Femme lacérée à Touba : Sa coépouse infirmière d'État envoyée à la prison de Diourbel
Déférée ce lundi matin par le commissariat d'arrondissement de Ndamatou sous le commandement du commissaire Touré, l'infirmière d'État ayant lacéré le visage de sa coépouse M.O. Dieng va passer sa première nuit en prison.
Selon des informations exclusives de Seneweb, Y. Ndao a été placée sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 45 jours. Elle sera jugée en flagrant délit, le jeudi 29 janvier 2026.
Cette affaire de coépouses avait défrayé la chronique au quartier Ñari pneu de Touba. Y. Ndao, infirmière d'État de profession, avait, au cours d'une violente altercation, lacéré le visage de sa coépouse M. O. Dieng, lui infligeant de graves blessures.
Commentaires (13)
Avec leur indignation a 2 balles.
Faut tout de suite la radier de cette profession
c'est pas sur.
Mon Dieu, cette femme est defigure'e a vie.
Faut aussi convoquer et enqueter sur l'epoux.
On aime les laisser loin de ces affaires, pendant qu ils sont les vecteurs de tous ces maux.
OUI, le mari faut le convoquer.
On est polygame que quand on peut ger des femmes materiellement, mais aussi emotionnellement et civiquement
Sur le plan juridique, la protection de l’enfance est un principe fondamental consacré aussi bien par les normes nationales que par les conventions internationales ratifiées par le Sénégal, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qui impose de préserver les mineurs de toute exposition à des contenus susceptibles de nuire à leur développement psychologique et moral. La diffusion d’images de violence extrême, d’atteintes aux mœurs ou de scènes dégradantes peut constituer une violation de ces obligations, surtout en l’absence de contextualisation, d’avertissement clair ou de floutage approprié.
À cela s’ajoute le respect de la dignité humaine, principe cardinal du droit et de la déontologie journalistique. Montrer des corps meurtris, des scènes de mort ou des actes intimes ou humiliants, même sous couvert d’information, peut relever davantage du sensationnalisme que du droit du public à l’information. Informer ne signifie pas tout montrer. Le rôle du journaliste est aussi de trier, hiérarchiser et mettre à distance les faits, afin d’éviter une banalisation de la violence ou un choc inutile pour le public.
D’un point de vue éthique et professionnel, la quête de l’audience, du clic ou du buzz ne saurait justifier des choix éditoriaux qui portent atteinte à la crédibilité du média. À long terme, ce type de pratiques produit souvent l’effet inverse de celui recherché : il érode la confiance des lecteurs, fragilise l’image de sérieux et nuit à la réputation professionnelle du média. Un public fidèle attend d’un organe de presse qu’il fasse preuve de responsabilité, de mesure et de respect des valeurs sociales fondamentales.
Enfin, sur le plan pédagogique, les médias jouent un rôle majeur dans la construction des représentations sociales. En diffusant des images violentes sans précaution, ils participent à la normalisation de l’horreur et à la désensibilisation collective, en particulier chez les plus jeunes. À l’inverse, un traitement responsable de l’information contribue à éduquer, à alerter sans choquer inutilement, et à favoriser une compréhension éclairée des faits.
En somme, la vigilance dans le choix des images n’est ni une censure ni un frein à la liberté de la presse ; elle constitue au contraire une exigence légale, morale et professionnelle, indispensable pour préserver la dignité humaine, protéger les plus vulnérables et renforcer la crédibilité du journalisme.
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