L’avortement est un sujet tabou dans la société sénégalaise. Alors que le Sénégal a signé et ratifié le Protocole de Maputo consacrant le droit à interrompre la grossesse. Ainsi, le comité de plaidoyer pour l’accès à l’avortement médicalisé au Sénégal (Taskforce) compte se battre pour l’harmonisation de la loi pénale sénégalaise avec les instruments juridiques internationaux.
Chargée de la communication de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), Amy Sakho avance qu’il y a une nécessité de revoir la législation nationale défavorable à l’accès à l’avortement médicalisé aux femmes et aux jeunes filles en cas de viol, d’inceste ou d’atteinte à la santé de la mère ou du fœtus. « Ceci, pour mettre fin à l’avortement clandestin, à l’abandon de nouveaux-nés, à l’infanticide, au calvaire des femmes et des jeunes filles portant des grossesses non désirées et pour sortir du triangle du feu, prison cimetière ou handicap à vie », a-t-elle renseigné.
La coordonnatrice de la Taskforce s’exprimait ainsi, ce lundi, lors de l’atelier de renforcement de capacités des journalistes spécialisés en santé des 14 régions du Sénégal sur le thème de l’avortement médicalisé.
Auteur: Awa Faye
Publié le: Lundi 02 Septembre 2019
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