Une réunion du Secrétariat permanent de l'Audit physique biométrique s'est tenue dans l'après-midi, ce mercredi, au siège de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (Adie). La réunion avait pour objet la restitution du rapport d'étape de l'audit physique biométrique des agents de l'Etat démarré le 30 novembre dernier dans les régions de Dakar, Thiès, Fatick et Saint-Louis, avant d'être étendu le 7 décembre à l'ensemble des régions du Sénégal. La réunion s'est tenue en présence de tous les gouverneurs du Sénégal.
L'audit, qui devait se terminer le 22 janvier 2013, a connu un retard d'une semaine, a révélé le Directeur général de l'Adie, Khassimou Wone, en raison de la forte concentration des effectifs de la fonction publique dans certaines régions comme Dakar, Thiès, Saint-louis et Kaolack. L'objectif de cet audit est, globalement, de corriger les distorsions entre les fichiers de l'administration centrale et les fichiers de soldes, selon M. Wone.
Cette distorsion entraîne un manque à gagner financier à l'Etat sénégalais dont les comptes sont déjà déficitaires. Le travail d'équipe est déjà terminé dans sept (7) régions et les équipes affectées à celles-ci ont été redéployées dans le reste du pays. Au jour d'aujourd'hui, 82984 agents ont déjà été audités sur un total de 110633 (hors Armée, Gendarmerie, Administration pénitentiaire et Police), selon le Dg de l'Adie. La grande information est que l'audit, commencé au niveau du corps enseignant, au rythme de 2500 agents par jour, a révélé 9489 cas contentieux, soit près de 11% du total audité. Ce qui est tout de même énorme ! Se voulant rassurant, le Dg de l'Adie a tenu à préciser que ces cas contentieux ne sont pas forcément des cas de fraudes, ils appellent seulement une vérification.
Ce qui se fera à travers une phase contentieuse dont la durée prévue est de trois (3) mois. Après cette phase contentieuse, il sera érigé un fichier unifié des agents de l'Etat avec un mécanisme de mise à jour qui y sera implémenté. Selon M. Wone, après cette stabilisation du fichier de ses agents, l'Etat pourra éventuellement recruter des jeunes à la place des agents fictifs.
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