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Coups et blessures volontaires : Il casse le bras de son antagoniste avec une pelle, et prend 3 mois de prison ferme

Auteur: Loffice

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Les batailles rangées ne sont pas toujours de tout repos. La preuve ? Ces deux antagonistes, dont la bagarre a dénégéré, donnant lieu à de terribles conséquences. C’est dans cette confusion que le prévenu, sans doute plus écervelé, a fait usage d’une pelle, avec laquelle il a violemment frappé la victime sur le bras, lui occasionnant une incapacité temporaire de travail de 45 jours ; d’ailleurs, celle-ci n’a pas fait le déplacement (représentée par sa maman à la barre), car son état de santé ne le lui a pas permis. Le conseil de la partie civile, Me Maïmouna Dièye, a réclamé pour les intérêts civils la somme de 3.000.000 de francs. Le représentant du ministère public, Abasse Yaya Wane, a requis 6 mois ferme. Le tribunal en a décidé autrement, en le condamnant à 3 mois ferme, et à payer à la partie civile le montant de 2.000.000 de francs.
 
Pape Alassane Diagne, âgé d’une trentaine d’années, a été interpellé, suite à une plainte déposée par Ibrahiqma Camara, la victime. Le prévenu, a été interpellé par le commissariat de Dieupeul, avant d’être déféré au parquet, le 5 juillet. L’affaire a fait l’objet de trois renvois, car la victime était dans un état qui ne lui permettait pas de se présenter à la barre. Ainsi, à la barre de la deuxième chambre du tribunal des flagrants, la victime n’était toujours pas présent. L’audience a failli être renvoyée à nouveau, sur la demande de Me Maïmouna Dièye, qui venait d’être constituée. Mais, le président Pierre Tine ne lui a pas accordé un quatrième renvoi, car, selon le magistrat, le nombre de renvois se limite à trois. L’affaire a donc été retenue ; interrogé sur les circonstances des coups et blessures volontaires, Pape Alassane Diagne a tenté de tromper la religion du tribunal. En vain, car le président à tôt fait de lui rappeler les faits. Ce qui a eu le don de ramener le mis en cause à la raison. Selon lui, c’est la victime qui l’a provoqué, car, non content d’occuper sa place, Ibrahima Camara est venu lui lancer des propos déplacés, avant de détruire son chapelet. Et que, face à cette provocation, il a immédiatement réagi. Mais, selon toujours ses dires, le sieur Camara l’a assommé d’un violent coup de barre de fer. C’est ainsi que, après un effort surhumain pour retrouver ses esprits, il s’est emparé d’une pelle, et lui en a asséné un violent coup sur le bras. « Je savais qu’il était blessé, sans cependant savoir exactement la gravité de ses blessures », a-t-il dit, avant d’avouer, avoir beaucoup regretté son geste, tout en demandant pardon, aussi bien au tribunal qu’à la maman de la victime.
 
45 jours d’interruption temporaire de travail Interrogée, la mère de la victime a tenu à faire savoir que son fils est toujours sous soins intensifs, le certificat médical faisant état de 45 jours (ITT). Le conseil de la partie civile, Me Maïmouna Dièye, revenuant sur les faits, précisera que le prévenu ne lui a laissé aucune chance de se défendre. Avant d’ajouter ses doutes quant aux affirmations du prévenu, soutenant que la victime était armée d’une barre de fer. Et de mettre en relief la gravité des blessures de la victime. Et de demander au tribunal de maintenir le prévenu dans les liens de la prévention, de condamner à telle peine qui plaira au procureur, et de recevoir, pour leur constitution de partie civile, la somme de 3.000.000 de francs. Du côté de procureur Abass Yaya Wane, les faits sont établis, et pour la répression, le représentant du ministère public a requis 6 mois ferme. Me Aboubacry Barro, qui assurait les intérêts du prévenu, a plaidé la clémence du tribuna ; car, selon l’avocat, le prévenu lui-même a demandé pardon. « Je demande au tribunal de saisir cette opportunité de lui faire une application bienveillante de la loi ; car, il a beaucoup regretté son acte, une seconde chance lui permettrait de se remettre sur le droit chemin », a-t-il conclu. Au délibéré, le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l’a condamné à 3 mois ferme, et à payer à la partie civile la somme de 2.000.000 de francs.
 
Lassana Sidibé
 
Auteur: Loffice
Publié le: Samedi 30 Juillet 2011

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