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Macky Sall, un choix stratégique pour l’Afrique au Secrétariat général de l’Organisation des Nations unies ! (Par Ibrahima Baba Sall)

Auteur: Ibrahima Baba Sall

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Macky Sall, un choix stratégique pour l’Afrique au Secrétariat général de l’Organisation des Nations unies ! (Par Ibrahima Baba Sall)

L’annonce du dépôt du dossier de candidature du Président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies par le Président burundais Évariste Ndayishimiye, actuel président en exercice de l’Union africaine, constitue un tournant politique majeur dans l’élection à ce poste ô combien stratégique. Elle met fin aux supputations et aux manœuvres souterraines de ceux qui, à contre-courant, tentaient d’affaiblir une dynamique désormais assumée : celle d’une candidature africaine forte, crédible et fédératrice.

Cette candidature dépasse la personne du Président Macky Sall. Elle incarne une ambition continentale. Depuis plusieurs années, l’Afrique revendique une place plus conforme à son poids démographique, économique et géopolitique dans la gouvernance mondiale. Le poste de Secrétaire général de l’ONU, bien que soumis aux équilibres du Conseil de sécurité, demeure une tribune stratégique pour porter les priorités du Sud global : paix, développement durable, justice climatique, réforme du multilatéralisme. À cet égard, le Président Macky Sall, né sous une bonne étoile, présente un profil rare, conjuguant expérience nationale, leadership continental et respectabilité internationale.

Ancien Président de la République du Sénégal (2012-2024), il a su maintenir son pays dans un environnement régional instable tout en consolidant les institutions démocratiques et en impulsant des réformes économiques structurantes. Sous son magistère, le Sénégal a connu des avancées significatives en matière d’infrastructures, d’énergie, d’agriculture et d’attractivité des investissements. Cette expérience de gestion étatique dans un contexte africain réel constitue un atout majeur pour comprendre les défis contemporains.

Au plan continental, le Président Macky Sall a présidé l’Union africaine en 2022, année marquée par la guerre en Ukraine, la crise alimentaire mondiale et les tensions énergétiques. Son plaidoyer pour la sécurité alimentaire de l’Afrique et pour une réforme de l’architecture financière internationale a été salué bien au-delà du continent. Il a également joué un rôle actif dans les médiations régionales, consolidant son image d’homme de dialogue et de compromis.

La question des chances de succès d’une telle candidature renvoie inévitablement au Conseil de sécurité, où siègent les cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie. Or, Macky Sall entretient avec chacun de ces pays des relations diplomatiques établies et pragmatiques.

Avec la France et l’Union européenne, il a développé un partenariat stratégique dense, fondé sur la coopération sécuritaire et économique. Avec les États-Unis, les relations bilatérales ont été marquées par un dialogue constant, notamment autour des enjeux de stabilité régionale et de gouvernance. La Chine, partenaire clé dans le financement d’infrastructures en Afrique, connaît bien son approche équilibrée, tandis que la Russie a également interagi avec lui dans le cadre des forums internationaux et des discussions sur la sécurité alimentaire. Cette capacité à dialoguer avec tous, sans alignement excessif, est précisément la qualité attendue d’un Secrétaire général : être un pont entre les puissances, non le représentant d’un camp.

Au-delà des équilibres diplomatiques, le Président Macky Sall incarne une génération de dirigeants africains ayant exercé le pouvoir dans le respect des règles constitutionnelles, quittant leurs fonctions sans crise institutionnelle majeure. Ce signal compte dans un contexte où la question démocratique reste scrutée au niveau international. Son profil technocratique, sa maîtrise des dossiers économiques et son tempérament mesuré rassurent.

Dès lors, le silence des autorités sénégalaises surprend et interroge. Une candidature de cette envergure devrait être portée avec fierté par l’État dont il est issu. Il ne s’agit pas d’un enjeu partisan, mais d’un enjeu national et continental. Voir un ancien Président sénégalais accéder à la plus haute fonction administrative mondiale serait une consécration pour le Sénégal et pour l’Afrique. L’histoire retiendrait que le pays de la Teranga a donné au monde un artisan du dialogue global.

Affirmer que le Président Macky Sall est le bon, voire le meilleur choix, n’est pas une formule de convenance. C’est reconnaître que le monde traverse une période de fragmentation où le multilatéralisme est fragilisé. Il faut à l’ONU un profil capable de comprendre les fractures Nord-Sud, de dialoguer avec les grandes puissances sans perdre de vue les aspirations des peuples, et de porter la voix d’un continent trop longtemps marginalisé.

En somme, la candidature du Président Macky Sall est donc pertinente, stratégique et porteuse d’espoir. Elle est celle de l’Afrique. Elle mérite le soutien résolu des chefs d’État africains, des peuples du continent et, au premier plan, de tous les Sénégalais. L’histoire offre parfois des rendez-vous rares. Celui-ci en est un que nous devons saisir !

Ibrahima Baba SALL

Ancien Premier Vice- président de l’Assemblée nationale

Député Maire de Bakel

Auteur: Ibrahima Baba Sall
Publié le: Mercredi 04 Mars 2026

Commentaires (5)

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    Beug sa rew il y a 5 heures
    Rien de plus logique, finalement, que le syndicat des présidents africains propose un homme dont l’inculture dépasse toutes nos attentes au poste de secrétaire général des Nations Unies. On se souvient encore de cette déclaration mémorable où il expliquait que la relation historique entre la France et le Sénégal était particulière parce que les tirailleurs sénégalais recevaient… des desserts. On ne savait pas alors s’il fallait rire de la bêtise d’un homme qui semble ne penser qu’à la nourriture ou pleurer devant l’ignorance d’un président du Sénégal qui ne sait même pas que les tirailleurs dits « sénégalais » n’étaient pas tous sénégalais. Mais ce n’était pas un accident. À la question : « Que feriez-vous si vous étiez Zuckerberg ? », il avait répondu avec un aplomb désarmant : « J’inventerais une machine à voler. » On se demandait déjà s’il s’agissait simplement de puérilité ou si son subconscient pensait plutôt à une machine facilitant la soustraction des fonds publics. Moi qui pensais naïvement qu’il fallait un minimum de culture pour prétendre diriger le monde. Mais c’était sans compter sur le syndicat des chefs d’État africains, les uns plus ignares que les autres, qui ont décidé de proposer ce personnage pour représenter le continent à la tête de l’ONU. L’histoire n’est pas seulement triste, elle est aussi profondément ubuesque. Nous parlons ici de celui qui a envoyé plus de mille personnes en prison pour des raisons politiques, qui a fermé l’université de Dakar pendant presque un an avant de la rouvrir du jour au le demain, qui a osé changer la date des élections pour des raisons bassement politiciennes avant de finalement les organiser sous la pression internationale. Nous parlons aussi d’un homme qui, en douze ans, est passé d’un appartement de deux pièces à une fortune colossale. Un homme qui a transformé sa famille et celle de son épouse en véritable dynastie économique. Il n’est donc pas seulement inculte. Il est aussi corrompu jusqu’à l’os. Et c’est cet homme que d’autres corrompus et prédateurs de la République ont choisi pour les représenter aux Nations unies. À bien y réfléchir, c’est en effet parfaitement logique. Quant à certains groupes qui se découvrent des raisons de le soutenir, cela aussi finit par s’expliquer. Les petits partisans qui chantent les louanges de celui qui les a nourris ? Rien de surprenant. Mais ce qui me rend triste, c'est qu'il y a les autres. Ceux qui connaissent parfaitement la réalité mais continuent malgré tout de soutenir l’insoutenable. Pour ceux-là, je l’avoue, je ne sais toujours pas quoi dire. Je me demande s'ils continueront à se regarder dans la glace, le soir de leur vie, et de se dire qu'ils ont quand même raison. Mais si Mansour Faye et Farba Ngom semblent convaincus, aujourd'hui, qu'ils sont des victimes du nouveau pouvoir, alors tout est possible! Et à tous ceux qui chantent la nécessité de soutenir l'ogre de Mermoze car, tout simplement, il est africain, je rappelle que c'était également des africains qui avaient vendu leurs frères au plus offrant, tout comme celui qui a dilapidé le pétrole et le gaz dont nous rêvions tant. Mais, en fin de compte, pourquoi pas ? Après tout, Donald Trump pense qu’il mérite le Prix Nobel de la Paix. Voilà ce qui arrive dans un monde où tout est possible, où la parole d’un scientifique vaut celle du dernier de la promotion, où la pertinence d’un raisonnement vaut le cri de n’importe quel badaud avec un téléphone.
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    gourou il y a 5 heures
    l’Afrique et la MEDIOCRTÈ. Comment ce continent peut vouloir présenter quelqu’un qui , apres 12 ans de régne dans son pays, laisse ce pays comme le pays le plus endetté de l’afrique. Un gars qui a été réduit à 8 Députés sur 160 apres 12 ans de régne et qui fit couler beaucoup de sang de sa jeunesse. Sacrée AFRIQUE. On donne au monde ce message suivant. » Ce gars est le meilleur que l’afrique pusse avoir » NIT KOU GNOUL DOU DÈM.
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    Xeme il y a 5 heures
    Ni candidat du Sénégal, ni candidat de l'Afrique, il est le candidat des loges maçonniques africaines. C'est depuis toujours comme ça avec Macky Sall, concrètement depuis la légion d'honneur de 2008. Faire le plein du médiatique n'est pas son invention mais celle de ses maîtres, cependant force est d'admettre qu'il est celui qui en a le plus usé. N'avez-vous pas oublié son pool d'avocats et d'experts financiers internationaux sensés démonter la dette cachée ? Il y avait des millions à payer pour une communication devant vous fabriquer une certaine opinion à un instant T. C'est fait, et c'est terminé. Maintenant c'est un autre chantier qu'il a levé, à coups de millions pour la communication, encore une opinion à fabriquer. Parce que comme tout bon sataniste Macky n'est intéressé que par une seule chose: ce que vous croyez au moment où on a besoin que vous le croyez. Mais nous, parce que nous savons cela avant même l'existence du Macky Cheval de Troie nous 3xigeons la reddition des comptes, et qu'il réponde de ses crimes de génocide par vaccins covid19 et de crime contre l'humanité par l'assassinat de manifestants.
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    Pulloh il y a 5 heures
    Ce béni-oui gagnerait à se taire. À chaque fois que je le vois j’ai envie de m’arracher les cheveux.
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    Ba il y a 4 heures
    Je crois que ce gars aime se faire insulter. Franchement
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    Darkpenguin il y a 3 heures
    Être un intellectuel ne se résume pas à étudier ; il s'agit d'utiliser son esprit critique et ses capacités d'analyse pour guider son pays vers le développement et la souveraineté sans être piégé par des puissances hégémoniques.Vu l'enorme dette que fait fasse ce pays et la dilapidation de nos ressources héritées du régime de o'APR , on peut en conclure avec certitude que le président Macky Sall n'a pas la maturité requise pour devenir Secrétaire général de l'ONU, il ne l'avait ni même pour devenir Président du Sénégal. Il a habilement exploité les malentendus au sein de l'opposition d'alors entre Tanor et Niass. Intellectuellement limité, il est dominé par ses émotions, ce qui le pousse à agir selon ses instincts les plus primaires. Incapable de s'exprimer correctement en anglais qui l'exclu d'office, il est empêtré dans des scandales qui rappellent ceux de certains de ses prédécesseurs africains, tels que Sonny Abacha, Idi Amin Dada, Mobutu Sese Seko, Samuel Doe et Jean-Bédel Bokassa. Je considère tous les autres présidents africains ayant exercé leurs fonctions sur ce continent comme supérieurs à lui, surpassant ses qualités intrinsèques : son intelligence, sa moralité et, surtout, son patriotisme et son amour pour leur pays.

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