Obligés de marcher dans les rues pour vendre : A Kaolack, les vendeurs de moutons désemparés
À quelques jours seulement de la Tabaski, le décor est loin de présenter l’effervescence habituelle au foirail de Kahone. Entre la flambée des prix et la rareté des clients, vendeurs comme acheteurs affichent une inquiétude grandissante face à une conjoncture économique jugée particulièrement difficile. Certains éleveurs peinent même à vendre un seul mouton par jour. Une situation alarmante, selon ces professionnels du secteur qui dénoncent l'impact direct du contexte économique actuel du pays sur le pouvoir d'achat.
Pour tenter d’écouler tant bien que mal leur bétail, plusieurs éleveurs sont désormais obligés de sillonner les artères de la commune de Kaolack, explique Boubel Sow, un vendeur visiblement dépité par la faiblesse des ventes. Cette cherté des moutons plonge également les pères de famille dans un profond embarras. Habillé de manière décontractée, Daouda Diallo confie ainsi peiner à trouver un bélier qui corresponde à ses capacités budgétaires.
La persévérance a en revanche souri à Ndiaga Dia. Ce jeune conducteur de moto-taxi Jakarta affirme avoir longuement marchandé avant de réussir à obtenir un mouton à 120 000 francs CFA. Mais à l'échelle globale du marché, les prix des moutons restent jugés exorbitants à l'approche de la grande fête. Une réalité complexe qui affecte de plein fouet les chefs de ménage autant que les éleveurs, tous confrontés à un foirail de plus en plus morose.
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