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Le Conseil constitutionnel : de l'audace à l'esquive (Juge DEME)

Auteur: Ibrahima Hamidou DEME

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Le Conseil constitutionnel : de l'audace à l'esquive (Juge DEME)

Le 15 février 2024, le Conseil constitutionnel sénégalais avait surpris par son audace. Face à une crise institutionnelle majeure, il avait pleinement assumé sa mission de gardien de la suprématie de la Constitution et de régulateur du fonctionnement des institutions.

Le 17 juin 2026, saisi d'un recours contre la décision du Bureau de l'Assemblée nationale ayant procédé à la réintégration de M. Ousmane Sonko comme député, la même institution semble avoir emprunté le chemin inverse.

Le Conseil ne s'est pas prononcé sur le fond du litige. Il s'est déclaré incompétent.

À première vue, il pourrait s'agir d'une décision purement technique. En réalité, elle soulève une question autrement plus fondamentale : quelle conception le Conseil constitutionnel se fait-il aujourd'hui de son rôle et de sa propre jurisprudence ? Le débat mérite d'être posé.

Les requérants n'avaient pas fondé la compétence du Conseil sur le seul article 92 alinéa 3 de la Constitution, relatif à sa qualité de juge de la régularité des élections nationales. Ils avaient également invoqué l'article 2 de la loi organique relative au Conseil constitutionnel, ainsi que deux décisions majeures de la jurisprudence constitutionnelle sénégalaise : les décisions n°08/2017 du 26 juillet 2017 et n°1/C/2024 du 15 février 2024.

Leur raisonnement s'articulait en deux temps. D'une part, le Conseil est juge de la régularité de l'élection des députés. D'autre part, il est le gardien de la Constitution et le régulateur du fonctionnement des institutions.

Or c'est précisément sur ce second fondement que le silence du Conseil interpelle.

La décision du 17 juin 2026 répond exclusivement à l'argument tiré de la compétence électorale. Elle rappelle que la mission de juge électoral prend fin avec la proclamation définitive des résultats et que la décision attaquée est intervenue bien après les élections législatives de novembre 2024. Cette démonstration est juridiquement cohérente. Mais elle est insuffisante.

Car le recours ne soulevait pas seulement une difficulté électorale. Il soulevait aussi et surtout un problème constitutionnel touchant directement au fonctionnement des institutions de la République.

La décision de réintégration du 24 mai 2026 mettait en effet en cause plusieurs principes fondamentaux : la séparation des pouvoirs, le régime des incompatibilités parlementaires et ministérielles, ainsi que le respect de la légalité interne de l'Assemblée nationale au regard de son propre règlement intérieur. Autrement dit, le débat portait sur la conformité d'un acte institutionnel aux exigences de la Constitution, c'est-à-dire sur un domaine où la fonction de régulation institutionnelle du Conseil constitutionnel trouve précisément sa raison d'être.

 Comment, dans un tel contexte, le Conseil Constitutionnel peut-il faire abstraction de son propre considérant 19, de sa décision historique du 15 février 2024 relative au report de l'élection présidentielle dans lequel il affirmait avec force que : « Au regard de l'esprit et de la lettre de la Constitution et de la loi relative au Conseil constitutionnel, le Conseil devait toujours être en mesure d'exercer son pouvoir régulateur afin de préserver l'intérêt général, l'ordre public, la paix, la stabilité des institutions et la continuité de leur fonctionnement » ? Par cette affirmation solennelle, le Conseil devait définitivement rompre avec une jurisprudence de l'incompétence en consacrant une conception dynamique de sa mission de gardien de l'ordre constitutionnel, lui permettant d'intervenir chaque fois qu'une crise institutionnelle majeure menaçait le fonctionnement normal des pouvoirs publics.

Paradoxalement, le Conseil a choisi d’esquiver cette question fondamentale. Il a préféré déplacer le débat vers la nature juridique de l'acte contesté pour conclure à son incompétence.

Cette démarche traduit une stratégie d'évitement : résoudre l'affaire par une solution procédurale plutôt que par une réponse substantielle. Le procédé n'est pas nouveau dans l'histoire du contentieux constitutionnel. Lorsque le juge constitutionnel ne souhaitait pas se prononcer sur une question sensible, la voie de l'incompétence offrait une échappatoire commode. Le résultat est que la question constitutionnelle demeure entière.

Plus surprenante encore est la position défendue par M. Ousmane Sonko dans son mémoire de réponse. Celui-ci soutient que le Conseil constitutionnel « ne saurait être appelé à se prononcer sur d'autres cas que ceux qui sont expressément et limitativement prévus par la Constitution et la loi organique ».

Une telle position ne manque pas de susciter l'étonnement. Qu'il défende la légalité de sa réintégration relève du débat contradictoire normal. Mais soutenir une interprétation restrictive des pouvoirs du Conseil constitutionnel est autrement plus problématique.

Pendant de longues années, ceux qui exercent aujourd'hui le pouvoir ont dénoncé avec l’opposition, les professeurs de droit et les membres de la société civile, les déclarations d'incompétence répétées du Conseil lorsqu'elles empêchaient le contrôle effectif d'actes susceptibles de porter atteinte à la Constitution et aux institutions. Ils réclamaient alors un juge constitutionnel plus audacieux, plus protecteur des libertés et plus attentif à la préservation de l'État de droit. Il serait pour le moins paradoxal que ceux qui combattaient hier la culture de l'incompétence deviennent aujourd'hui les artisans de sa résurrection.

Car tel est bien l'enjeu véritable de cette affaire. La question n'était pas seulement de savoir si M. Ousmane Sonko pouvait ou non retrouver un siège de député. La question était surtout de savoir si le Conseil constitutionnel entendait poursuivre l'évolution jurisprudentielle amorcée le 15 février 2024, ou s'il choisissait de revenir à une conception formaliste et restrictive de ses attributions.

La décision du 17 juin 2026 apporte, malheureusement, une réponse préoccupante avec le retour d’une jurisprudence d’incompétence.

En définitive, cette affaire pose une question simple : lorsqu'une difficulté constitutionnelle sérieuse surgit dans le fonctionnement des institutions, qui doit en connaître si le Conseil constitutionnel lui-même refuse de s'en saisir ?

En se déclarant incompétent, le Conseil n'a pas seulement clos un débat juridictionnel. Il a renoncé à son ambition jurisprudentielle et laissé sans réponse une question constitutionnelle majeure.

C'est pourquoi la décision du 17 juin 2026 restera moins comme une décision relative à la situation parlementaire de M. Ousmane Sonko que comme un moment de vérité pour la justice constitutionnelle sénégalaise.

Le 15 février 2024, le Conseil avait accompli un pas de géant en élargissant l'horizon de sa mission. Le 17 juin 2026, il l'a rétréci en faisant deux pas en arrière.

Chacun appréciera lequel de ces deux visages sert le mieux l’autorité de la justice et la suprématie de la Constitution.

Ibrahima Hamidou Deme,

 Président du parti ETIC

Auteur: Ibrahima Hamidou DEME
Publié le: Vendredi 19 Juin 2026

Commentaires (42)

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    Khalass il y a 5 heures
    Bon khatarayou, non mais ce pays est une farce, des opposants sclérosés d'une débilité et d'une haine maladive... Bon Dieu soyez dignes un peu. Les manipulations ne vous mèneront nulle part... Où sont les intellectuels sérieux de ce pays?
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    Pastefien il y a 4 heures
    Apparemment vous n’avez même pas lu ce brillant texte bien argumenté. On peut être d’accord ou pas, mais c’est bien motivé
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    Juriste il y a 4 heures
    Si vous aviez lu le texte, vous vous apercevrez que c’est l’incompétence du Conseil qui préoccupe plus le juge. De ce point de vue, je suis d’accord avec lui que c’est un revirement regrettable de la jurisprudence du Conseil.
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    Ndeye Marie S. il y a 4 heures
    En tant que juriste, c’est une délectation de lire l’argumentaire du juge Deme. La jurisprudence est effectivement source de droit comme nous l’avons appris en première année de droit.
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    Sidi Fall il y a 4 heures
    Le titre résume tout : de l’audace à l’esquive.
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    Salif il y a 4 heures
    Cet idiot continue de se faire appeler juge alors qu'il ne l'a jamais été. On constate que son coefficient intellectuel est très bas. Ne pas comprendre que la réintégration de sonko ne souffre d'aucune entorse c'est croire que la terre est plate
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    Mbay il y a 3 heures
    Je ne sais pas s’il a jamais été juge ou pas, mais son texte est très bien argumenté si tu as pris le temps de le lire. On est d’accord ou pas mais la motivation est béton.
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    Yep il y a 3 heures
    @Pastefien  Une motivation sélective très sélective !!! Car si on retire le seul nom de "SONKO" alors il n'y a même plus un seul début de sujet ni le moindre intérêt pour le vautourisme qui se pratique en basse opposition ! Vous êtes sérieux ??? Combien sommes nous à travailler dans ce pays ?
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    jef il y a 3 heures
    Une question monsieur l'ancien juge. Pourquoi le conseil constitutionnel déclare Mr Sonko député tout en chassant qu'il est premier ministre du Sénégal.
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    Lancelot il y a 3 heures
    @Mbay  dès qu il s agit de Sonko, le petit juge sort de son terrier, tel le chien de pavlov qui salive à la vue de un os.
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    Hummm !!! il y a 2 heures
    Que représente le juge Dème ? Est-il représentant du peuple ? Député Est-il maire ou élu local ? un bonhomme qui n'a jamais brillé quand il était magistrat (j'aimerai bien qu'on se renseigne sur ses décisions quand il était juge) et qui se permet de nous pomper l'air
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    Malick G il y a 13 minutes
    @Ndeye Marie S.  Bien vu de ta part. Un exposé magistral et talentueux. Nous avons bien compris l’enjeu important qui se jouait et nous souscrivons à votre constat irréfragable que par cette étonnante abstinence : « le Conseil n'a pas seulement clos un débat juridictionnel. Il a renoncé à son ambition jurisprudentielle et laissé sans réponse une question constitutionnelle majeure ». Bravo et merci.
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    b il y a 5 heures
    sonko est depute depuis la proclamation des listes se depute le 27 novembre 2024. ce que je demande a pastef est de faire comme lallemagne. en allemagne pour que un parti accede au parlement, il lui faut avoir mimnimum 5 % des suffrages. meme 4,99% ne suffisent pas oubien un candidat qui gagne un direkt mandat cest a dire raw gadou. il suffit de demander 1% des suffrages aux partis et aux candidats independants. juge ne sera jamais depute dans ce pays
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    pape il y a 5 heures
    Monsieur l’ancien juge attention Car je ne crois pas que vous êtes très fort en droit mais il faut savoir une chose : Discréditer une décision de justice donc du Conseil constitutionnel est sanctionnée par une peine de prison, ferme Donc attention, vous devriez vous attacher les services d’un juriste ou d’un avocat pratiquant le droit car ne ce qui vous concerne j’ignore si la droit était votre matière favorite, mais vous ne semblez pas y exceller. Attention
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    Observateur il y a 4 heures
    Voilà ce qu’est véritablement Pastef. Un énergumène qui apparemment n’a jamais appris ni pratiqué le droit qui donne des leçons de droit à un ancien juge devenu avocat dans l’une des plus grandes juridictions du monde. Quand lé charlatan Cheikh Bara devient votre référence, voilà le résultat, Pauvre Sénégal.
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    Lancelot il y a 3 heures
    @Observateur  il n est pas le seul juriste dans le pays. Et sa haine atavique lui fait perdre toute lucidité
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    Deug il y a 5 heures
    Quel mal honnêteté intelectuel de ce juge haineux qui a esquive la proclamation de la liste officielle des députés de la 15 eme législature dans son raisonnement.Au Sénégal,on a un problème de valeur de probité morale et intellectuelle.Des gens muent que par leurs intérêts personnels s régent en donneur de leçons c est dommage.
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    Abdou il y a 5 heures
    Ne vous laisser par distraire par cet ancien greffier uiba raté sa vocation en voulant s ériger en juge redresseur de tord démissionnaire.
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    Kals il y a 4 heures
    Lui est un ancien greffier, ancien magistrat, ancien procureur, actuel avocat à la CPI et à la Cour africaine des droits de l’homme. Et toi tu es quoi ? Ok, on peut-être d’accord ou pas. Et quand je dis d’accord ou pas d’accord ce n’est pas juste parce qu’on est du même parti ou pas. C’est avec des arguments pour ou contre. Et dans ton commentaire je ne vois aucun argument.
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    Greffier il y a 4 heures
    Moi je suis greffier et je considère que c’est une noble fonction qui est indispensable dans toutes les juridictions du monde.
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    Abdou il y a 3 heures
    @Greffier  Madiambale aussi est un ancien greffier,être un ancien quelque chose ne veut rien dire devant la vérité absolue deug pousso la kou nekk meunako forr surtout pas de complexe
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    KALKULART il y a 4 heures
    Au boulot. Au boulot, au boulot. Mettez vous au travail, ainsi vous ne serez plus enclin a la paresse, l'oisiveté et l'envie débile de saper ton voisin d’opprobre
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    Xcv il y a 4 heures
    Un ancien juge qui demande à des juges de ne pzs respecter les textes pour faire plaisir à une opposition en mznsue de solution contre la puissance d'un homme
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    Nit il y a 4 heures
    C'est incongru de dire réintégration de Sonko puisqu'il n' a pas été installé et donc n'a pas exercé son mandat de député. Sa nomination comme pm a entrainé de facto son renoncement à son mandat de député. C'est cela, le fait. Tout le reste, c'est de la foutaise. Sonko et Pastef ont commis un coup d'état institutionnel! C'est la triste réalité!
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    Joe il y a 4 heures
    De facto? La lettre de suspension,tu en fait quoi? Gueumlen yallah
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    Nit il y a 3 heures
    @Joe  La lettre de suspension n'existe pas dans le dispositif règlementaire. C'est cela qui est utilisé par O.S et le Pastef comme embrouille.
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    PAPI il y a 2 heures
    @Nit  DONC TU CROIS EN TES MENSONGES???
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    Pape il y a 4 heures
    Je ne suis pas toujours d’accord avec lui mais ses parcours sont intéressantes
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    Pros rek il y a 4 heures
    Le genre de contribution que je voudrais voir les juristes de Pastef faire très souvent pour défendre Pros. Mais j’ai l’impression que nos juristes sont très limités. Dommage !
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    Apprenti juriste il y a 4 heures
    Que c’est bon de lire un juriste rigoureux. Belle argumentation.
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    Xeme il y a 3 heures
    Encore un naufragé politique. Et leur egocentrisme est tel qu'il n'y a, et n'y aura, aucun sauvetage possible pour ces gens. La raison ? Qui se rappelle de Ibrahima Fall Taxaw Temm ? Juriste, professeur éminent de droit, fonctionnaire de l'ONU, représentant régional de l'ONU, rien à dire sur ce plan. Mais aucune connexion avec la société qu'il voulait sauver. Il était étranger à cette société, sans en avoir conscience. Le juge Dème, lui, oublie que dès lors qu'on a écrit le droit, c'est pour mettre un frein, en quelque sorte, à l'expertise. Le droit écrit ferme la porte à l'expertise. Il y a mille experts et mille expertises, mais puisqu'il faut finir par retenir quelque chose, voilà ce que nous avons retenu. Ce que tu racontes, oh que c'est joli, quel génie, mais tu es même de 7 crans au dessus des humains les meilleurs, mais dommage, nous n'avons pas retenu tes perles. Et alors, tu veux savoir ce que tu dois faire ? Pour être normal, te plier à ce que nous avons retenu. En tentant de prouver que tu en sais plus, en fait tu prouves ton idiotie. Tu n'as pas encore compris que ce que nous avons retenu, ce sont mille experts qui se sont tellement fatigués à discuter qu'ils ont dit que le repos c'est de retenir quelque chose. Et toi tu veux éternellement reprendre la discussion ? Pourquoi ? Pour recommencer à récrire la constitution ? Alors, donc aucun juge ne sera né après toi ? Et si eux aussi, nés après toi,relancent la discussion, on s'en sort quand ? C'est pourquoi on a retenu quelque chose.
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    Militante ETIC il y a 3 heures
    Merci beaucoup notre leader. Très bien écrit. Vous ne nous décevez pas.
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    diouf il y a 3 heures
    Apres la proclamation des resultats de l'examen du bac les candidats declares admis par le jury sont ils eliminés pour n'avoir pas retires leurs diplomes ;ce juge est tres malhonnete et sa haine contre sonko le ridiculise
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    Karim il y a 3 heures
    Quel gâchis,il a bousiller sa carrière par arrogance maintenant il court derrière son statut d ex juge .Ce gars est l exemple type du gâchis intellectuel.J si pitié de lui ndeysane.
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    Paco il y a 3 heures
    après la mairie de Dakar avec son maire clandestin abass Fall c est au tour de l assemblée nationale avec sonko qui entre dans l'histoire comme président clandestin de l assemblée nationale du Sénégal !!!
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    Pagaille il y a 3 heures
    Il savoir tourner la page et travailler. Malheureusement on ne travaille pas beaucoup dans ce pays Tout est haine, jalousie et paresse
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    Doktape il y a 3 heures
    La Sonkophobie se définit comme une haine viscérale logée dans les entrailles de la victime,c est une maladie incurable qui consume lentement le sujet atteint.
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    Lamine N il y a 2 heures
    # Le pouvoir régulateur n'est pas un blanc-seing : réponse à Ibrahima Hamidou Dème Monsieur le Président, Votre tribune a le mérite de la forme — elle est élégante, structurée, et pose une vraie question doctrinale. Mais elle commet une erreur de méthode que votre passé de magistrat aurait dû vous interdire : **convoquer un considérant hors de son contexte normatif pour en faire dire ce qu'il ne dit pas.** ## Le considérant 19 n'est pas une clause de compétence générale Vous citez le considérant 19 de la décision du 15 février 2024 comme si le Conseil constitutionnel y avait proclamé un pouvoir régulateur sans limite, activable à volonté chaque fois qu'une "crise institutionnelle majeure" se présente. C'est une lecture habile, mais c'est une lecture fausse. Le pouvoir régulateur que le Conseil a mobilisé en février 2024 ne s'est pas substitué à sa compétence d'attribution — il s'est **déployé à l'intérieur** d'une saisine pour laquelle le Conseil était déjà compétent au titre de l'article 92, en l'occurrence le contentieux relatif à l'élection présidentielle et à son calendrier. Le pouvoir régulateur est un **mode d'exercice** de la compétence, pas une **source** de compétence. Vous le savez parfaitement, Monsieur Dème — c'est précisément la distinction que tout juge constitutionnel digne de ce nom doit observer, sous peine de transformer le Conseil en juge de droit commun statuant sur tout, sans texte, au nom de l'opportunité. Si le pouvoir régulateur pouvait fonder, à lui seul, une compétence que l'article 92 ne prévoit pas, alors l'article 92 n'aurait plus aucune raison d'exister. Pourquoi le constituant aurait-il pris la peine d'énumérer limitativement les attributions du Conseil, si une formule générale sur "l'intérêt général, l'ordre public, la paix" suffisait à tout justifier ? Vous plaidez, en réalité, pour l'abrogation silencieuse de l'article 92 par la seule vertu d'un considérant de 2024. C'est une régression méthodologique inquiétante venant d'un ancien magistrat. ## L'article 92 alinéa 3 n'a jamais été contesté pour ce qu'il est Vous reprochez au Conseil de n'avoir répondu "qu'à l'argument électoral". Mais c'est précisément parce que c'est le **seul argument qui avait une assise textuelle**. Les décisions n° 08/2017 et n° 1/C/2024, que les requérants invoquaient à l'appui de leur thèse, s'inscrivaient elles-mêmes dans le strict cadre de la compétence électorale du Conseil — pas dans un improbable pouvoir général de régulation institutionnelle déconnecté de tout texte. Le Conseil n'a pas "déplacé le débat vers la nature juridique de l'acte" pour fuir une question gênante. Il a fait ce que tout juge sérieux fait : il a vérifié, **avant toute chose**, s'il avait compétence pour en connaître. C'est l'ABC du contentieux, Monsieur Dème, et non une "stratégie d'évitement". Un juge qui se prononce sur le fond sans vérifier sa propre compétence commet un excès de pouvoir bien plus grave que celui qu'il prétend sanctionner. ## Une régression bien commode, suivant l'alternance qu'on défend Permettez-moi une remarque que votre tribune appelle directement. Vous écrivez qu'il serait "paradoxal" que ceux qui combattaient hier la culture de l'incompétence en deviennent aujourd'hui les artisans. Mais le paradoxe, en réalité, c'est le vôtre : voilà qu'un opposant à Pastef découvre soudain les vertus d'un *pouvoir régulateur extensif* du Conseil constitutionnel, précisément lorsque ce pouvoir pourrait servir à délégitimer une réintégration politique qui ne vous agrée pas. On ne plaide pas pour un Conseil constitutionnel **à géométrie variable** — rigoureux et textuel quand cela vous arrange, extensif et "audacieux" quand cela vous dessert. Le droit constitutionnel n'est pas un instrument qu'on calibre selon l'adversaire du jour. ## Le mémoire de Sonko n'a rien de choquant Vous vous étonnez que Sonko défende "une interprétation restrictive des pouvoirs du Conseil". Mais c'est tout simplement... le droit positif. L'article 92 **est** restrictif, parce que la compétence d'attribution **est** restrictive par nature. Ce n'est pas une thèse partisane que de le rappeler — c'est un truisme de droit constitutionnel comparé, valable de Paris à Dakar. Que cette vérité juridique serve aujourd'hui les intérêts de Sonko ne la rend pas moins vraie. Le droit ne devient pas suspect parce qu'il profite, en l'espèce, à celui qu'on combat politiquement. ## Une question demeure entière — mais ce n'est pas celle que vous posez Vous avez raison sur un point, et il faut vous le concéder : la question de la conformité de la réintégration aux principes de séparation des pouvoirs et au régime des incompatibilités **est** une vraie question constitutionnelle. Mais elle ne devient pas automatiquement **justiciable devant le Conseil** du seul fait qu'elle est sérieuse. Toutes les questions constitutionnelles sérieuses ne relèvent pas du Conseil constitutionnel — certaines relèvent précisément de l'autonomie du Parlement, garantie elle aussi par la Constitution, et que votre tribune, curieusement, ne mentionne à aucun moment. **Qui doit en connaître**, demandez-vous, si le Conseil s'y refuse ? La réponse est simple et vous la connaissez : **l'Assemblée nationale elle-même**, souveraine sur le fonctionnement de ses propres organes, conformément au principe constitutionnel d'autonomie parlementaire. Ce n'est pas un vide juridique — c'est une répartition des compétences que le Conseil, par sa décision du 17 juin, a précisément eu le courage de respecter plutôt que de piétiner. ## Conclusion Le 15 février 2024, le Conseil a exercé une compétence qu'il avait. Le 17 juin 2026, il a refusé d'en exercer une qu'il n'avait pas. Ce n'est pas un recul, Monsieur Dème — c'est de la **cohérence**. Et la cohérence d'une juridiction se mesure précisément à sa capacité à dire le droit de la même manière, qu'il serve ou desserve l'air du temps.
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    CHEIKH il y a 2 heures
    Lui il nous fatigue.
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    Question il y a 2 heures
    Est-ce qu'il y a un precedent a cette situation? En d'autres termes, est-ce qu'il y a eu un cas ou un depute elu a suspendu son mandat et ensuite revenu reprendre ce mandat? Si oui, laissez Sonko tranquille. Sinon, continuez a palabrer. Nous, on a d'autres chats a fouetter.

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