Justice : Le collectif du peuple Askanwi dénonce des détentions « arbitraires » et appelle à un « Extra Sitting»
L’exécutif entretient une justice « instrumentalisée » et caractérisée par des « poursuites à géométrie variable ». C’est selon le Collectif du peuple Askanwi qui a vivement critiqué, ce jeudi 29 janvier 2026, en conférence de presse l’action de l’exécutif, ciblant particulièrement le Premier ministre Ousmane Sonko et la ministre de la Justice, Yassine Fall.
Le collectif s’est interrogé sur « les attaques répétées et le mépris affiché du Premier ministre Ousmane Sonko à l’encontre des magistrats », estimant que de telles déclarations constituent « un signal dangereux pour l’indépendance de la justice ». Selon les camarades de l’activiste Abdou Karim Guèye «Xrum Xakh», ces prises de position fragilisent une institution qui devrait demeurer à l’abri de toute pression politique.
Critiquant la ministre de la Justice, le collectif exige une démission de Yassine Fall estimant que cette dernière « semble s’évertuer à justifier des procédures sélectives et des poursuites à géométrie variable », une posture jugée incompatible avec sa mission régalienne.
Détentions prolongées et preuves contestées
Le mouvement citoyen a également attiré l’attention sur la situation de plusieurs acteurs politiques et personnalités publiques de l’opposition, qu’il considère comme victimes de décisions judiciaires excessives. Le collectif cite notamment l’affaire Farba Ngom, qu’il estime relever désormais « des droits humains ». Il évoque aussi les cas de Moustapha Diop, Ndèye Sophie Gladima, Ndeye Sally Diop, Maodo Malick Mbaye, Abdou Karim Mbacké ou encore Pape Malick Ndour, tous « maintenus dans les liens de la détention malgré l’insuffisance manifeste de preuves », selon le collectif .
Sur l’usage des bracelets électroniques, le collectif dénonce ce qu’il qualifie de « distribution tous azimuts », citant les cas de Badara Gadiaga, Ismaïla Madior Fall, Lat Diop ou encore Ahmed Ndoye. Ces mesures, selon lui, « s’apparentent davantage à des attaches d’opposants qu’à des mesures judiciaires proportionnées ».
Face à ce qu’il considère comme des dérives graves et répétées, le coordonnateur des activités du collectif, Abdou Karim Gueye, appelle à une mobilisation citoyenne lors d’un « Extra Sitting » prévue le 14 février 2026 à Ouagou Niayes. L’objectif, affirme-t-il, est de rappeler que « le Sénégal ne saurait accepter une justice instrumentalisée, sélective et politisée ».
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