Sécurité routière : A Ziguinchor, l’État serre l'étau pour sauver des vies
Trop d’accidents, trop de vies perdues : l’État ne veut plus rester spectateur. À Ziguinchor, une vaste opération de contrôle technique des véhicules interurbains de 12 à 19 places, vient de démarrer. Objectif : mettre fin à l’anarchie mécanique qui menace chaque jour les passagers et réduire le fléau de l’insécurité routière.
Sous la houlette du ministère des Transports terrestres et aériens, et supervisée par Papa Mohamed Ndao, chef de division des transports routiers de Ziguinchor, cette tournée marque un tournant. « C’est une nécessité. Même si l’on ne peut éradiquer totalement les accidents, ce contrôle approfondi permettra de les réduire et de renforcer la sécurité des passagers », explique-t-il.
Le dispositif repose sur un banc mobile capable de diagnostiquer en profondeur l’état mécanique des véhicules, bien au-delà des vérifications classiques. Dès la première journée, 144 véhicules se sont inscrits et 43 ont déjà été contrôlés, preuve de l’adhésion des transporteurs, selon les informations de la division des transports routiers de Ziguinchor. L’opération se poursuivra jusqu'à terme avant de s’étendre à Kaolack et à d’autres régions.
Mesure saluée du côté des transporteurs
Amadou Mokhtar Beye, transporteur à Ziguinchor, se réjouit : « Honnêtement, c’est une très bonne idée. Les véhicules non conformes sont détectés, réparés et remis en circulation en toute sécurité. Sans visite technique, l’assurance dégage toute responsabilité en cas d’accident. »
Il ajoute : « Au début, certains chauffeurs étaient réticents, pensant que c’était compliqué. Mais finalement, c’est simple et rapide. Tout le monde revient faire son contrôle. »
Gora Gueye, chauffeur venu de Thiès, insiste sur la responsabilité individuelle : « Ce ne sont pas les bus qui causent les accidents, mais le comportement des chauffeurs. Si tu conduis normalement, la voiture est un bon moyen de transport», dit-il.
Un autre fléau : les motos Jakarta
Si les véhicules interurbains sont désormais sous surveillance stricte, les autorités n’oublient pas les motos Jakarta, responsables de la majorité des accidents recensés. Papa Mohamed Ndao précise : « Les accidents les plus fréquents sont liés aux motos Jakarta. Nous allons continuer la sensibilisation et l’immatriculation pour mieux identifier ces engins. »
Les autorités rappellent que cette visite technique est obligatoire. Les véhicules non contrôlés s’exposent à des sanctions et à un refus de couverture par les assurances. Les transporteurs qui n’ont pas encore présenté leurs véhicules à Ziguinchor pourront le faire dans les étapes suivantes, notamment à Kaolack ou Dakar.
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