Le «budget dérisoire» affecté à l’élevage est tout ce qui fait mal aux acteurs du secteur. C’est du moins ce qui est apparu dans l’exposé fait, ce mercredi par Oussouby Touré, un expert en pastoralisme.
Ce dernier qui renseigne que les données officielles de la Direction de l’élevage chiffrent à 500 milliards Fcfa, la valeur du cheptel ruminant du Sénégal a toutefois profité de son exposé intitulé «présentation sur les enjeux du pastoralisme et les perspectives de la réforme foncière» pour faire le plaidoyer en faveur de l’élevage.
L’élevage dont la contribution est, selon lui, estimée à 30% du Pib (Produit intérieur brut) du secteur primaire. Ce qui, déplore-t-il, n’est pas en adéquation avec «les enveloppes allouées à ce secteur stratégique se chiffrant entre 0,7% et 1,1% du budget national. Ça a toujours oscillé dans ce sillage depuis des années. Un budget que nous considérons dérisoire»
Un plaidoyer a été lancé pour que la Réforme foncière, qui est une opportunité pour réfléchir sur le traitement qui doit être fait de l’élevage dans les politiques publiques, prenne en charge les doléances des pasteurs et des professionnels dudit secteur.
«Il n’est pas admissible qu’un secteur qui contribue au niveau alimentaire, au niveau des ménages, au niveau industriel, entre autres, et qui également contribue à fertiliser les terres, améliore la productivité agricole, qui joue un rôle crucial dans les ménages urbains comme ruraux, durant les baptêmes, les mariages, les deuils, brefs les cérémonies familiales et religieuses, soit délaissé. Un secteur qui a ce poids-là ne doit pas être délaissé par les autorités étatiques. Il faut revoir les bases de l’allocation des ressources publiques allouée aux différents secteurs d’activité économique», préconise l’expert en pastoralisme.
Un pôle organisationnel plus fort, plus représentatif est en train d’être mis sur pied. Selon Oussouby Touré, un plan d’action est en train d’être élaboré par l’Antenne national du Réseau Billital Maroobé (Réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs de l’Afrique), pour attirer l’attention des autorités étatiques afin qu’elles revoient à la hausse le budget affecté au secteur de l’élevage qui ne représente qu’un centième du budget national.
Auteur: SenewebNews
Publié le: Mercredi 19 Novembre 2014
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