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Quand l’État reprend le dessus (Par Jules Faye)

Auteur: Jules FAYE

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Quand l’État reprend le dessus (Par Jules Faye)

La décision prise ce jour par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de mettre fin aux fonctions de son Premier ministre marque un tournant majeur dans la conduite des affaires de l’État.

Pour qui connaît la proximité politique et stratégique qui liait le Chef de l’État à Ousmane Sonko, cette décision peut, de prime abord, surprendre. Toutefois, à la lumière des dynamiques récentes et de l’évolution de la gouvernance, elle apparaît, à bien des égards, comme inévitable.

L’histoire politique, ici comme ailleurs, enseigne que la coexistence entre un Président et un Premier ministre perçu comme un « président en devenir » porte en elle les germes de tensions structurelles. Le destin des « numéros deux » investis d’une forte légitimité politique, mais évoluant dans l’ombre du pouvoir suprême, tend à suivre une trajectoire souvent similaire : celle d’une rupture, lorsque l’équilibre des rôles et des responsabilités devient fragile.

Il convient de rappeler que le Président de la République avait conféré à son Premier ministre des prérogatives étendues, traduisant une volonté manifeste de gouvernance partagée et de responsabilisation. Pourtant, deux années après, le constat demeure préoccupant : une action publique perçue comme ralentie, une absence notable de projets structurants concrètement engagés, et un déficit de réalisations palpables au bénéfice des citoyens.

À cela s’ajoute une communication gouvernementale dominée par le verbe, les polémiques stériles et une présence excessive sur les réseaux sociaux, au détriment d’une culture du résultat et de la rigueur administrative. Cette situation interroge profondément la qualité de l’encadrement gouvernemental et la capacité de certains responsables à incarner l’exigence de performance attendue au sommet de l’État.

Dans ce contexte, la décision présidentielle s’inscrit comme un acte d’autorité, mais également de lucidité. Gouverner, c’est savoir trancher avec sang-froid, discernement et sens aigu de l’intérêt supérieur de la Nation. En cela, le Chef de l’État rappelle que la loyauté politique ne saurait primer sur l’efficacité gouvernementale, ni les considérations partisanes sur les impératifs nationaux.

C’est précisément là l’essence de la fonction présidentielle : s’élever au-dessus des contingences, arbitrer avec équité, et préserver le cap lorsque les circonstances l’exigent.

Dès lors, une question essentielle se pose : quelle sera la suite de cette réorientation politique ? Le Sénégal se dotera-t-il d’un nouveau Premier ministre à la hauteur des enjeux, alliant compétence, discrétion et sens de l’État ? Assisterons-nous à la mise en place d’une équipe gouvernementale renouvelée, en phase avec l’image d’excellence et de rigueur que notre pays aspire à projeter ?

Seul le temps apportera des réponses à ces interrogations. Mais une certitude demeure : l’acte posé aujourd’hui restera comme l’expression d’un courage politique certain.

Monsieur le Président de la République, en prenant cette décision, vous avez fait preuve d’une hauteur de vue, d’une maturité et d’un sens des responsabilités qui forcent le respect. Vous avez démontré que la fonction que vous incarnez exige, parfois, des choix difficiles, mais nécessaires.

À ce titre, recevez l’expression de mon profond respect et de mon admiration pour votre engagement au service de la Nation.

Jules Faye

Président du MPDES

Auteur: Jules FAYE
Publié le: Samedi 23 Mai 2026

Commentaires (9)

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    Nomade il y a 7 heures
    Actuellement, ils sortent tous de leurs trous comme des experts fraîchement diplômés de “ChatGPT Politique”. Chaque jour un long texte, des mots compliqués, des citations… tout ça pour espérer un poste de DG, ministre ou PCA.
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    Wallahi il y a 5 heures
    T'as Très Bien Compris, le Sénégal les a Dépassé
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    Realtalk il y a 6 heures
    Bah la vérité est dure à entendre mais c’est quand même vrai ! Maintenant il faut être de mauvaise foi pour tirer sur tout ce qui n’est pas du coté de Sonko ! Le senegal existait avant Sonko et va continuer a exister après lui. Go President de tout coeur avec toi
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    Forces toi il y a 6 heures
    Merci President Jules. Vous avez parfaitement raison. Le pays a besoin D’expérience et d’expertise comme vous.
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    P il y a 6 heures
    Le Sénégal 🇸🇳 sera ingouvernable c’est un hold-up de la démocratie maintenant c’est à l’assemblée nationale de prendre ses responsabilités il faut Diomay démissionne
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    Reponse a force a toi il y a 6 heures
    Experience dis tu ! Maus pourquoi donc le senegal est toujours dans le lot des pays les moins ? Qu'est ce que ces experimentes ont fait de ce pays pendant des decennies ? Bayilene thiakhane .
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    Mon pays il y a 6 heures
    Les proverbes africains sont riches et variés. En voici quelques exemples. "On ne parle pas la bouche pleine" "Si tu sais que tu ne sais pas, tu sais" " A âne mort plus de pets" " c’est moi! c'est moi! C’est quand tu es invisible: " c’est le cheval que tu engraisses qui te tue" "La main que tu ne peux pas couper, embrasse la!" "L’HOMME qui court sans raison s'essouffle follement" "Un cœur qui AIME,apaisé l’AME" "Le silence est beaucoup plus perçant qu'une flèche " "Si la case de ton voisin brûle court vite lui apporter secours". A bientôt dans notre AFRICANITE AFRICAINE
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    Ndamli il y a 5 heures
    Les communistes avaient l'habitude de ce maxime 'analyse concrète d'une situation concrète'. Il n'y a rien de bien nouveau ou de compliqué sur ce qui se passe au Sénégal. Il y a un PR qui est d'un bord politique différent de la majorité parlementaire. C'est de la cohabitation. Un point, un trait. Toute cette logorrhée ambiante n'est que de l'émotion stérile. Les faits sont têtus et le PR ne peut s'échapper de cette réalité, quand bien même il l'aurait voulu autant que ses courtisans. A la fin de la journée c'est une cohabitation. Un point un trait. Les sénégalais n'ont pas donné les responsabilités au PR pour qu'il se comporte en tyran capricieux. Les caprices et volontés personnelles sont des envies que la réalité peut contraindre. Et on gouverne avec la réalité. Tout le reste c'est de l'enfantillage. Et le premier responsable est le PR, il doit, encore une fois, se hisser au niveau requis. On lui a confié un pays qui est une république assise sur trois pouvoirs institutionnels indépendants. Le respect de ce principe doit être son seul guide pour chaque décision même erronée. Il ne peut en aucun cas être source de crise institutionnelle, ce serait une faillite grave de sa part.
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    Op il y a 5 heures
    Le petit qui se prenait pour ZEUS. C'est fini réduit à sa plus simple expression. Fornicateur de sweet beauty
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    Mr Faye il y a 5 heures
    A l'horizon 2027 et 2029 pour les elections .Diomaye va degager inchallah. Le plus incapable president de l'histoire du pays. J'ai honte pour le pays

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