Mon prochain album international avec Axel Red…« Mon homme doit être très, très intelligent »Dans la dernière ligne droite qui mène sur le plateau du Grand Théâtre où la Diva compte étaler sa classe artistique pour célébrer son quart de siècle de métier, le 22 prochain , la Diva Coumba Gawlo livre un pan des tenants du projet. Enjeux, préparatifs, teneur du spectacle des deux dates du 22 et 29 Mars. L’auteur de « Sey dou Choix », à cœur ouvert, évoque dans cet entretien les sujets sensibles comme son cœur et sa mère.
Qu’est ce que vous préparez ce 22 Mars ?Nous préparons grâce à Dieu la célébration de mes 24 ans de carrière. Vous savez un quart de siècle, c’est important dans la vie humaine, à plus forte raison pour une carrière musicale, et ce n’est pas donné à tout le monde de célébrer pareil événement. Donc je compte pour cette occasion partager avec mes fans, parents et amis, des moments de bonheur, en leur offrant un spectacle son et lumière jamais organisé au Sénégal.
Qu’est ce qui explique le choix de deux dates pour célébrer le même événement ?Nous avons voulu ratisser large, et nous avions prévu de faire l’événement en 48 heures, les 21 et 22 Mars. Mais avec la programmation de la salle, on a finalement opté pour maintenir la date du 22 Mars au Grand Théâtre qui peut accueillir jusqu’à 1800 personnes. Donc, ce sera pour un public trié, et pour ne pas frustrer mes fans qui ne pourront pas vivre l’événement du 22 Mars, notre choix a été porté sur la banlieue pour rester dans la logique de mes 24 années de carrière. C’est ainsi que pour le concert géant au stade, en banlieue, le 29 Mars, tous les jeunes qui ont l’âge de ma carrière seront conviés librement à partager ces moments de bonheur.
De grandes innovations pour cette année ?Tout sera différent et les régisseurs déjà arrivés à Dakar, et ils s’attèlent au moindre détail pour offrir un spectacle unique, jamais réalisé sous nos cieux. Des surprises, il y en aura sur le plan artistique comme sur le déroulé. Avec l’expo, le double plateau, la chorégraphie de plus de 40 danseurs, des invités de taille, nous sommes dans les derniers réglages.Coumba Gawlo, c’est devenu une véritable entreprise…Dieu merci, on a fait du chemin et accumulé beaucoup d’expériences ce qui fait qu’aujourd’hui on manage une équipe de professionnels aguerris. Derrière ma modeste personne s’active des génies qui cherchent à réaliser mes projets et travaillent d’arrache pied pour maintenir leur artiste au top . C’est une équipe managériale qui s’occupe du boulot de terrain. C’est le staff qui défini les grands axes selon mes indications. C’est toute une organisation pilotée par des professionnels qui mettent en place les projets et les moyens de les réaliser. Toute cette équipe travaille sous l’impulsion de Dakar Rendez Vous Music , une structure que j’ai mise sur place depuis 1997 et qui étend ses tentacules . Récemment, nous avons , pour plus de fluidité , lancé la structure GO qui en fait productrice de l’événement. C’est en fait Gawlo Office qui est maitre d’œuvre de l’événement et qui s’occupe aussi des tournées africaines. Aussi, et c’est important, notre association Lumière pour l’Enfance LPE, qui s’occupe exclusivement du volet humanitaire et qui n’est plus à présenter. La grande fierté, c’est le studio Tama qui a été monté par des Suédois . C’est le plus grand studio d’Afrique. C’est de ce studio installé dans nos locaux que sortira mon prochain album international sortira avec Axel Red . Alpha Blondy y a enregistré deux morceaux de son dernier album. Simplement pour vous dire tout le confort technique de ce studio qui peut servir à aider beaucoup de jeunes.
Malgré le succès et les distinctions, Coumba Gawlo ne s’arrête pas. Qu’est ce qui fait courir la Diva ?Je disais tantôt qu’avec une carrière longue comme la mienne, il y des avantages comme des inconvénients. C’est un métier qui n’aime pas la routine et pour continuer d’exister il faut se rafraichir, rajeunir. Maintenant, ce qui me fait courir, c’est la passion de mon métier. Ce métier qui me fait vibrer, qui me donne de l’énergie. Aussi, il y cette autre source de motivation, le public, mon public, mes femmes qui m’encouragent depuis toujours, qui me donnent de la force.
Quelles surprises promettez-vous à ce public ?Il y aura énormément de surprises, aussi bien sur le plan du spectacle que sur le plan des invités. Je ne veux pas vendre la mèche mais je vais réunir un plateau jamais égalé pour rendre à mon public ce qu’il m’a toujours donné, du bonheur. Ce sera explosif et toutes les délégations africaines seront là. Je tiens simplement à préciser que malgré l’importance des invités qui seront à Dakar pour m’honorer, c’est pour ce pays qui m’a tout donné que j’organise cette fête, ce pays où je suis née et qui m’a rendue fière. Le challenge, comme l’année dernière, c’est de réunir toute la classe politique, les familles religieuses et la nation entière autour de cette date. L’union des cœurs, la solidarité, voilà les combats qui valent des années de sacrifice. Moi, mon ambition est claire, c’est le Sénégal qui vaut tous les combats. J’ai envie de montrer mon pays uni, de citer mon pays en exemple dans cette Afrique bouleversée par divers conflits. J’appelle mon pays, ses dirigeants, à persévérer dans la recherche du dialogue et je remercie les autorités de m’accompagner dans ce projet qui je pense participera à polir l’image de ce Sénégal émergent.
Avec la vidéo Djessy, vous faites de l’ombre à votre mère avec qui vous chantez en duo ?Non je suis désolée, c’est elle qui m’éclipse totalement. Vous savez ma mère à une belle expression que je ne peux malheureusement transcrire mais qui résume simplement que j’ai héritée, et que le sang noble ne trompe pas. Elle a une belle phrase pour résumer tout ça. Ma mère est une femme spéciale que je vénère, c’est ma référence, c’est une femme hors du commun. Elle est unique, une éternelle enfant et c’est elle qui se gène quand elle est en duo avec moi, même si c’est vrai , très émotive, elle supporte difficilement les louanges, surtout venant de moi, son ainée .
On ne peut évacuer la question. A quand un sérieux Feug Man?J’y rêve, je l’attends le feug man ce 22 mars. Plus sérieux, ce sont des choses qui nous échappent et qui dépendent de la volonté divine. Seulement je suis trop exigeante et je tiens à certaines valeurs. J’ai une conviction dans la vie, des valeurs. Peut être aussi que je suis un petit peu vieux jeu. Derrière ce personnage de rêve, ce personnage très fun dans ses vidéos se cache une femme scotchée sur ses valeurs. J’accorde beaucoup d’importance aux respects des valeurs. J’ai été bien éduquée et j’attends de voir celui qui fera le meilleur profil.
Le bon profil, c’est quoi ?Si je le dis, je leur rends la tâche facile et un tricheur peut bien rentrer dans la peau de cet homme qui sommeille dans mes rêves. Il faut qu’il soit intelligent, très intelligent, qu’il ait cette bonté de cœur. Qu’il soit ouvert capable de tenir la conversation avec l’artiste, qu’il soit complice.
Durant les 24 ans quels sont les meilleurs moments de votre carrière ? Le meilleur moment..C’est quand j’ai gagné à l’âge de 14 ans ma première distinction Voix d’Or même si à l’époque j’étais encore jeune pour en mesurer la portée. Notre premier poste de télévision à la maison est de ce lot qui m’a été remis par Djibo Ka, à l’époque ministre. Ce sont des moments forts qui restent gravé dans la tête. Ma rencontre avec Miriam Makeba qui tout de suite a évolué en passion, le jour où j’ai serré la main de l’icône de l’apartheid Mandela à Sun City aussi, alors que j’avais débutée ma carrière avec Soweto. Ce jour, j’ai compris que le hasard n’existe pas. Ce sont des images fortes, des souvenirs figés dans ma mémoire. Ma rencontre avec Drucker qui faisait l’émission Champs Elysées a aussi eu de l’impact dans la prise en compte de mes capacités. Il me disait que j’avais le port d’une reine d’Afrique. Quand j’ai eu mon disque d’or et une semaine après je décroche celui de platine, je n’oublierai jamais ces instants, c’est une fois dans une carrière. Du haut de la tribune des Nations Unies, pour plaider la cause des femmes et couches vulnérables, je n’oublierai jamais.
Un message à vos fans et inconditionnels…C’est d’y croire, de ne jamais baisser les bras et comprendre que la vie est un éternel combat où rien n’est donné. Aux jeunes qui croient en moi, je dis que seul le travail est d’or et qu’ il ne faut jamais dormir sur ses lauriers. Ne pas gaspiller sa jeunesse, pratiquer sa religion, aimer son prochain, positiver quoi. Pour ceux qui viennent du ghetto comme moi, il n’y a aucun secret, c’est le travail et rien d’autre pour renverser le sort et relever les défis. Croire en soi, aux filles en âge de se marier, je veux leur dire qu’elles ont le choix et que personne ne doit choisir à leurs places. La vie est un dur combat, sans relâche.
Coumba, si vous étiez présidente ?Cette idée ne m’est jamais venue, je n’ai aucune ambition présidentielle mais si j’arrive à cette station de décideur, je mettrais en avant le combat des femmes et couches sociales démunies. Cela j’y crois. Une loi pour l’inscription obligatoire des filles à l’école, ensuite pénalisé complètement et sévèrement les violences faites aux femmes. La santé doit être une priorité surtout pour les enfants. Chacun dans son domaine doit faire un effort pour lancer l’émergence.Coumba, mannequin en robe de mariée, c’est sublime.Oui c’est sublime, cela me rappelle mes années fastes sur les flanches avec des stylistes de renommée internationale, comme Scherrer. Seulement, j’étais dans mon rôle et nous célébrions la musique et la mode. Jai été mannequin, j’ai toujours la ligne pour défiler mais c’est un peu difficile avec mon métier. J’avais le rôle, maintenant j’ai enlevé la robe pour un autre rôle.
Pourquoi le choix d’exposer les tenues portées durant toute votre carrière…Cette initiative, très importante, renvoie au sens du projet. En effet, en exposant mes robes de gala, pièces uniques et autres accessoires, je veux étaler le look qui m’a fait, avec les mutations de style pour donner à mon public l’occasion de découvrir les tenues célèbres qui font la sensualité dans mes vidéos . Cette expo prévue sur le hall du grand théâtre en prélude à l’événement verra la participation de stylistes connus.
Après l’événement, c’est quoi l’agenda de la Diva ?Nous continuerons de célébrer l’événement à travers le continent. Nous irons en Gambie, Mali Mauritanie, Niger, Guinée, Mauritanie, Burkina, nous irons partager des moments forts avec le public africain qui m’aime et croit en moi. Après l’étape africaine qui conduira vers la tournée internationale, plusieurs dates sont ciblées pour ratisser le plus large possible.Avec SAM
Auteur: SAM
Publié le: Samedi 15 Mars 2014
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