amitié n’ont jamais influé de quelque manière que ce soit sur mon indépendance d’esprit, ma liberté d’action et mon intégrité de dirigeant sportif.
 
 La meilleure preuve en est qu’à mon avènement à la tête de l’Iaaf, en 1999, après le décès de Primo Nabiolo, et mû par les seuls intérêts de l’Iaaf, j’ai mis un terme au contrat de partenariat qui permettait jusqu’alors à la société Isl/Ismm toujours dirigée par le même Jean-Marie Weber, de bénéficier d’importantes commissions d’un montant de 3’5 millions de dollars sur les droits de télévision revenant à l’Iaaf. On ne prend pas le risque d’une décision de cette portée si l’on a des choses à craindre ou si l’on est lié par un engagement occulté à la société concernée», surprend-il en mentionnant que «la réalité et l’importance du préjudice moral résultant de l’absence de confidentialité de la procédure ouverte à mon égard impose un double souci de justice et d’équité». 
Auteur: Le Populaire
Publié le: Jeudi 15 Décembre 2011

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