La jeune Française M.G., âgée de seize ans, a encore du mal à se remettre de ce viol sauvage et collectif. C'était la nuit de samedi 11 au dimanche 12 mai 2013.
Tout se passe le temps d'un jeu dangereux de jambes en l’air auquel s'adonnent trois copains. Ce samedi soir là, la jeune M.G. quitte le centre Lieu de vie des pionniers où elle était pensionnaire, pour aller passer le week-end chez sa famille « adoptive », sise au quartier Daarel de Fatick, raconte L'Observateur.
Durant la nuit du samedi, le sieur D.L. Niang, son frère propose à la française un petit tour en ville, le temps de flâner un peu. Il part accompagné d'une bande de copains pour prendre le thé chez un ami. La séance de "attaya" finie, DLN décide de ramener sa sœur M.G. à la maison.
Mais après quelques minutes, aux environs d’une heure du matin, M.G. demande et obtient la permission de sa soeur de ressortir avec S.F. Car dans la maison d'à côté, les chants religieux troublent la tranquillité des voisins.
Les deux « copains » se paient une virée nocturne. En cours de route, S.F. joint son ami A.F. au téléphone. Ils se donnent rendez-vous chez ce dernier nommé qui a loué une piaule dans le quartier Logandème.
À peine entrée dans la chambre, elle est tenue en respect par l'un de ses présumer agresseurs. Le reste de la bande se saisit de M.G. pour la maîtriser. La malheureuse française se retrouve entre les mains de trois grands gaillards aux muscles saillants : S.F., A.F. et I.D.
Après leur sale besogne, l’un d’eux aurait même eu le culot de demander à la victime : « Qui est le plus puissant d'entre nous ? ». Une question qui est restée sans réponse… La victime en avait réellement peur pour sa vie, elle ne pouvait dire mot.
De retour au centre, M.G., honteuse, refuse de s'alimenter et se recroqueville toujours sur son lit. Attitude qui intrigue le personnel qui a en charge ces jeunes Français. Elle sort difficilement de sa réserve pour déposer une plainte au commissariat de police de Fatick.
Le commissaire Fiacre Benoît Badiane met en branle sa brigade pour retrouver les auteurs. Pendant ce temps, S.F. se trouvait à Dakar, A.F. se la coulait douce à Saint-Louis et le dernier, I. Diop, se réfugiait en Gambie. Tous ces trois présumés violeurs ont été arrêtés par les agents.
Après audition, les trois présumés agresseurs ont été déférés au parquet, avant d'être placés sous mandat de dépôt.
Après un mois et demi passé au pays de la Téranga, cette pauvre fille de Marianne n'oubliera pas de sitôt ce samedi soir de triste mémoire dans le maquis Fatickois.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion