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Bradage des terres de l’Isra : Les pionniers de la Goana craignent pour leur activité

Auteur: Alioune Badara NDIAYE

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Le bradage des terres de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) inquiète les membres de l’association Les pionniers de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana).

Installés dans le domaine de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) dans la commune de  Sangalkam, depuis 2008, les membres de l’association Les pionniers de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) craignent pour l’avenir de leurs activités durant la saison des pluies. «C’est une zone où l’on peut faire la pisciculture, l’élevage et l’agriculture et qu’il faut revaloriser pour de plus grandes performances», affirme Abdoulaye Diallo, président de l’association.

Face à la presse samedi, les membres de l’association ont cependant étalé leurs inquiétudes et veulent que l’Etat intervienne. «Des personnes malintentionnées se cachent derrière les services de l’Etat pour s’accaparer des terres sur lesquelles nous cultivons», a dénoncé, dépité, Amadou Tidiane Diagne, secrétaire général de l’association qui, dit-il, avait répondu à «l’appel du Président Abdoulaye  Wade» de retourner à la terre. «L’as­sociation a pour but de redy­namiser l’agriculture à San­galkam», explique-t-il.

Tou­jours à l’en croire, l’ancien chef de l’Etat leur avait octroyé «100 hectares sur les 255» qui représentent la superficie totale du domaine de l’Isra. Au constat des lieux aujourd’hui, des barbelés sont implantés pour délimiter de grandes surfaces qui, selon les pionniers de la Goana, sont «en train d’être bradées avec la complicité des services étatiques». «Le collectif n’a jamais vendu. Il fallait juste avoir une carte de membre pour avoir un lopin avec comme condition de travailler la terre», fait remarquer Abdoulaye Diallo. «Depuis un certain temps, des gens passent par d’autres canaux en soudoyant afin de trouver des poches pour les caler en bail», souligne-t-il, affirmant que «l’association ne va pas se laisser exproprier».

Pour l’heure, ils veulent juste que les 100 hectares qu’on leur avait donnés leur soient affectés. «Nous demandons à l’Etat de nous caler la surface en bail collectif pour en faire des champs communautaires pour que la jeunesse puisse travailler», annonce pour sa part M. Diagne, souhaitant aussi que «les trois forages érigés sur le site puissent être réhabilités». A en croire le président de l’association, ceci permettra de faire l’agriculture pendant toute l’année dans cette zone aux potentialités énormes. 

Auteur: Alioune Badara NDIAYE
Publié le: Mercredi 04 Mai 2016

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