Commerce : Grandes surfaces et boutiquiers, la bataille des prix et de la proximité
La concurrence entre grandes surfaces et boutiques de quartier a été largement débattue sur le plateau de "Seneweb Eco" ce dimanche 22 février 2026. Entre organisation, pouvoir d’achat et proximité sociale, les avis de Yacine Diop, Momath Cissé et Mame Tamsir Niane se croisent.
Mame Tamsir Niane, vice-président de l’Unacois Jappo, estime que l’arrivée des grandes enseignes a d’abord été un choc. « Les grandes surfaces, à leur implantation, causaient problème aux boutiquiers de quartier ». Une situation que confirme indirectement Yacine Diop, commissaire aux enquêtes économiques,qui souligne l’avantage de ces enseignes . « Les grandes surfaces respectent plus les prix homologués par l’État, peut-être parce qu’elles sont plus organisées et les méthodes d’approvisionnement ne sont pas pareilles », dit l’adjointe au chef du Bureau régional du commerce de Dakar.
Ceci en plus « des contrats plus stables » et l’existence « de comptabilité et de services juridiques » affirme Mme Diop.
Autrement dit, là où les grandes surfaces disposent d’outils modernes et de chaînes d’approvisionnement structurées, les boutiquiers ont dû s’adapter. Et selon Mame Tamsir Niane, cette adaptation est en cours. « Maintenant, les boutiquiers sont organisés. Quelques-uns ont commencé à moderniser leurs boutiques ».
Mais la concurrence ne se limite pas à l’organisation interne. Momath Cissé, vice-président de l’Ascosen, rappelle que l’arbitre reste le consommateur qui «est guidé par deux choses : le pouvoir d’achat et l’accessibilité géographique ».
Sur le pouvoir d’achat, M. Cissé estime que les grandes surfaces appliquent « une politique qui protège le pouvoir d’achat », notamment parce qu’« elles traitent directement avec les producteurs et ont une faible marge de bénéfice », avec des prix affichés.
Face à cet avantage sur les prix et la transparence, Mame Tamsir Niane met en avant la proximité sociale qu’il estime être un autre levier concurrentiel. « La visibilité d’une grande surface et celle d’une boutique de quartier ne sont pas pareilles », reconnaît-il.
Mais les commerces de proximité disposent d’un atout que les grandes enseignes n’ont pas. C’est qu’ils « peuvent donner aux clients des denrées à crédit, ce que les grandes surfaces ne peuvent pas faire ».
Sur la question du contrôle des prix, Yacine Diop, tout en soulignant la meilleure organisation des grandes surfaces, rappelle néanmoins que les règles sont identiques pour tous.
Commentaires (1)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.