Corrida traditionnelle - Photo: Pexels/Jorge López
Au Niger, il y a des rituels qui résistent au temps comme le « Hawan Kaho ». Cette forme de tauromachie traditionnelle se déroule chaque année, à la veille des fêtes du Ramadan et de la Tabaski, dans le Sultanat du Damagaram, ex-État musulman précolonial ayant pour capitale la ville de Zinder.
Hier mercredi 18 mars, une foule immense s'est déplacée dans la cour du palais du sultan pour assister à cette cérémonie qui met aux prises de jeunes bouchers à des taureaux furieux.
Ces abatteurs, plongés dans une transe, défient les bovidés en grimpant sur leurs têtes avec l'objectif de les immobiliser en gardant solidement leurs cornes. Ils prouvent ainsi au sultan qui assiste au spectacle leur bravoure, leur dextérité, mais aussi la puissance de leurs pouvoirs mystiques. La différence fondamentale entre le « Hawan Kaho », et le Corrida, c'est que les animaux ne sont pas tués par les toreros, qu'on peut assimiler ici aux bouchers.
Dès que l'abatteur arrive à immobiliser le taureau, sa victoire est proclamée et l'animal est reconduit dans le troupeau.
Le « Hawan Kaho » d'hier mercredi s'est déroulé sous les yeux du sultan et du sarkin fawa, le chef des bouchers du sultanat. L'homme a confié au site Lesahel.org, que ces protégés suivent un parcours initiatique avant d'affronter le taureau. « Ce n'est ni le hasard ni les artifices modernes qui permettent d'affronter le taureau. Il existe des connaissances héritées de nos ancêtres qu'il faut apprendre auprès des détenteurs de ce savoir », a-t-il expliqué.
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