Chambre consulaire : La CCIAK vote un budget de 702 millions de francs CFA pour 2026
La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Kaolack (CCIAK) a tenu son assemblée générale ordinaire ce samedi 7 février 2026. Au cours de cette rencontre statutaire, le budget pour l'exercice 2026 a été adopté, s'équilibrant en dépenses et en recettes à la somme de 702 millions de francs CFA.
Ce nouveau budget affiche une baisse relative par rapport à celui de l'année 2025, qui s'élevait à 866 millions de francs CFA. La séance s'est déroulée sous la présidence de Serigne Mboup, patron de la CCIAK, en présence de Mamadou Abib Camara, adjoint au gouverneur chargé du développement.
Lors de son intervention, Serigne Mboup a souligné le dynamisme et l'expertise de son institution, citée en exemple à l'international. Il a notamment évoqué l'intérêt d'officiels étrangers pour le modèle de gestion du marché au poisson de Kaolack.
Toutefois, il a admis une faiblesse structurelle : « Ce qui nous manque, c'est une bonne communication pour montrer et vulgariser ce que nous faisons ».
Les raisons de la baisse budgétaire : Le port de Kaolack au cœur des débats
Le président de la CCIAK a expliqué que la baisse du budget de 866 à 702 millions de francs CFA découle d'une incertitude liée à la gestion du port commercial de Kaolack. Cette infrastructure, source majeure de revenus pour la chambre, fait l'objet de discussions avec le Port Autonome de Dakar (PAD), qui assure désormais la tutelle technique en remplacement de l'ANAM.
Serigne Mboup a tenu à préciser qu'il n'y a pas de changement dans la concession de gestion, mais une évolution de la tutelle technique. « On est en discussion avec toutes les parties dans le but de redynamiser le port, pas pour enlever les ressources que la chambre de Kaolack tirait du port pour les reverser à Dakar ; ce serait contre l'esprit de la décentralisation », a-t-il averti.
Le président Mboup a également révélé avoir échangé avec le ministre du Commerce au sujet des réformes consulaires. S'il se dit favorable à ces changements, il plaide pour une correction des « injustices » et des inégalités qui frappent certaines chambres de commerce.
Il a déploré que, faute d'application des réformes, les chambres de commerce ne fonctionnent actuellement qu'à moins de 5 % de leur potentiel. « On ne dit jamais à l'État de réformer, mais si vous réformez et que derrière il n'y a pas d'application, c'est voué à l'échec », a-t-il conclu, rappelant que la vocation de la CCIAK reste la contribution au développement économique et social de la région plutôt que la recherche de bénéfices.
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