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« Dette cachée » : la vérité a triomphé du mensonge (Par Hamidou Anne)

Auteur: Par Hamidou Anne

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« Dette cachée » : la vérité a triomphé du mensonge (Par Hamidou Anne)

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Ce lundi 15 juin 2026, dans un entretien accordé à RFI et France 24, Ousmane Sonko a tenu des propos sidérants. Interrogé sur la « dette cachée », il a déclaré : « Quand je parlais à certaines occasions, je parlais en tant que chef de parti politique qui donne son opinion ». C'est donc de sa propre bouche, sur une antenne internationale, que tombe l'aveu : les accusations qui ont ébranlé l'économie sénégalaise n'étaient que des opinions de militant, non des constats d'un Premier ministre qui, à ce titre, disposait de l'Administration (art. 57 de la Constitution). Ses propos engageaient l'État et avaient une résonance auprès des partenaires extérieurs du Sénégal. Quel niveau d'irresponsabilité peut atteindre un homme politique, de surcroît au pouvoir, pour considérer que ses propos avaient la même valeur que ceux d'un bouffon dans une fête foraine ?

Le 26 septembre 2024, à peine quelques mois après l'alternance pacifique et démocratique, une conférence de presse hallucinante fut organisée. Elle n'eut qu'un seul objectif, dans la continuité de sa méthode politique : calomnier, diffamer, salir. L'affabulation dite de la « dette cachée » fut clamée, avec des accusations aussi grotesques que dangereuses. Le régime précédent aurait maquillé les comptes publics et présenté de faux chiffres aux Sénégalais et aux partenaires techniques et financiers, en particulier au FMI.

L'onde de choc dépassa les frontières du pays. Ousmane Sonko, dont l'affinité naturelle avec le faux est de notoriété publique, ne recula point devant une nouvelle sordide accusation. Son seul dessein était de nourrir un discours victimaire et de jeter l'opprobre sur l'ancien régime, à la veille de législatives cruciales. Dans la foulée, ses petits télégraphistes, laquais agités, reprirent la chanson. D’aucuns avouèrent avoir été « dribblés », d'autres saluèrent un courage épique, et les plus téméraires — quelques économistes exaltés du fascisme — crièrent au génie. La notation du Sénégal fut abaissée à plusieurs reprises par Moody’s et S&P notamment, le FMI stoppa son programme avec le Sénégal et bloqua ses décaissements. Qu'à cela ne tienne, le gain électoral du 17 novembre fut à la hauteur du geste : 130 députés et un florilège de problèmes pour une économie littéralement mise à l'arrêt.

Nous savions qu'il racontait des contrevérités et l'avions rappelé à plusieurs reprises dans des conférences de presse, des interviews et des réunions publiques. Nous avions même rédigé un contre-rapport déposé à Washington sur la table de la Directrice générale du FMI. Le régime Pastef a malgré tout poursuivi son offensive qui menait le pays à la ruine, au nom d'intérêts personnels et d'un goût immodéré pour la médisance.

Deux ans après ces accusations, les Sénégalais souffrent le martyre. Les chiffres sont accablants : en avril 2024, le déficit public était de 840 milliards de francs CFA. Il a depuis explosé pour atteindre 5 200 milliards, soit une multiplication par plus de six en moins de deux ans. La dette globale, elle, culmine désormais à 16 000 milliards, du fait d'un changement volontaire et coupable de méthode de calcul. Derrière ces agrégats macroéconomiques, il y a un impact sur la vie concrète des Sénégalais. La précarité, le chômage, l'arrêt des investissements, l'atonie du secteur privé, l'effondrement de la confiance et la méfiance accrue des marchés asphyxient les citoyens, ruinent le crédit du pays et menacent le tissu social. Le Plan de redressement économique et social, parce qu'il est en vérité une politique d'austérité violente et qu'il n'a d'autre ambition que la pressurisation des entreprises et des ménages, était appelé à être un échec. Déjà sans imagination, sans talent et sans compétence, le régime Pastef, par un grand mensonge, bouleverse les équilibres sociaux et menace le pays d'une banqueroute.

Les Sénégalais découvrent ce 15 juin 2026, médusés, que les accusations, qui ont détruit l'économie, ruiné la signature du pays, déstructuré des entreprises et conduit des milliers de gens au chômage, étaient donc mensongères. Dans notre Livre Saint, le Très-Haut rappelle : « Certes, Allah ne guide pas celui qui est outrancier et menteur » (40:28). S'il est des vices qui déshonorent, désacralisent et répugnent, le mensonge se situe au sommet de la pile. Le principal auteur du crime économique revient sur les lieux de son forfait pour, dans une insoutenable légèreté, avouer qu'il tenait des propos politiciens.

L'APR a été victime de la plus grosse fabrication mensongère de l'histoire de notre République. Nous avons tenu, résolument attachés à l'exigence de vérité, à l’esprit républicain et à une culture de gouvernement. Nous n'avons jamais cédé à la tentation de la désacralisation des institutions ni à la remise en question de notre partenariat avec le Fonds Monétaire International.

Aucun membre de notre parti n'a injurié un magistrat de la Cour des Comptes ni appelé à brûler le siège du FMI. La vérité a éclaté, de la bouche même qui avait soutenu le contraire.

Hamidou Anne

Coordonnateur National de la Cellule Analyses et Prospective de l'APR

Auteur: Par Hamidou Anne
Publié le: Mardi 16 Juin 2026

Commentaires (9)

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    Bien tardif apériste il y a 1 heure
    Soyez plus Poli Mr Hanne. Macky ne vaut pas en 2026, ONU de changer de nature. Là on vous a changé de mot mais vous avez dit que " Sonko raconte des sornettes". Grosse manipulation que vous et une certaine presse corrompue a titré aujourd'hui en " reculades de Sonko" sur la dette cachée. Comme si tout le monde n'avait pas suivi l'interview sur France 24.
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    Drôle il y a 27 minutes
    Et venant des intellectuels, c’est drôle…
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    Du calme il y a 13 minutes
    Cet intellectuel, certes brillant, mais, très imprudent, devrait lire le rapport de la Cour des comptes sur la dette et également le rapport d’octobre 2023 de cette même Cour sur la gestion 2018-2021 du Prodac quand PMNd le dirigeait.

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