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Éducation : Le SADEF dépose un préavis de grève et exige des réformes urgentes dans le secteur de l’éducation

Auteur: Dialy Ibrahima Diébakhaté

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Éducation : Le SADEF dépose un préavis de grève et exige des réformes urgentes dans le secteur de l’éducation

Le Syndicat Autonome pour le Développement de l’Éducation et de la Formation (SADEF) a officiellement déposé un préavis de grève couvrant la période du 2 janvier au 31 décembre 2026, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au Sénégal.

Dans une correspondance adressée au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, le SADEF justifie cette décision par la persistance de nombreuses revendications restées sans réponses, malgré les multiples interpellations des autorités compétentes.

Des revendications anciennes et jugées prioritaires

Le syndicat exige avant tout l’ouverture de discussions sérieuses et inclusives autour de plusieurs points qu’il considère comme essentiels pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

Parmi les principales revendications figurent la publication et l’application effective des décrets n°74-347 du 12 avril 1974 et n°2006-392 du 27 avril 2006, relatifs à la régularisation du statut des enseignants décisionnaires. Le SADEF réclame également l’allongement de l’âge de la retraite des enseignants à 65 ans, ainsi que l’élargissement de l’imputation budgétaire aux enseignants décisionnaires admis à la retraite.

Le syndicat appelle par ailleurs à une révision et un relèvement significatifs des pensions des enseignants retraités, tout en exigeant l’apurement intégral des rappels dus, notamment ceux liés à l’intégration, à l’avancement et à la validation.

Titularisation, recrutement et lourdeurs administratives

Le SADEF dénonce les retards persistants dans la publication des arrêtés d’admission définitive (CEAP/CAP), de titularisation et d’avancement. Il plaide aussi pour un recrutement conséquent d’enseignants, avec une priorité accordée aux volontaires communautaires et aux animateurs polyvalents ayant longtemps servi bénévolement.

Les lourdeurs administratives, jugées excessives, figurent également au cœur des préoccupations du syndicat, qui exige leur suppression afin de garantir une gestion plus efficace du système éducatif.

Fiscalité, indemnités et conditions de travail

Autre point sensible : la pression fiscale sur les salaires et les rappels des enseignants, que le SADEF juge excessive. Le syndicat demande l’arrêt de ces prélèvements qu’il considère pénalisants.

Il réclame également l’instauration d’une indemnité spéciale d’éloignement pour les enseignants affectés dans les zones reculées, ainsi qu’une indemnité spécifique pour ceux servant dans les Écoles Franco-Arabes (EFA).

Sur le plan des infrastructures, le SADEF exige l’éradication définitive des abris provisoires, un équipement suffisant en tables-bancs, ainsi que le rétablissement des budgets alloués aux établissements scolaires.

Logement et formation continue des enseignants

Le syndicat milite aussi pour l’attribution de parcelles à usage d’habitation aux enseignants, estimant que le logement demeure un facteur clé de stabilité sociale et professionnelle. Enfin, il appelle à une formation continue et diplômante régulière, afin de renforcer la qualité de l’enseignement au Sénégal.

Un signal fort adressé au gouvernement

Par ce préavis de grève étendu sur toute l’année 2026, le SADEF entend envoyer un signal fort aux autorités gouvernementales et invite l’État à privilégier le dialogue social pour éviter une paralysie durable du système éducatif.

Auteur: Dialy Ibrahima Diébakhaté
Publié le: Lundi 12 Janvier 2026

Commentaires (5)

  • image
    Tr il y a 21 heures
    60 ans nguene abbalé nous sommes un pays jeune
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    fixe il y a 21 heures
    Je pense qu'il nous faut un bon dictateur pour que ce pays avance. Ces gens ne sont point serieux.
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    L'enseignant en vacances il y a 20 heures
    Merde avec vos revendications. Ya des solutions, il faut les proposer au lieu de revendiquer rek. Il faut savoir se gener parfois. Geume yalla kham nei salaire ak indemnité ak pension yoroul keine !! Yalla rek mofi neik. C'est ces genres de revendications mesquine qui font que personne ne nous respecte. On a les meilleurs indices salariaux comparer au autres corps de la fonction publique. Nous sommes deja mieux payés que certains médecins , nous dépassons les gendarme, les policiers, les militaires, les infirmiers et sages femmes. Mais cest nos habitudes de pingre avare avec parfois un port vestimentaire miserabiliste doublé de revendications pécuniaires interminable qui font que les gens ne nous respectent pas.
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    Ben il y a 19 heures
    Toujours les enseignants
    Ba kagne nak et les autres ?????
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    faye il y a 19 heures
    Dans un pays constitue d une écrasante majorité de jeunes ces Enseignants veulent travailler jusqu'à a 65ans,quel égoïsme.Chaque annee ils sortent de nouvelles revendications alos qu ils sont les mieux payes dans la fonction publique.Mieux payes que les policiers,les infirmiers,les agents de l agriculture,etc mais ils ne sont jamais rassassies,il ne reste qu a leur donner la totalité du budget.

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