Thiès : Il poursuit pour diffamation et risque désormais 10 ans de prison pour viol !
Le sieur M. Samb a comparu ce mercredi 13 mai devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès. Divorcé, il est poursuivi pour viol, pédophilie et détournement de mineure sur une enfant de moins de 13 ans. Il lui est reproché d’avoir entretenu des rapports sexuels avec N. Thiam, une fille âgée de 8 ans au moment des faits, qui se sont déroulés en juin 2024 dans la commune de Pékesse.
Selon les déclarations de la mère de la victime, sa fille était absente de la maison ce jour-là. En allant la chercher au domicile de M. Samb, un lieu qu'elle fréquentait régulièrement, elle a constaté que l'enfant ne se trouvait pas avec ses camarades habituels. Quelques minutes après son retour à la maison, N. Thiam est rentrée avec une attitude inhabituelle. Pressée de questions, la fillette a fini par confier que M. Samb l'avait conduite dans une chambre pour abuser d'elle. Face à ces accusations, l'homme a catégoriquement nié les faits et, pour laver son honneur, a déposé une plainte pour diffamation contre la mère de la victime.
Cependant, cette démarche s'est retournée contre lui : les investigations ont poussé les gendarmes à ouvrir une enquête pour viol. Un examen médical a ensuite révélé une perte ancienne de l'hymen, entraînant l'arrestation et le placement sous mandat de dépôt de M. Samb.
Lors de l'audience, le prévenu a réitéré ses dénégations, affirmant que ces accusations étaient montées de toutes pièces par la mère de la fille en raison d'un différend personnel. À l'inverse, la victime a maintenu ses déclarations avec précision : "J'étais partie jouer avec les enfants de sa maison. Arrivée, il m'a appelée et introduite dans la chambre. Il m'a déshabillée et demandée de ne pas crier, à défaut il allait me tuer. Il ensuite sorti son sexe et commencé à caresser ma poitrine avant de me pénétrer. J'avais mal. Il a ensuite essuyé le sang avec un morceau avant de me laisser partir". Elle a également ajouté que l'accusé avait tenté de recommencer une seconde fois, mais en avait été dissuadé par la présence de sa mère.
L'avocat de la partie civile, Me Sy, a estimé que les agressions sexuelles étaient corroborées par le certificat médical et la désignation formelle de l'auteur par la victime. Le procureur de la République, jugeant le prévenu coupable de viol, de pédophilie et de détournement de mineure, a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle. La défense, assurée par Me Kane et Me Ayi, a quant à elle plaidé l'absence de preuves incontestables.
Selon les conseils du prévenu, la perte ancienne de l'hymen ne peut suffire à caractériser un viol et ils ont sollicité la relaxe au bénéfice du doute. L'affaire a été mise en délibéré pour le 9 juin 2026.
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