Difficile de me croire en ces périodes de tensions entre islam et occident au lendemain de la diffusion sur internet d’un film islamophobe.
Pour dire à quel point j’adore la caricature et je ne m’en cache pas. Surtout quand il s’agit de croquis sur des prophètes que je n’ai pas connus à cause de mon jeune âge et que j’aurais bien aimé découvrir.
Vous ignorez à quel point j’adorerais savoir à quoi ressemble le créateur des cieux et de la terre, ou encore ces saints des grandes religions que certains « decimateurs » très ‘talentueux’ tentent plus ou moins de ressusciter sur le papier. Mais il y a des dessins drôles, inspirés, certains moins, d’autres pas du tout, plutôt nuls voire insipides comme le dernier numéro d’un certain hebdomadaire satirique qui, au lieu de faire rire, devient l’objet du rire ; il fait pitié. Parce que se faisant une fixation sur les religions, une obsession sur l’islam. Parce que versant dans la provocation inopportune, la haine des religions et l’acharnement sur une communauté de croyants.
Rassurez-vous, je ne suis pas un défenseur de Moïse, de Jésus ou de Mohamed, même si j’estime qu’on a le droit de les critiquer, de les représenter à l’écran même ou sur le papier. Mais de là à faire de l’un d’eux un personnage de pornographie, j’avoue que personne d’entre nous n’aimerait voir son père, sa mère ou bien le président de son pays représenté ainsi.
La liberté d’expression, oui, la liberté de blasphémer, non. Il suffirait tout simplement à ces dessinateurs de faire preuve davantage d’imagination et de créativité, en changeant les rôles des personnages de leurs dessins, par exemple remplacer Mohamed par François ou Jean-Marc dans une position que l’on ne verrait que dans le journal du hard... Ou encore remplacer Jésus ou Moïse par Manuel, à genoux, jambes écartées, en train de se faire… tout le monde risque de trouver cela drôle, excepté Place Bauveau.
Oui, la liberté d’expression si chère à certains torchons devrait être poussée aussi loin que possible, jusque dans l’intimité de la chambre à coucher de l’Elysée par exemple. On aurait de quoi se marrer pour faire passer la douloureuse pilule d’un quinquennat aussi ennuyeux que celui d’un président indécis, sans charisme ni constance.
Avant, préférait-on, pour parler comme le nain, « l’excès de caricature à l’excès de censure ». Alors qu’aujourd’hui, on a simplement envie de dire à Charb et Cie, merde, ça suffit !
momar.dna@gmail.com
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